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mardi 2 juin 2009

Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2008/09

L’édition 2009 couvre 47 pays d’Afrique, contre 35 l’an dernier. Les analyses montrent que la région est sévèrement touchée par la récession économique mondiale, mais qu'il y aussi de la place pour les initiatives macro-économiques innovantes. Je trouve cela très encourageant pour le projet forMission. Tour d'horizon.

Les auteurs de ce rapport anticipent cependant un rebondissement de la croissance à 4.5 pour cent en 2010. Dans les pays exportateurs de pétrole, elle devrait s’établir à 2.4 pour cent en 2009, contre 3.3 pour cent pour les pays importateurs nets de pétrole.

Louis Kasekende, économiste en chef de la BAfD, déclare en outre qu' « il ne faut pas désespérer. La décennie de réforme a permis de rendre la gestion macro-économique plus efficace et d’accroître la compétitivité des économies africaines. Les pays doivent donc renoncer à mettre en oeuvre des politiques qui restreindraient l’intégration du continent à l’environnement commercial et financier mondial ».

Plus positif encore, l’édition 2009 montre que l’Afrique est en meilleur position pour affronter la crise aujourd’hui qu’il y a dix ans. De nombreux pays ont entrepris des réformes économiques prudentes au cours des dernières années, ce qui a permis de renforcer l’équilibre fiscal et de ramener l’inflation en deçà de 10 %. Nombre d’économies ont aussi bénéficié d’un allègement considérable de leur dette, ce qui explique que la faiblesse du ratio service de la dette/exportations dans la plupart des pays.

Les PEA 2009 se tournent spécialement vers les innovations en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC). Ses auteurs concluent que, malgré un faible taux de pénétration de ces technologies, les applications innovantes se sont étendues à divers domaines, tels que la banque en ligne, les paiements électroniques, l’agriculture électronique, le commerce en ligne, l’administration en ligne et l’éducation à distance. Nombre de ces nouveaux outils favorisent l’amélioration de l’environnement des affaires en contribuant au développement des marchés, en réduisant les coûts et en permettant de surmonter les contraintes traditionnelles en matière d’infrastructures.

L'Afrique de l'Ouest et l'Afrique Centrale vont subir la crise des ressources naturelles

La croissance du PIB en volume des économies d’Afrique de l’Ouest devrait ralentir pour atteindre 4.2 pour cent en 2009, contre 5.4 pour cent en 2008 et 2007. Elle devrait ensuite se renforcer pour atteindre 4.6 pour cent en 2010. La plupart des pays de la région devraient voir la croissance des investissements publics et privés ralentir et les prix de matières premières baisser. Les envois de sommes d’argent par les émigrés devraient également diminuer.

En 2008, la croissance moyenne du PIB des sept pays d’Afrique centrale s’est établie à 5 pour cent, contre 4 pour cent en 2007. En 2009, la croissance du PIB devrait baisser fortement, à 2.8 pour cent, avant d’atteindre 3.6 pour cent en 2010. La réduction de la demande de pétrole et de minéraux va affecter la croissance des pays riches en ressources naturelles.

source : cfo-news.com

lundi 31 mars 2008

Participez à la rédaction de notre "Charte de l'entrepreneuriat équitable"

Agir pour le Développement Canada a décidé de consulter ses membres jusqu'au 30 mai prochain pour aboutir à la rédaction de la 1ère Charte de l'entrepreneuriat équitable. Ce document servira de cadre pour nos futurs entrepreneurs partenaires du projet forMISSION. Vous êtes toutes et tous invités à donner votre avis et à apporter votre active contribution à ce qui n'est, pour le moment, que l'ébauche d'un futur code de conduite des entrepreneurs responsables.

Le projet forMISSION, qui vise dès 2009 l'accueil au sein d'entreprises canadiennes d'au moins cinq porteurs de projets d'entreprises originaires d'Afrique Subsaharienne, est une initiative basée sur la règle de l'effort partagé.

forMISSION : un projet axé sur la règle du gagnant-gagnant

Nous partons du principe que le développement d'une économie saine dans les pays du Sud passe d'abord par une prise en main des moyens de production et des méthodes de travail par les populations elles-mêmes, et ce avec le soutien actif d'entreprises du Nord désireuses de faire des affaires non pas grâce à ces populations mais dans le cadre d'un partenariat assumé avec elles.

Ainsi, les populations locales doivent proposer et défendre un projet viable pour pouvoir participer au projet forMISSION et, en contrepartie de cet effort, les entreprises partenaires doivent s'engager à pratiquer avec elles un échange de savoir-faire juste et équitable en vue de bâtir une stratégie de développement d'affaires aussi efficace qu'épanouissant.

Une charte comme code de bonne conduite entrepreneuriale

Le Conseil d'administration d'Agir pour le Développement Canada a exprimé le souhait de ne pas ériger cette future charte entre les mains de quelques personnes seulement mais, au contraire, de faire que ce texte soit le résultat d'une implication collective et le fruit d'une réflexion nourrie par un débat d'idées.

C'est pourquoi nous souhaiterions recueillir d'ici au 30 mai prochain vos avis, réflexions, ajouts, modifications, précisions, suggestions et commentaires divers et variés autour de ces premières notions que nous souhaiterions voir figurer dans la futur Charte de l'entrepreneuriat équitable :

Etre un entrepreneur équitable, c'est

1. Faire partager à d'autres la passion de l'entrepreneuriat par l'échange de savoir-faire

2. Pratiquer l'entrepreneuriat en assurant des conditions sociales dignes et épanouissantes à toutes celles et ceux qui en vivent

3. Défendre et développer des méthodes d'entrepreneuriat favorisant une économie durable et juste

4. Incarner l'équilibre Nord/Sud en assurant un partage équitable des bénéfices retirés de toute activité menée avec des partenaires du Sud

5. Partager des méthodes de travail tout en respectant les spécificités locales des partenaires du Sud

6. Développer des activités entrepreneuriales respectueuses de l’environnement

7. Promouvoir et assurer, au travers d'un projet entrepreneurial, l'enrichissement mutuel de tous les partenaires au projet

Nous vous remercions par avance pour votre généreuse contribution !

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

dimanche 9 mars 2008

Le projet forMISSION en ordre de marche

Le récent Conseil d’administration d’Agir pour le Développement Canada, le 18 février dernier, a donné lieu à un certain nombre de remises au point ainsi qu’à des échanges fructueux en vue de mobiliser des fonds et de nouveaux partenaires pour les mois à venir. La mise en route du projet nécessite encore quelques ajustements.

Les comités de travail sur les rails

Je tiens, tout d’abord, à remercier et féliciter les responsables des différents comités de travail pour avoir engagé depuis le mois dernier, et ceci conformément à notre échéancier, les réflexions et actions en vue de mettre sur pied notre projet pour 2009.

Églantine Hontanx, responsable du Comité Gabon, m’a fait part des contacts officiels que son équipe a pris auprès des autorités gouvernementales gabonaises concernées par notre projet. Par son biais, ainsi qu’à la faveur du travail actif du Président d’Agir International, Arcadius Allogo, nous avons sollicité une aide financière pour l’ouverture d’un bureau permanent à Libreville, le paiement du salaire annuel de notre correspondant à Libreville, et le financement du voyage de travail d’Arcadius Allogo et de moi-même prévu pour le mois de mai prochain.

Carl Savoie, responsable du Comité Gala 2008, doit remettre au prochain CA le fruit du premier travail de préparation qui a eu lieu la semaine dernière. Un premier scénario de l’événement devrait être élaboré et une symbolique de ce premier grand rendez-vous devrait émerger dans les prochaines semaines.

Enfin, Christian Wopperer, responsable du Comité Réseau Entreprises, a produit un premier rapport de travail dans lequel il fait notamment état des attributions de chacun des membres de son comité : Mathieu Bélanger s'occupera du milieu des TIC, Robert de Chancenotte s'occupera d'Éco tourisme et lui-même de la Santé. Il n’y a, pour le moment, aucun membre en charge du Transport urbain.

Il est, d’autre part, précisé que les types d'entreprises recherchées sont celles :

1) ayant une recette commerciale gagnante
2) possédant et capable de transférer un savoir-faire
3) ayant un minimum de 4 ans d'existences
4) ayant un minimum de structure et de hiérarchie

Le Comité Réseau Entreprises précise qu’il n’y aura pas de critère lié au nombre d'employé ou de chiffre d'affaire pour sélectionner les entreprises canadiennes partenaires, mais qu’une évaluation diagnostic par le comité sera opérée avant d'accepter les entreprises participantes.

Le Comité Réseau Entreprises demande au CA de définir rapidement le profil des stagiaires entrepreneurs, la rémunération qui leur sera allouée, le type de prise en charge que nous prévoyons en termes d’assurances, de logement, et d’aspects légaux.

Enfin, il sera rapidement nécessaire de déterminer si l'entreprise aura un choix de candidat et une possibilité de refus et quels sont les possibilités offertes à nos entreprises partenaires au cas où un candidat, une fois au Québec, ne ferait pas l'affaire.

Financement du projet : redéfinir notre stratégie

Face à l’absence de financement attendu du côté de la Caisse Desjardins, il a été décidé d’aller chercher des fonds du coté des Fondations privées. Pour cela, une brochure de présentation est en cours de réalisation ; cette brochure sera dévoilée dans le courant du mois d’avril.

Le gala va constituer également une source de revenus pour le projet ForMission. L’objectif du gala est de réunir environ 80 personnes, dirigeants d’entreprises qui souhaitent afficher une couleur « sociale » en s’associant à notre projet d’entrepreneuriat équitable. Il s’agira de proposer un thème pour la soirée et les personnes présentes pourront réseauter.

Alexandre Bacon, notre Trésorier adjoint, a proposé de demander aux membres d’Agir pour le développement Canada d’effectuer le règlement de leur billet pour le gala à l’avance pour pouvoir débuter le financement de l'événement.

Il a également suggéré que, dans un premier temps et de manière générale, nous nous concentrions bien plus sur le recrutement de personnes intéressées par le projet ForMission que sur la recherche de fonds proprement dite.

Agir pour le Développement Canada pourrait ainsi approcher HEC, la Jeune Chambre de commerce, les clubs sociaux des universités, les fédérations étudiantes, les médias, radios étudiantes. Il pourrait être question d’aller présenter le projet aux étudiants dans les amphithéâtres avant leurs cours.

On pourrait ainsi être amené à recruter entre 2000 et 3000 étudiants, dont les plus motivés pourraient se voir confier des missions concrètes (organisation d’événements, levée de fonds pour le projet …).

Ils pourraient être informés par le biais de notre newsletter régulière et être inscrits comme contributeurs sur notre blog.

C’est une approche que je trouve d’autant plus pertinente qu’elle est basée sur la mobilisation du facteur humain, clef de voûte de tout projet d’envergure.

Définir le concept d’ « entrepreneuriat équitable »

Il est également nécessaire d’avancer sur la définition du concept d’ « entrepreneuriat équitable » incarné par notre projet.

L’idée reste d’enchâsser les grands principes, les valeurs de ce concept dans une charte et de demander aux entreprises participant au projet ForMission d’adhérer à ce pacte de « bonne conduite » entrepreneuriale.

Le CA propose donc dans un premier temps d’afficher les principes suivants comme base de notre réflexion et comme socle de valeurs à défendre :

Échange de savoir-faire
Respect des conditions sociales
Économie durable et juste
Équilibre Nord/Sud
Respect des spécificités locales
Respect de l’environnement
Enrichissement mutuel des partenaires

Un document de travail va être mis sur ce blog et les membres d’Agir pour le développement Canada seront invités à donner leur avis et à l'enrichir par leurs réflexions et propositions.

Encore un grand merci à toutes et à tous !

Philippe Régnoux, Président, Agir pour le Développement Canada

mercredi 28 novembre 2007

Le projet forMISSION se rapproche de l'entrepreneuriat social

Dans le cadre de son programme "A go, on change le monde", l'Institut du Nouveau Monde de Montréal (INM) cherche à promouvoir depuis plusieurs mois toutes les initiatives d'entrepreneuriat social.
L'INM a donc invité Agir pour le Développement Canada à lui faire parvenir un descriptif de son projet phare, forMISSION, pour l'afficher sur son portail d'information à destination de ses milliers d'usagers.

Voici le descriptif que nous avons envoyé :

" Le projet forMISSION a vu le jour lors d’un séjour professionnel au Gabon, il y a près de 3 ans. A cette époque, je me suis rendu compte que, dans ce pays comme dans bien d’autres pays du continent africain, nombre de jeunes et talentueux entrepreneurs en devenir quittaient leur terre natale pour gagner l’eldorado du Nord, et ce alors même que cet « eldorado » pouvait se révéler n’être finalement qu’un simple miroir aux alouettes.

Je me suis alors pris à rêver à une structure qui n’imposerait pas la charité à ces jeunes là pour leur permettre de rester dans leur pays d’origine, mais leur offrirait des conditions réelles de développement en leur apportant certes une assistance financière mais aussi et surtout un partenaire d’affaires qui les aiderait à démarrer leur entreprise ; un partenaire entrepreneur qui respecterait leurs conditions propres de développement et échangerait avec eux les clés d’un succès aussi bénéfique pour l’un que pour l’autre… C’est ainsi qu’est né le concept d’ « entreprenariat équitable ».
ForMISSION vise ainsi à créer un échange de procédés et de savoirs-faires entre entrepreneurs canadiens et porteurs de projets d’entreprise en Afrique subsaharienne, sur la base d’un modèle respectant le progrès social et les normes de développement durable adoptées au niveau international.

Les principaux objectifs du projet sont les suivants :

• Former à la pratique entrepreneuriale, au Canada, et chaque année à compter de 2009, dix porteurs de projets d’entreprise originaires d’Afrique subsaharienne ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Donner lieu, chaque année à compter de 2010, en Afrique subsaharienne, à la naissance de dix entreprises sur le modèle de coopératives, parrainées par dix entreprises canadiennes déjà en activité ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Accompagner le suivi, en partenariat avec les autorités des pays concernés, des entreprises nouvellement crées ;

• Faire la promotion d’un comportement « citoyen et équitable » au travers des projets d’entreprises de type coopératif.

Philippe Régnoux
Président, Agir pour le Développement Canada "

Nous rencontrons les responsables du programme "A go, on change le monde" lundi prochain. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la portée de cette discussion.

mardi 3 juillet 2007

ONU : les objectifs du Millénaire passent par la "macroéconomie"

Lors de son allocution à l’occasion du débat du Conseil économique et social (ECOSOC), hier , à Genève, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon a notamment déclaré ceci :

"L’expérience a montré que les mesures destinées à harmoniser les stratégies nationales de développement efficaces et les objectifs du Millénaire devaient être prises au niveau intérieur, et non imposées de l’extérieur.

"Ces stratégies devraient être alliées à une politique macroéconomique de vaste portée et équilibrée, favorisant la croissance et la création d’emplois. L’existence d’emplois décents, en particulier pour les femmes et les jeunes, permet de créer un lien très solide entre la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Les pays doivent donc accorder un rang de priorité plus élevé à la création de tels emplois, et s’efforcer parallèlement d’augmenter la capacité de production et d’améliorer l’accès aux marchés.

"Tout cela restera néanmoins lettre morte si l’on ne dispose pas d’un financement adéquat, qui doit dans une large mesure être dégagé en renforçant le partenariat mondial pour le développement."

Rappelons que la date butoir pour respecter les Objectifs du Millénaire est 2015. Le projet forMISSION, qui vise une première réalisation en 2009, devrait s'inscire pleinement dans cette dynamique.

source : ONU