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mardi 2 mars 2010

Entreprenariat : Une aide pour les porteurs de projet africains

Le programme « Entrepreneurs en Afrique » a été lancé samedi dernier au Centre culturel français de Yaoundé. Les porteurs de projet africains vont pouvoir bénéficier gratuitement de plusieurs services de la part des écoles d’ingénieurs françaises. C’est ce que l’on peut retenir du programme « Entrepreneurs en Afrique » ... dont le lancement officiel s’est opéré samedi dernier par une conférence de presse.

L’initiative cordonnée par Moussa Sidibé a pour objectif de soutenir la création et le développement des Pme/Pmi nécessitant un appui technologique dans les pays d’Afrique francophone. Piloté par le Campus France, « Entrepreneurs en Afrique » (Aea) est financé à hauteur de 1.950.000.000 Fcfa par plusieurs partenaires étrangers, notamment le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire (Miiinds) pour une période de 3 ans.

Dans son essence, l’idée de ce projet est de mettre en relation les porteurs de projets africains et 75 écoles d’ingénieurs françaises. Ces écoles apporteront aux personnes désireuses de créer une entreprise à caractère technologique, une expertise technique et un appui conseil gratuit.

Pour aller plus loin, cliquer ici

lundi 15 septembre 2008

La création d'entreprises connaît un boum au Gabon

Comme je l'exposais ce soir au Conseil d'administration d'Agir, au Gabon, selon une étude publiée en fin de semaine dernière par Business Gabon et brillamment commentée par François Ndjimbi, jamais autant de nouvelles entreprises n’auront été constituées que durant ces trois dernières années. Selon les chiffres de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP), la tendance sur les trois dernières années marque en effet des augmentations successives de +10% en 2006 par rapport à 2005 et +18% en 2007 par rapport à 2006.

Alors que l’absence d’esprit d’initiative a souvent été présentée comme un obstacle au développement du secteur privé au Gabon, pays dont l’État a été et reste le principal employeur, la création d’entreprise a enregistré ces dernières années une croissance encore jamais enregistrée auparavant.

De plus en plus d'entreprises créées, mais beaucoup d'entre elles émanant du secteur dit "informel", se souciant donc peu de légaliser ou de donner un cadre structuré à leur situation.

Ceci apporte un indicatif important pour notre projet forMission, - qui se donne pour objectif, rappelons-le, de promouvoir la création de nouvelles PME au Gabon -, car forMission poursuit la mise en oeuvre d'entreprises qui disposeront d'un statut légal reconnu et poursuivront une mission d'entrepreneuriat équitable.

Les secteurs porteurs

Cette étude a confirmé la petite enquête que nous avions menée et qui avait conduit à faire émerger quatre secteurs-clés pour les projets d'entreprise portés par forMission : le Tourisme, les Transports, la Santé et les Nouvelles-technologies.

Il s'avère en effet que :

-d'une part, les entreprises de taille moyenne qui opèrent dans la distribution, l’hôtellerie, la restauration ou les services. Elles ne sont pas suffisamment nombreuses pour former un solide tissu de PME.

- d'autre part, les entreprises du secteur informel ou qui se situent à la lisière de cette catégorie. Elles exercent dans le petit commerce, l’artisanat et les services aux particuliers. Elles sont les plus nombreuses et ont souvent été créées par des expatriés africains en provenance notamment de l’Afrique de l’Ouest (69% des structures créées). De nombreux entrepreneurs individuels créent des petites unités dans le secteur informel. La plupart des entreprises de cette catégorie ne sont pas enregistrées auprès des instances administratives, elles réalisent un faible chiffre d’affaires, manquent de fonds propres et fonctionnent sans comptabilité.

Le frein essentiel au développement de toutes ces catégories d’entreprise est l’étroitesse du marché. Le Gabon ne compte environ qu’un million et demi d’habitants. Pourtant, selon l’Agence de promotion des investissements privés (APIP), des niches porteuses pouvant assurer l’expansion de ces entreprises existent dans la transformation de bois, la pêche et l’agriculture. À cette liste, il faut rajouter le tourisme à moyen terme et les services aux entreprises qui prennent un véritable essor depuis quelques années.

Attention, il convient de noter qu’au moment où le Gabon amorce dans une politique de promotion du tourisme, ce secteur n’enregistre presque pas de création d’entreprise. La principale raison : le ticket d’entrée pour les investisseurs potentiels est onéreux.

Le profil des nouveaux entrepreneurs au Gabon

Les créateurs d’entreprises vivant au Gabon créent une structure par volonté d’être indépendant ou par goût d’entreprendre. La création d’entreprise découle le plus souvent d’une opportunité ou d’une idée. Elle s’intègre plus naturellement dans un parcours professionnel riche et varié. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas toujours faute d’un emploi salarié que les créateurs d’entreprises se lancent.

Le taux de chômage national qui tournerait autour de 27 % commence à pousser les jeunes Gabonais à embrasser les petits métiers jusque-là contrôlés presque exclusivement par les ressortissants ouest-africains. Parce qu’ils réussissent généralement en partant de rien, ces derniers sont la principale source d’inspiration des jeunes entrepreneurs nationaux.

Notons enfin que, pour faciliter les démarches de création d'entreprises, le gouvernement a mis en place dernièrement un guichet unique par le biais de l'APIP (voir plus haut).

Philippe Régnoux
Président d'Agir pour le Développement Canada

Source : Business Gabon

jeudi 25 octobre 2007

La vente des véhicules d'occasion : un marché en plein essor au Gabon

En provenance de France, Belgique et d’Allemagne, pays d’Europe où les lois sur le matériel roulant sont assez strictes, la vente des véhicules d’occasion connaît un essor sans cesse croissant à Libreville au point que le marché de l’automobile, constitue un véritable pôle d’attraction économique pour les Gabonais.

Ce phénomène s'explique surtout par le fait qu'acquérir une voiture d’occasion faute d’en avoir une neuve devient une nécessité à Libreville où les transports urbains et collectifs restent à réaménager.

Ainsi, pour une modique somme de 600.000francs CFA, on peut trouver une voiture à sa convenance.

Dans ce contexte, la vente des voitures d’occasion reste une attraction pour les moins nantis, car l’achat d’une voiture neuve relève de l’exploit étant entendu que la voiture la moins chère à l’état neuf est vendue au prix de 6 à 12.000.000 francs CFA.

Reste à savoir si l'environnement n'est pas tributaire de ce marché en plein expansion.

Avec le projet forMISSION, il est prévu d'imposer des règles strictes de respect des normes de développement durable à tout entrepreneur qui désirera s'engager en affaires. C'est le principe sous-jacent au concept d'"entrepreneuriat équitable".

Mais l'exemple ci-dessus illustre parfaitement le type de défi que nous aurons à relever quand il s'agira de concilier contraintes comportementales avec occasions d'affaires.

A nous et aux principaux intéressés d'être inventifs.

source : gabonews