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vendredi 14 mars 2008

L'entrepreneuriat social, vu par Katia Bohémier

Katia Bohémier, chargée de projet entrepreneuriat social à l'Institut du Nouveau Monde (INM) de Montréal, a accepté de nous parler de l'entrepreneuriat social au cours d'une soirée de réseautage organisée par l'INM le 28 février dernier. 2R communications soutient l'entrepreneuriat social à travers le projet d'entrepreneuriat équitable, forMISSION.

mercredi 28 novembre 2007

Le projet forMISSION se rapproche de l'entrepreneuriat social

Dans le cadre de son programme "A go, on change le monde", l'Institut du Nouveau Monde de Montréal (INM) cherche à promouvoir depuis plusieurs mois toutes les initiatives d'entrepreneuriat social.
L'INM a donc invité Agir pour le Développement Canada à lui faire parvenir un descriptif de son projet phare, forMISSION, pour l'afficher sur son portail d'information à destination de ses milliers d'usagers.

Voici le descriptif que nous avons envoyé :

" Le projet forMISSION a vu le jour lors d’un séjour professionnel au Gabon, il y a près de 3 ans. A cette époque, je me suis rendu compte que, dans ce pays comme dans bien d’autres pays du continent africain, nombre de jeunes et talentueux entrepreneurs en devenir quittaient leur terre natale pour gagner l’eldorado du Nord, et ce alors même que cet « eldorado » pouvait se révéler n’être finalement qu’un simple miroir aux alouettes.

Je me suis alors pris à rêver à une structure qui n’imposerait pas la charité à ces jeunes là pour leur permettre de rester dans leur pays d’origine, mais leur offrirait des conditions réelles de développement en leur apportant certes une assistance financière mais aussi et surtout un partenaire d’affaires qui les aiderait à démarrer leur entreprise ; un partenaire entrepreneur qui respecterait leurs conditions propres de développement et échangerait avec eux les clés d’un succès aussi bénéfique pour l’un que pour l’autre… C’est ainsi qu’est né le concept d’ « entreprenariat équitable ».
ForMISSION vise ainsi à créer un échange de procédés et de savoirs-faires entre entrepreneurs canadiens et porteurs de projets d’entreprise en Afrique subsaharienne, sur la base d’un modèle respectant le progrès social et les normes de développement durable adoptées au niveau international.

Les principaux objectifs du projet sont les suivants :

• Former à la pratique entrepreneuriale, au Canada, et chaque année à compter de 2009, dix porteurs de projets d’entreprise originaires d’Afrique subsaharienne ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Donner lieu, chaque année à compter de 2010, en Afrique subsaharienne, à la naissance de dix entreprises sur le modèle de coopératives, parrainées par dix entreprises canadiennes déjà en activité ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Accompagner le suivi, en partenariat avec les autorités des pays concernés, des entreprises nouvellement crées ;

• Faire la promotion d’un comportement « citoyen et équitable » au travers des projets d’entreprises de type coopératif.

Philippe Régnoux
Président, Agir pour le Développement Canada "

Nous rencontrons les responsables du programme "A go, on change le monde" lundi prochain. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la portée de cette discussion.

mardi 28 août 2007

"Social", "durable", "équitable" : nouvelle ère, nouvelles terminologies

Chers camarades, chers amis,


J'ai assisté la semaine dernière, tout comme 800 autres jeunes venus de plusieurs pays francophones, à l'Ecole d'été 2007 de l'Institut du Nouveau Monde à Montréal.

Outre les thématiques désormais traditionnelles du débat publique, telles que l'environnement, la participation citoyenne, l'engagement humanitaire, la coopération au service du développement, la lutte contre le racisme, est apparue dans le paysage des discussions une notion sans doute amenée à faire beaucoup parler d'elle dans le futur : "entrepreneuriat social".

Terme emprunté, il va sans dire, au domaine de l'économie solidaire et sociale, cette expression d'"entrepreneuriat social" reste tout de même encore à définir.

Il n'en demeure pas moins qu'elle est significative d'un nouvel état d'esprit, je crois assez répandu au sein des nouvelles générations : on ne peut créer de la richesse sans conscience, et, au fond, on ne peut entreprendre sans comprendre les enjeux reliés à nos diverses initiatives.

Mais la terminologie demeure vaste : qu'est-ce qui est "social" et qu'est qui ne l'est pas ? Autrement dit, ne sommes-nous pas en train de vouloir étiqueter ("éthiqueter") des comportements qui ont cours depuis bien des décennies sans pour autant devoir se reclamer d'une quelconque appelation ?

A ce sujet, je dois vous conter une courte anecdote : vendredi dernier, alors que je participais à un débat consacré aux facteurs possibles de "rentabilité sociale" des entreprises, j'ai entendu l'un des panélistes - Régis Labaume, PDG de la Fondation de l'entrepreneurship, pour ne pas le nommer - s'en prendre, à mots couverts et à juste titre, à la multiplication des expressions à vocation éthique.

Ainsi, au cours de son intervention - et je suis amené à le citer pour vous faire sourire -, Régis Labaume n'y est pas allé par quatre chemins : "on nous parle aujourd'hui d'entrepreneuriat social, on va bientôt nous parler d'entrepreneuriat durable, et pourquoi pas, tant que nous y sommes, mais ce serait là bien exagéré, parler... d'entrepreneuriat équitable !"

Mes amis, ce n'est pas le manque de travail d'explications qui nous attend...

Bonne semaine à toutes et à tous.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada