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mardi 4 novembre 2008

L'ONU réclame un partage équitable des bénéfices de la mondialisation

Le 29 octobre dernier s'est tenue une session de la Commission économique et financière (Deuxième Commission) de l'Assemblée générale de l'ONU ; session au cours de laquelle les délégations ont insisté sur la nécessité de mettre le développement au cœur de la gouvernance et des règles de la mondialisation.

Je mettrais en exergue l'intervention de Wilfried Luetkenhorst, membre de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), qui a déclaré qu’il fallait "trouver un moyen pour que tous les pays bénéficient des opportunités de la mondialisation". Il a ainsi insisté "sur le rôle que joue le développement du secteur industriel dans l’essor des pays en développement et des économies en transition".

Concernant ces derniers, il a mis l’accent sur l’importance de "diversifier leur production et de leur donner un meilleur accès aux marchés" et a constaté qu’une "grande majorité des technologies utilisées dans les pays à économie en transition étaient obsolètes", précisant que l’assistance fournie devrait mettre l’accent sur le renforcement des capacités, notamment en faveur du développement du secteur privé et de politiques macroéconomiques favorables aux pauvres.

Enfin, le rapport du Secrétaire général nous donne un aperçu des progrès de l’intégration de l’économie des pays en transition dans l’économie mondiale en 2006 et 2007. Le Secrétaire général y résume en effet des questions que pose aux pays en transition le choix des stratégies et des politiques concernant l’investissement, notamment l’investissement direct étranger, le renforcement des liens commerciaux, l’amélioration des conditions de l’activité économique par la réforme des marchés, et l’augmentation de l’investissement consacré au capital humain.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire certain des éléments du rapport remis à l'issue de cette session de la 2ème Commission de l'Assemblée générale de l'ONU.

lundi 9 juin 2008

forMISSION : mobilisons les énergies... mais dans la bonne direction !

Le projet forMISSION n'attend plus qu'un signe du gouvernement Gabonais pour être lancé sur les rails. Or, l'Etat Gabonais ne donne plus signe de vie à notre endroit depuis des semaines...

Ceci commence à faire émerger dans notre esprit quelques doutes sérieux quant aux capacités réelles d'Agir pour le Développement à faire avancer notre projet, elle qui a tout misé sur le Gabon pour faire démarrer forMISSION.

On évoque en effet des délais "normaux", imputables à la lenteur présumée de la prise de décision en Afrique... Force est de reconnaître que l'accumulation de ces multiples actes manqués risque définitivement d'entâcher la crédibilité d'Agir pour le Développement aux yeux de nos partenaires Canadiens.

Allons-nous être contraints de revoir notre positionnement et notre stratégie à l'égard et du Gabon et, par là même, d'Agir pour le Développement ?

Ma responsabilité, en ma qualité de Président d'Agir Canada, est de ne pas abandonner les motifs qui ont conduits à notre rassemblement : la mobilisation des énergies positives autour du projet forMISSION, ici au Canada, était à ce prix. Elle le demeure plus que jamais.

Car sans enthousiasme collectif, la pertinence d'un projet aussi audacieux que forMISSION n'a pas lieu d'être.

Notre engagement est intact

Aussi, et c'est l'un de mes plus grands soulagements, tous ces retards accumulés n'ont aucunement entamé la détermination des membres d'Agir Canada.

Lors du dernier CA élargi de notre organisation, qui s'est tenu le 14 mai, l'ensemble des membres présents ont en effet réitéré leur volonté de poursuivre la démarche entreprise depuis près d'un an avec le projet forMISSION : ils ont à coeur de démontrer que la détermination de notre groupe est réelle.

La foi qui nous anime et nous unit fait d'ailleurs écho au rassemblement qui s'est tenu la semaine dernière à Québec lors du Sommet mondial de la finance sociale et solidaire organisé par l'INAISE (Association internationale des investisseurs dans l'économie sociale).

Il y fut notamment question de la nécessité de développer une "responsabilité collective de la propriété" et de réaffirmer le fait que "l'économie est faite pour les gens".

La finance sociale et solidaire, que promeuvent les initiatives menées par l'INAISE et son réseau de banques à travers la planète, préconise l'idée selon laquelle la finance ne doit pas servir uniquement à faire de l'argent mais doit aussi "donner du sens".

Créer un nouveau modèle économique à travers un nouveau modèle financier : tel est l'engagement que servent les promoteurs de l'INAISE.

Créer un nouveau modèle d'entrepreneuriat basé sur l'échange de savoir-faire et le partages des cultures : telle est la mission que nous poursuivons à travers forMISSION.

La volonté doit rester intacte, quelque soient les moyens utilisés pour parvenir à nos fins.

Bonne semaine à vous !

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

samedi 8 décembre 2007

Coopératives en Afrique : un modèle d'entrepreneuriat équitable ?




L'un des membres sympathisants d'Agir pour le Développement Canada, Danny Roy, se rend en janvier prochain pour 6 semaines au Mali dans le cadre d'un projet de développement d'une coopérative de femmes. Pour forMISSION, nous lui avons demandé de nous en dire plus...

mardi 28 août 2007

"Social", "durable", "équitable" : nouvelle ère, nouvelles terminologies

Chers camarades, chers amis,


J'ai assisté la semaine dernière, tout comme 800 autres jeunes venus de plusieurs pays francophones, à l'Ecole d'été 2007 de l'Institut du Nouveau Monde à Montréal.

Outre les thématiques désormais traditionnelles du débat publique, telles que l'environnement, la participation citoyenne, l'engagement humanitaire, la coopération au service du développement, la lutte contre le racisme, est apparue dans le paysage des discussions une notion sans doute amenée à faire beaucoup parler d'elle dans le futur : "entrepreneuriat social".

Terme emprunté, il va sans dire, au domaine de l'économie solidaire et sociale, cette expression d'"entrepreneuriat social" reste tout de même encore à définir.

Il n'en demeure pas moins qu'elle est significative d'un nouvel état d'esprit, je crois assez répandu au sein des nouvelles générations : on ne peut créer de la richesse sans conscience, et, au fond, on ne peut entreprendre sans comprendre les enjeux reliés à nos diverses initiatives.

Mais la terminologie demeure vaste : qu'est-ce qui est "social" et qu'est qui ne l'est pas ? Autrement dit, ne sommes-nous pas en train de vouloir étiqueter ("éthiqueter") des comportements qui ont cours depuis bien des décennies sans pour autant devoir se reclamer d'une quelconque appelation ?

A ce sujet, je dois vous conter une courte anecdote : vendredi dernier, alors que je participais à un débat consacré aux facteurs possibles de "rentabilité sociale" des entreprises, j'ai entendu l'un des panélistes - Régis Labaume, PDG de la Fondation de l'entrepreneurship, pour ne pas le nommer - s'en prendre, à mots couverts et à juste titre, à la multiplication des expressions à vocation éthique.

Ainsi, au cours de son intervention - et je suis amené à le citer pour vous faire sourire -, Régis Labaume n'y est pas allé par quatre chemins : "on nous parle aujourd'hui d'entrepreneuriat social, on va bientôt nous parler d'entrepreneuriat durable, et pourquoi pas, tant que nous y sommes, mais ce serait là bien exagéré, parler... d'entrepreneuriat équitable !"

Mes amis, ce n'est pas le manque de travail d'explications qui nous attend...

Bonne semaine à toutes et à tous.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

lundi 20 août 2007

Gabon : des infrastructures "équitables" grâce aux fêtes tournantes

Le Gabon, face à l'exigence d'une répartition équitable du développement, a renoué avec les fêtes nationales tournantes permettant chaque année d'injecter 50 milliards de F CFA, en termes d'investissement en infrastructures de développement.

Construction de routes, aéroports, édifices publics, infrastructures de santé, adduction d'eau, extension du réseau électrique etc..., la reprise des fêtes tournantes a insufflé une dynamique nouvelle dans le développement de l'Estuaire (province abritant la capitale gabonaise), et dans l'arrière pays.

Pour atteindre une certaine efficacité de la dépense dans le cadre de ces investissements, le gouvernement, a pris soin d'inscrire tous les projets prioritaires dans la loi des finances rectificatives de l'année 2005. C'est le cas des projets relatifs à la construction des axes routiers Koulamoutou / Lastourville/ la Leyou, Port - Gentil / Mandorové ainsi que les travaux de réfection des axes routiers de la province de la Ngounié (sud).

Aux titres des acquis de la capitale gabonaise, l'aéroport « internationale Léon Mba (du père de la nation gabonaise) », est devenu au fil du temps, un pôle, favorisant la desserte des autres capitales de la sous région à travers les transits vers la Guinée Equatoriale, l'Angola, le Cameroun, les deux Congo, la République Centrafricaine et Sao Tomé et Principé entre autres.

source : gabonews

vendredi 10 août 2007

Gabon : bientôt une Chambre de l'économie sociale ?

Les artisans gabonais ont demandé ce mardi au gouvernement, la création d'une chambre de l'économie sociale pour une prise en charge efficiente des problèmes de développement des produits artisanaux.

Cette recommandation a été faite lors de la clôture du séminaire atelier sur le processus d'intégration de la filière commerce équitable et certification des produits artisanaux qui s'est tenu a Libreville depuis lundi dernier.

Les séminaristes ont également formulé le voeu de la mise en place d'une direction de la certification qui permettra une complémentarité entre les artisans et le ministère et d'élaborer périodiquement les états généraux de l'économie sociale.

Ce séminaire atelier avait pour objectif de permettre aux participants de s'imprégner des normes et standards qui régissent la filière du commerce équitable ainsi que ses avantages économiques et sociaux.

source : gabonews

mercredi 8 août 2007

Gabon : ouverture d'un séminaire sur le commerce équitable

Le premier ministre gabonais, Jean Eyeghé Ndong a présidé lundi à Libreville, la cérémonie d'ouverture du séminaire atelier sur le processus d'intégration de la filière commerce équitable et certification des produits artisanaux.

« Le commerce équitable est un enjeu futur majeur pour nos artisans et notre pays. Il est donc urgent que nous puissions valoriser les potentiels locaux des artisans, cela exige tout un travail d'organisation en amont, et c'est ce travail qui vous est demandé», a déclaré Eyeghé Ndong en s'adressant aux participants.

Pour M. Eyeghé Ndong, le développement durable du pays exige une prise en compte de tous les secteurs de l'économie nationale afin d'accéder à un seuil de croissance plus élevé.

« J'ose espérer qu'a l'horizon 2011, beaucoup de produits des artisans gabonais seront présents sur le marche "Equitable" », a-t-il souhaité.

Cet atelier qui prend fin mardi prochain vise à donner aux participants une opportunité de lutter contre la pauvreté et de permettre aux producteurs de tirer profil du fruit de leur labeur et vivre dignement tant en milieu rural qu'en milieu urbain.

Il s'inscrit dans la suite logique d'un certain nombre d'initiatives déjà prises par le ministère gabonais de l'Economie Sociale et de l'Artisanat, notamment l'appropriation par les gabonais du concept du commerce équitable et des opportunités qu'il offre.

En mars denier, le ministère gabonais de l'économie sociale et de l'artisanat a lancé, pendant vingt jours une campagne de sensibilisation sur l'économie sociale au Gabon avec objectif d'amener les gabonais à saisir les opportunités d'affaires dont regorge ce secteur
.

A cet effet, il fallait présenter aux populations gabonaises les opportunités d'affaires que regorge le secteur de l'Economie Sociale afin de susciter les forces de création dans l'optique économique actuelle du pays.

source : gabonews

jeudi 19 juillet 2007

Gabon : à qui profite l'exploitation des ressources naturelles ?

En Afrique, plusieurs pays vivent de l'exploitation des ressources naturelles, particulièrement des industries extractives. Depuis les années 1990, on estime que 65% de l'investissement direct étranger est concentré dans le pétrole, le gaz et les mines.

Cependant, cet afflux d'investissements ne se traduit pas par une amélioration significative des conditions de vie des populations les plus démunies.

On constate plutôt une coïncidence entre la présence de ressources naturelles et la pauvreté, la corruption, l'instabilité politique et même des guerres. Beaucoup de pays riches en pétrole, en gaz et en minerais ont aujourd'hui des taux de pauvreté élevés et affichent des indices de développement humain parmi les plus bas.

Des études conduites par la Banque mondiale et d'autres institutions ont démontré qu'une des causes essentielles de ce paradoxe est la qualité de la gouvernance. C'est la promotion de la transparence dans ces secteurs extractifs en vue de réduire la pauvreté qui a motivé la création de l'initiative.

Ainsi l'"Initiative pour la transparence des industries extractives" apparaît comme un processus à travers lequel les gouvernements, les entreprises étatiques et privées, les organisations de la société civile et des experts participent ensemble, au sein d'un comité national, à la publication d'un rapport contenant la déclaration certifiée des paiements versés par les compagnies pétrolières et minières, et la déclaration des revenus perçus de ces dernières par les gouvernements.

Le bénéfice attendu anticipé c'est le développement équitable et durable, la prévention des conflits, l'amélioration du climat des affaires et l'attraction des financements extérieurs.

source : allAfrica