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vendredi 2 mai 2008

Gabon : Libreville se préoccupe de la gestion du risque en milieu professionnel

A l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le ministère du Travail a initié lundi dernier à Libreville une conférence sur la «gestion du risque en milieu du travail» pour cerner les responsabilités de chacun face aux divers risques encourus dans l’exercice d’une activité professionnelle mais aussi questionner la qualité du cadre normatif en vigueur au Gabon.

Perfectionner le cadre normatif pour la gestion du risque en milieu professionnel en vigueur au Gabon, conformément aux recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT), c’est l’objet de la conférence animée lundi dernier par des experts du ministère du Travail à l’intention des organisation de travailleurs et des entreprises, à l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail.

La conférence intitulée «gestion du risque en milieu du travail» s’est déroulée à la Chambre de Commerce de Libreville en présence du ministre du Travail, Jean François Ndongou, et de différents intervenants.

Rappelant que certains secteurs d’activités présentent de nombreux risques, l’inspecteur général adjoint de l’hygiène et de la médecine du travail, Madame Assengone a expliqué que la gestion de la sécurité et de la santé nécessite une organisation soutenue par la direction des responsabilités en matière de sécurité et de santé ainsi que des procédures clairement définies pour traiter les risques.

Madame Assengone a par ailleurs rappelé que la convention n°155 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la sécurité et la santé au travail stipule que les employeurs sont tenus de faire sorte, dans la mesure du possible, que les lieux de travail, les machines, les matériels et les procédés de travail ne présentent pas de risques pour la sécurité et la santé des travailleurs.

L’action du gouvernement gabonais en matière de protection du salarié s’est traduit entre autres par la création de l'Inspection de l'hygiène et de la médecine du travail, dont la mission est d'élaborer des textes de lois sur le contrôle des conditions d'hygiène, de sécurité et des services médicaux des entreprises et du contrôle de l'adaptation du travail à l'homme.

L’inspecteur général adjoint de l’hygiène et de la médecine du travail a enfin exhorté les pouvoirs publics à adopter une politique nationale en matière de sécurité et de santé au travail et de mettre en place un système efficace d’inspection et d’application de la législation concernée. A cet effet, la conférencière a invité le gouvernement a ratifier et appliquer les normes internationales de travail, afin de pousser les décideurs à adopter une politique basée sur les chiffres statistiques en matière de protection, d’accidents et de maladies liées au travail.

source : gaboneco.com

vendredi 16 novembre 2007

Le Gabon bénéficie d'une expertise dans le domaine de l'économie sociale

Une délégation du Bureau International du Travail (BIT), conduite par Dayina Mayenga, Directrice du bureau sous – régional pour l’Afrique centrale, s’est entretenue ce mercredi avec le ministre de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Marie Missouloukagne Ndimba, dans le but de mettre à la disposition du Gabon, l’expertise nécessaire dans le secteur social et informel.

Ainsi, dans l’immédiat, le ministre, Marie Missouloukagne Ndimba, tout en ventant les mérites de l’artisanat gabonais, a présenté à la délégation du BIT quelques projets en chantiers notamment les constructions des unités de production artisanales dans certaines provinces du pays et d’autres perspectives telles que la réalisation d’un grand village artisanal à Libreville.

source : Gabonews

mardi 10 juillet 2007

Qui respecte le code du Travail au Gabon ?

Alors que la coopération entre le Gabon et l’Organisation internationale du travail (OIT) s’est toujours déroulée sans heurts, avec, pour preuve une ratification par les autorités des recommandations et un respect des normes édictées par cette organisation, la série de privatisation des entreprises parapubliques qu’a enregistré le pays a été l’occasion pour de nombreux travailleurs de mettre en exergue le non-respect du droit du travail, plus particulièrement du code du travail.

Selon Augustin Emane, maître de conférence à l’université d’Auvergne et auteur d’un opuscule intitulé “Le droit du travail à la croisée des chemins : l’exemple du Gabon”, ce pays, avec un taux d’urbanisation proche d’environ 75% et un nombre important de matières premières (pétrole, manganèse, bois, etc.) n’est pourtant pas très différent des autres pays d’Afrique dans lesquels on déplore des manquements dans l’application du droit du travail. Car, “il n’est pas rare de voir des travailleurs s’engager sur des bases qui se situent aux antipodes de ce que prévoit le code du travail.”

L’universitaire explique cette situation : “On observera que la mévente des matières premières a toujours pour conséquences des réductions d’effectifs dans les entreprises. Les salariés ainsi licenciés auront souvent tendance à rejoindre le secteur non-structuré… Il faut savoir que l’on est ici dans un contexte dominé par des civilisations orales … le droit moderne, dont la création est le fait des élites, est considéré à tort ou à raison comme destiné à leurs propres intérêts. De ce fait, il est souvent entouré d’une grande suspicion, ce qui le rendra peu attrayant.”

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sur Gaboneco.com