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mercredi 9 février 2011

Conférence à Toronto en mars prochain sur l’Afrique en essor

Le Conseil Canadien Pour l'Afrique (CCA) vous invite à une conférence, les 14 et 15 mars prochains à Toronto, qui tournera autour de l’Entreprenariat et de l’Innovation en Afrique, et qui accueillera des conférenciers de haut niveau. Les discussions devraient notamment beaucoup tourner autour des innovations technologiques.


Organisée par MaRS Discovery District, la conférence L’Afrique en essor rassemblera des chefs de file du milieu des affaires et des sciences ainsi que de hauts fonctionnaires qui examineront plusieurs aspects de l’entreprenariat en Afrique : le développement des affaires, les secteurs de croissance, le financement, la commercialisation de la recherche, les nouveaux modèles de développement, les technologies de l’information et des communications, et l’innovation dans la gouvernance.

Les discussions mettront en lumière des expériences concrètes, de véritables succès et des perspectives d’avenir pour la croissance et les occasions d’affaires en Afrique, et stimuleront les débats et les mesures à prendre pour promouvoir davantage d’échanges commerciaux et d’investissements dans les économies dynamiques de l’Afrique.



Un événement que soutient AGIR pour le Développement Canada

jeudi 1 avril 2010

"L'entreprenariat équitable" vu par: Karina Montminy

Avocate spécialisée en droit de la personne, et nouvelle secrétaire au sein du CA d'Agir, Karina se penche dans cet article sur le concept d'entreprenariat équitable.

"En tant qu’avocate spécialisée en droit de la personne, j’ai immédiatement été attirée par l’approche innovatrice du projet développé par Agir pour le développement Canada. En fait, la règle de l’effort partagé mise de l’avant par le projet prend tout son sens dans une économie mondiale caractérisée par une libéralisation des échanges commerciaux. Dans ce contexte, j’estime qu’il est hautement pertinent de proposer un projet reposant sur l’entreprenariat équitable. D’ailleurs, mes expériences de coopération, notamment en Amérique centrale, m’ont permis de mesurer l’importance de développer des relations d’affaire basées sur la confiance et le partage de compétences.

À mes yeux, agir avec équité, c’est agir dans le respect des droits des personnes et en tenant compte des caractéristiques individuelles de chacun. Il est primordial que des relations d’affaire se bâtissent sur le respect mutuel des parties en toute reconnaissance des apports de chacun des partenaires.

La possibilité offerte aux candidats africains, désireux de développer un projet d’affaire dans leur pays, d’acquérir chez des partenaires canadiens un savoir-faire entrepreneurial est unique. En contrepartie, pour les partenaires canadiens, l’opportunité en termes de développement d’affaire offerte par l’accueil d’un candidat possédant un bagage de connaissances liées au produit ou au marché développé par son entreprise est substantielle. Il est incontestable que les partenaires gagnent à plusieurs égards à participer à un tel projet, auquel je suis fière d’être associée."

Karina Montminy

mercredi 31 mars 2010

Intervention de Philippe Régnoux / AGIR Canada | mars 2010

Vidéo réalisée pour la première infolettre d'AGIR.

mardi 4 août 2009

Eglantine Hontanx nommée Vice-présidente d'Agir Canada

A la suite de la démission de son poste d'administratrice, le mois dernier, et ce pour des raisons personnelles, Stéphanie Guérette a été remplacée à la Vice-présidence d'Agir pour le Développement Canada par Eglantine Hontanx, lors du Conseil d'administration en date du 13 juillet dernier.

Eglantine Hontanx, qui exerce actuellement la direction générale de l'hôtel Gault, à Montréal, a intégré Agir pour le Développement Canada l'an dernier en prenant la responsabilité des relations avec les autorités gouvernementales des pays dont seront issus les porteurs de projets candidats au programme forMISSION.

Eglantine Hontanx, à titre de Vice-présidente d'Agir pour le Développement Canada, aura notamment en charge la structuration effective du programme forMISSION dans les premiers pays cibles que sont : le Togo, le Gabon et le Bénin.

Voici le message qu'a adressé Eglantine Hontanx à la suite de sa nomination :

"C'est avec joie et et un immense sentiment d'honneur que j'accepte le poste de vice-présidente au sein de Agir pour le développement Canada . A cette occasion je remercie sincèrement les membres du CA et m'engage à tout mettre en oeuvre pour me montrer a la hauteur de la confiance qu'ils me témoignent.

Avant toutes choses, mes pensées vont à celles et à ceux, des pays du sud, qui ne se demandent non pas ce que leur gouvernement peut faire pour eux mais qui ont à coeur d'oeuvrer de leur propre initiative afin de participer activement au développement de l'économie de leur pays.

C'est à celles et ceux ainsi engagés, animés de la conviction que la qualité de leur avenir dépend de leurs actes et de leurs efforts, que s'adresse le programme forMISSION.

Le programme leur offre la possibilité d'acquérir dans un pays du nord ,tel que le Canada, les connaissances et compétences qui leur permettront de créer leur propre entreprise et par voie de conséquence de dynamiser l'économie de leur pays.

Je souhaite longue vie et pérennité au programme forMISSION, m'engage, au titre de vice-presidente, à m'assurer de la bonne évolution du programme et à apporter mon soutien au président Philippe Regnoux dans la coordination des diverses tâches à réaliser pour mener a terme le programme et le promouvoir auprès des pays volontaires."
Eglantine Hontanx

jeudi 26 février 2009

La dynamique forMission : faire de l'entrepreneuriat équitable un moteur de développement


Alors que le soutien à l'entrepreneuriat social mobilise l'attention de la Jeune chambre de commerce de Montréal à travers la publication, cette semaine, d'un mémoire consacré à l'entrepreneuriat social, le projet forMission poursuit son travail de promotion de l'entrepreneuriat équitable.

Précisons que si l'entrepreneuriat social se définit selon quatre éléments fondamentaux : réaliser une mission sociale (lutter contre l'exclusion, valoriser un territoire, développer un lien social...), générer des revenus et utiliser un modèle d'affaires (modèle économique viable, réponse à une demande, indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics...), innover (par son approche entrepreneuriale, par l'établissement d'un réseau social créatif et diversifié...), et diversifier ses partenaires et ses sources de financement de manière durable (engagement des parties prenantes...), l'entrepreneuriat équitable fait intervenir en plus de cela les notions d'"échange réciproque de savoir-faire" et de "juste redistribution des gains" entre partenaires d'affaires.

Communiquer pour mobiliser

Je rappelle que l'objectif d'Agir pour le Développement Canada, cette année, est de mobiliser un maximum de réseaux en Afrique francophone pour préparer le recrutement, en 2010, des premiers porteurs de projets participant à forMission.

Aussi, le Comité Communications d'Agir pour le Développement Canada, sous la direction de Stéphanie Guérette, s'apprête à publier un kit de présentation du projet forMission à destination de celles et ceux qui, durant l'année 2009, officieront comme "ambassadrices" et "ambassadeurs" du projet forMission.

A noter : le 11 mars prochain, à la Saga St-Denis (4525, rue St-Denis), se tiendra une rencontre avec le parrain d'Agir pour le Développement Canada, l'Honorable Jacques Saada, sur le thème de "L'engagement citoyen dans le cadre de la Francophonie".

Très bonne fin de semaine !

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada


vendredi 14 novembre 2008

AGIR Canada : Il faut mobiliser pour l'Assemblée générale qui se tiendra début décembre

La date devrait être fixée dans les prochaines heures et le lieu décidé en conséquence.

L'AG annuelle d'Agir pour le Développement Canada va se tenir dans un contexte de nécessaire remobilisation : les premiers bilans de l'avancée des tractations avec le Gabon n'ont pas encore apporté les résultats escomptés mais le projet est là, un dossier est finalisé, une charte a été rédigée, des réseaux sont prêts à s'activer, une première aide gouvernementale peut être sollicitée en juin prochain... Bref, tout le potentiel est encore là !

Cette AG constituera donc un momentum important pour notre groupe et sera l'occasion de dévoiler la stratégie d'action pour 2009 et les nouveaux outils à notre disposition : création d'un site web d'Agir Canada (en complément du blog) avec la possibilité d'accueillir les premiers versements de dons et les adhésions en ligne, via le module sécurisé Paypal.

Nous comptons actuellement seize (16) membres actifs dans notre structure. Nous devons au moins doubler ce nombre pour l'année qui vient.

Nous devons, en outre, attirer, au cours de l'année 2009, au moins une centaine de premiers sympathisants (donateurs, de préférence), ou simples signataires à la charte et au projet forMission.

Pour ce faire, nous utiliserons un certain nombre de réseaux sociaux sur internet et diffuserons notre brochure papier dans des lieux stratégiques.

Si nous croyons en la pertinence du projet forMission, ce dont je ne doute pas de votre part, et en la viabilité de notre démarche, nous devons, chacun individuellement, mobiliser de futurs adhérents et de potentiels membres actifs de l'organisme.

Je compte sur vous et, au nom du Conseil d'administration, vous remercie par avance pour le renouvellement de votre soutien,

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

lundi 9 juin 2008

forMISSION : mobilisons les énergies... mais dans la bonne direction !

Le projet forMISSION n'attend plus qu'un signe du gouvernement Gabonais pour être lancé sur les rails. Or, l'Etat Gabonais ne donne plus signe de vie à notre endroit depuis des semaines...

Ceci commence à faire émerger dans notre esprit quelques doutes sérieux quant aux capacités réelles d'Agir pour le Développement à faire avancer notre projet, elle qui a tout misé sur le Gabon pour faire démarrer forMISSION.

On évoque en effet des délais "normaux", imputables à la lenteur présumée de la prise de décision en Afrique... Force est de reconnaître que l'accumulation de ces multiples actes manqués risque définitivement d'entâcher la crédibilité d'Agir pour le Développement aux yeux de nos partenaires Canadiens.

Allons-nous être contraints de revoir notre positionnement et notre stratégie à l'égard et du Gabon et, par là même, d'Agir pour le Développement ?

Ma responsabilité, en ma qualité de Président d'Agir Canada, est de ne pas abandonner les motifs qui ont conduits à notre rassemblement : la mobilisation des énergies positives autour du projet forMISSION, ici au Canada, était à ce prix. Elle le demeure plus que jamais.

Car sans enthousiasme collectif, la pertinence d'un projet aussi audacieux que forMISSION n'a pas lieu d'être.

Notre engagement est intact

Aussi, et c'est l'un de mes plus grands soulagements, tous ces retards accumulés n'ont aucunement entamé la détermination des membres d'Agir Canada.

Lors du dernier CA élargi de notre organisation, qui s'est tenu le 14 mai, l'ensemble des membres présents ont en effet réitéré leur volonté de poursuivre la démarche entreprise depuis près d'un an avec le projet forMISSION : ils ont à coeur de démontrer que la détermination de notre groupe est réelle.

La foi qui nous anime et nous unit fait d'ailleurs écho au rassemblement qui s'est tenu la semaine dernière à Québec lors du Sommet mondial de la finance sociale et solidaire organisé par l'INAISE (Association internationale des investisseurs dans l'économie sociale).

Il y fut notamment question de la nécessité de développer une "responsabilité collective de la propriété" et de réaffirmer le fait que "l'économie est faite pour les gens".

La finance sociale et solidaire, que promeuvent les initiatives menées par l'INAISE et son réseau de banques à travers la planète, préconise l'idée selon laquelle la finance ne doit pas servir uniquement à faire de l'argent mais doit aussi "donner du sens".

Créer un nouveau modèle économique à travers un nouveau modèle financier : tel est l'engagement que servent les promoteurs de l'INAISE.

Créer un nouveau modèle d'entrepreneuriat basé sur l'échange de savoir-faire et le partages des cultures : telle est la mission que nous poursuivons à travers forMISSION.

La volonté doit rester intacte, quelque soient les moyens utilisés pour parvenir à nos fins.

Bonne semaine à vous !

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

samedi 5 avril 2008

Le Canada annonce une aide accrue pour l'Afrique en 2008

La ministre canadienne de la Coopération internationale, l'Honorable Bev Oda, est actuellement à Tokyo (Japon) où elle participe à la rencontre des ministres du développement du G8.

Elle devait y réaffirmer l'engagement du gouvernement du Canada à accroître la concentration et l'efficacité de ses programmes d'aide au développement, ainsi qu'à faire preuve d'une plus grande responsabilité à l'égard de l'obtention des résultats et devait aussi profiter de l'occasion pour souligner l'engagement du Canada à doubler le budget d'aide financière à l'Afrique d'ici 2008-2009.

source : ACDI

dimanche 9 mars 2008

Le projet forMISSION en ordre de marche

Le récent Conseil d’administration d’Agir pour le Développement Canada, le 18 février dernier, a donné lieu à un certain nombre de remises au point ainsi qu’à des échanges fructueux en vue de mobiliser des fonds et de nouveaux partenaires pour les mois à venir. La mise en route du projet nécessite encore quelques ajustements.

Les comités de travail sur les rails

Je tiens, tout d’abord, à remercier et féliciter les responsables des différents comités de travail pour avoir engagé depuis le mois dernier, et ceci conformément à notre échéancier, les réflexions et actions en vue de mettre sur pied notre projet pour 2009.

Églantine Hontanx, responsable du Comité Gabon, m’a fait part des contacts officiels que son équipe a pris auprès des autorités gouvernementales gabonaises concernées par notre projet. Par son biais, ainsi qu’à la faveur du travail actif du Président d’Agir International, Arcadius Allogo, nous avons sollicité une aide financière pour l’ouverture d’un bureau permanent à Libreville, le paiement du salaire annuel de notre correspondant à Libreville, et le financement du voyage de travail d’Arcadius Allogo et de moi-même prévu pour le mois de mai prochain.

Carl Savoie, responsable du Comité Gala 2008, doit remettre au prochain CA le fruit du premier travail de préparation qui a eu lieu la semaine dernière. Un premier scénario de l’événement devrait être élaboré et une symbolique de ce premier grand rendez-vous devrait émerger dans les prochaines semaines.

Enfin, Christian Wopperer, responsable du Comité Réseau Entreprises, a produit un premier rapport de travail dans lequel il fait notamment état des attributions de chacun des membres de son comité : Mathieu Bélanger s'occupera du milieu des TIC, Robert de Chancenotte s'occupera d'Éco tourisme et lui-même de la Santé. Il n’y a, pour le moment, aucun membre en charge du Transport urbain.

Il est, d’autre part, précisé que les types d'entreprises recherchées sont celles :

1) ayant une recette commerciale gagnante
2) possédant et capable de transférer un savoir-faire
3) ayant un minimum de 4 ans d'existences
4) ayant un minimum de structure et de hiérarchie

Le Comité Réseau Entreprises précise qu’il n’y aura pas de critère lié au nombre d'employé ou de chiffre d'affaire pour sélectionner les entreprises canadiennes partenaires, mais qu’une évaluation diagnostic par le comité sera opérée avant d'accepter les entreprises participantes.

Le Comité Réseau Entreprises demande au CA de définir rapidement le profil des stagiaires entrepreneurs, la rémunération qui leur sera allouée, le type de prise en charge que nous prévoyons en termes d’assurances, de logement, et d’aspects légaux.

Enfin, il sera rapidement nécessaire de déterminer si l'entreprise aura un choix de candidat et une possibilité de refus et quels sont les possibilités offertes à nos entreprises partenaires au cas où un candidat, une fois au Québec, ne ferait pas l'affaire.

Financement du projet : redéfinir notre stratégie

Face à l’absence de financement attendu du côté de la Caisse Desjardins, il a été décidé d’aller chercher des fonds du coté des Fondations privées. Pour cela, une brochure de présentation est en cours de réalisation ; cette brochure sera dévoilée dans le courant du mois d’avril.

Le gala va constituer également une source de revenus pour le projet ForMission. L’objectif du gala est de réunir environ 80 personnes, dirigeants d’entreprises qui souhaitent afficher une couleur « sociale » en s’associant à notre projet d’entrepreneuriat équitable. Il s’agira de proposer un thème pour la soirée et les personnes présentes pourront réseauter.

Alexandre Bacon, notre Trésorier adjoint, a proposé de demander aux membres d’Agir pour le développement Canada d’effectuer le règlement de leur billet pour le gala à l’avance pour pouvoir débuter le financement de l'événement.

Il a également suggéré que, dans un premier temps et de manière générale, nous nous concentrions bien plus sur le recrutement de personnes intéressées par le projet ForMission que sur la recherche de fonds proprement dite.

Agir pour le Développement Canada pourrait ainsi approcher HEC, la Jeune Chambre de commerce, les clubs sociaux des universités, les fédérations étudiantes, les médias, radios étudiantes. Il pourrait être question d’aller présenter le projet aux étudiants dans les amphithéâtres avant leurs cours.

On pourrait ainsi être amené à recruter entre 2000 et 3000 étudiants, dont les plus motivés pourraient se voir confier des missions concrètes (organisation d’événements, levée de fonds pour le projet …).

Ils pourraient être informés par le biais de notre newsletter régulière et être inscrits comme contributeurs sur notre blog.

C’est une approche que je trouve d’autant plus pertinente qu’elle est basée sur la mobilisation du facteur humain, clef de voûte de tout projet d’envergure.

Définir le concept d’ « entrepreneuriat équitable »

Il est également nécessaire d’avancer sur la définition du concept d’ « entrepreneuriat équitable » incarné par notre projet.

L’idée reste d’enchâsser les grands principes, les valeurs de ce concept dans une charte et de demander aux entreprises participant au projet ForMission d’adhérer à ce pacte de « bonne conduite » entrepreneuriale.

Le CA propose donc dans un premier temps d’afficher les principes suivants comme base de notre réflexion et comme socle de valeurs à défendre :

Échange de savoir-faire
Respect des conditions sociales
Économie durable et juste
Équilibre Nord/Sud
Respect des spécificités locales
Respect de l’environnement
Enrichissement mutuel des partenaires

Un document de travail va être mis sur ce blog et les membres d’Agir pour le développement Canada seront invités à donner leur avis et à l'enrichir par leurs réflexions et propositions.

Encore un grand merci à toutes et à tous !

Philippe Régnoux, Président, Agir pour le Développement Canada

lundi 18 février 2008

Le Gabon ne connaîtrait-il pas la crise ?...

Bonjour à toutes et à tous,

A l'heure où Agir pour le Développement Canada met en place sa stratégie pour bâtir le premier réseau d'entrepreneurs canadiens du projet forMISSION en 2009, et alors qu'elle s'apprête à vanter auprès de ses futurs bénéficiaires les mérites d'un Gabon en pleine transition économique, voici que des indicateurs viennent appuyer la bonne santé de ce partenaire africain.

On apprenait en effet, en fin de semaine dernière et par l'entremise du Comité monétaire et financier national Gabonais, que l'activité économique du pays s'était révélée satisfaisante en 2007 avec de bonnes performances au niveau des industries extractives, des secteurs secondaire et tertiaire.

Selon le Comité, le pays aurait ainsi enregistré un taux de croissance de 5% en 2007, les avoirs extérieurs seraient au beau fixe et l’accroissement des crédits bancaires à moyen terme oscillerait entre 10% et 15% ; l'excédent budgétaire aurait même atteint les 330 milliards de FCFA (environ 750 millions de dollars canadiens) au mois d'octobre dernier.

Autre bonne nouvelle qui nous parvenait en fin de semaine dernière depuis Libreville, et sans doute conséquence des bons résultats économiques affichés : le gouvernement gabonais annonçait qu'il aurait remboursé en janvier dernier, par anticipation, 86% sa dette auprès du Club de Paris.

Une dépendance de moins, donc, auprès de ses principaux créanciers, que sont notamment l'Allemagne, la Suisse, la France et... le Canada.

Le Canada qui, rappelons-le au passage, ne fixe pas le Gabon parmi ses priorités d'interventions humanitaires en Afrique ; ce qui ne l'empêche pas, nous le voyons, de garder un oeil très avisé sur ses avoirs ("veni, vidi... acdi").

Enfin, je ne saurai terminer ce petit billet sans faire mention d'une initiative qui ravira les membres d'Agir pour le Développement : les journées d’artisanat organisées la semaine dernière à Libreville ont attiré de nombreux élèves des écoles primaires de la capitale Gabonaise.

Une démarche qui visait à vulgariser l'artisanat local auprès des plus jeunes et à valoriser le respect de la nature par l’utilisation de produits biologiques, comme l’argile, la terre, les feuilles de bananiers et l’eau.

A l'heure où il confirme une singularité positive sur le plan économique, le Gabon doit résolument prendre le chemin d'une croissance aussi respectueuse de ses ressources que de ses talents ; il deviendra ainsi ce que beaucoup recherchent en Afrique : un modèle de développement assumé.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

jeudi 14 février 2008

Si l'Afrique exporte, elle gardera ses migrants

C'est le titre d'un entretien publié hier mercredi dans le quotidien français Ouest France ; entretien du démocrate libéral malien Soumaïla Cissé par le journaliste Philippe Gaillard. Le Continent noir peut décoller, assure Soumaïla Cissé. À condition que l'Europe abaisse ses barrières douanières et investisse. Agir pour le Développement Canada vous laisse le soin de découvrir le reste de cette entrevue...

Que répondez-vous à ceux qui ne croient plus au développement de l'Afrique ?

Selon les statistiques, avec deux dollars par jour en moyenne pour vivre, nous devrions tous être morts ! Or, l'Afrique est bien vivante et ne demande qu'à entrer dans le commerce mondial. Il existe chez nous une économie informelle, populaire, très réelle, qui représente 70 % de l'activité globale. Il faut arrêter de considérer l'Afrique uniquement sous l'angle de la pauvreté et de l'agriculture. Nous avons un devoir de génération. L'État doit mettre en place les moyens du développement, mais ne doit pas se mêler de tout.

Comment entendez-vous lutter contre l'émigration clandestine des jeunes Africains vers l'Europe ?

Les Européens et le Fonds monétaire international nous disent : « Baissez vos frontières, libéralisez vos économies mais, surtout, ne laissez pas partir vos hommes ! » Je leur réponds : « Si vous prenez nos médecins, prenez aussi nos malades ! » Commencez par laisser entrer nos produits et arrêtez de protéger votre agriculture. Le développement économique fixe les populations. Si nos jeunes trouvent du travail, ils resteront chez eux. S'ils n'ont pas les cartes en main, ils prendront des cailloux ou ils partiront. Les murs et les barrières ne suffiront pas à les arrêter. L'Europe doit cesser de se donner bonne conscience en Afrique. Elle doit y investir massivement, comme elle l'a fait en Europe orientale. Sinon, nos pays deviendront de vrais souks : on y achètera et on y vendra, mais on n'y produira rien.

Quels sont les domaines prioritaires où il faut investir chez vous ?

Notre programme de développement économique régional prévoit de moderniser les infrastructures, d'améliorer l'exploitation des ressources naturelles et agricoles, l'éducation et la santé, de garantir la sécurité alimentaire et la fourniture d'énergie. Un exemple : entre Bamako et Abidjan, où circulent près de 500 camions par jour, il manque 200 km de route bitumée, soit 8 milliards de francs CFA (12 mil-lions d'euros). Nous voulons aussi construire un grand hôpital privé de référence dans la zone, pour éviter les évacuations d'urgence vers l'Europe. Nous voulons faire de l'UEMOA un ensemble cohérent, en levant les entraves entre nos pays pour attirer des investisseurs. Il y a de la place pour de grands espaces capitalistiques. N'ayez pas peur d'investir en Afrique ! Dans tous les domaines. Nous devons d'abord créer de la richesse pour créer de l'espoir. C'est plus sain que les anciens rapports de coopération qui n'ont jamais amélioré la situation des plus pauvres.



lundi 11 février 2008

AGIR INTERNATIONAL EST NÉ !

Agir pour le Développement Canada s’apprête à signer la Charte régissant les liens qui unissent des différentes antennes d’Agir pour le Développement à travers le monde.

Cet acte est fondateur, dans la mesure où il entérine la création d’une nouvelle entité qui a pour nom : « Agir International ».

L’objectif de cette structure reste bien évidemment le même que celui qui anime Agir pour le Développement depuis sa création : promouvoir le développement politique, économique et social des pays en développement et encourager la coopération entre organisations du Sud et du Nord sur la base de projets novateurs.

Par la mise sur pieds du projet forMISSION, l’antenne canadienne d’Agir pour le Développement participe pleinement à cette salutaire ambition. Et nous sommes heureux de constater que d’autres antennes, notamment en Afrique, embrayent le pas dans cette voie-là.

LES COMITÉS AU TRAVAIL

Concernant forMISSION, je suis très satisfait du démarrage actif des différents comités de travail au sein de notre antenne canadienne : le comité Entreprises se réunit ce mercredi, le comité Gala devrait démarrer ses travaux dans les jours qui viennent, et le Comité Gabon a entamé ses premières démarches avec les autorités compétentes.

Un remaniement ministériel au Gabon, le mois dernier, a quelque peu ralenti la rédaction des lettres officielles que nous attendons depuis plusieurs mois déjà… Mais la patience reste de mise lorsqu’il s’agit d’Afrique, nous a-t-on prévenu. Alors, nous nous montrons patient, sans être pour autant béats.

Quant au comité de Financement, il a été resserré à trois personnes et lié directement à l’exécutif (Stéphanie Guérette, Vice-Présidente, Simon Cicolella, Trésorier, et moi-même) ; ce pour des raisons d’efficacité et de suivi régulier des dossiers.

Nous sommes actuellement en préparation d’une brochure de présentation du projet destinée à nos futurs partenaires donateurs. Ce document doit être terminé pour la fin du mois de février.

En parallèle, notre démarchage de contacts auprès des fondations privées est en cours.

Les motifs du refus de financement par Desjardins nous ont incité à revoir notre orientation stratégique concernant le statut des futures entreprises que nous comptons créer : la promotion du statut coopératif en Afrique, il faut le reconnaître, ne trouve pas vraiment de soutient et d’écho auprès de la caisse Desjardins, et a même été balayé du revers de la main par Desjardins International.

C’est surprenant, mais c’est ainsi…

Bonne semaine !


Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

dimanche 3 février 2008

Agir pour le Développement recherche des bénévoles pour partir au Mali

Cette année, Agir pour le Développement a décidé de participer au développement de l'hopital Markala au Mali.

Un voyage est prévu entre le 1er et le 15 août prochains à cette destination.

Dans un souci d'organisation (achat des billets et hébergement...), les responsables d'Agir pour le Développement souhaitent établir une liste dès maintenant des personnes intéressées par ce voyage.

La date limite d'inscription est fixée 1er juin 2008.

Si vous voulez faire partie de ce voyage et si vous souhaitez également recevoir plus d'informations manifestez-vous en envoyant un mail à Elodie Mabika (imne95@yahoo.fr)

Vous pouvez également la joindre, depuis le Canada, au (011.33) 66.73.81.630

samedi 19 janvier 2008

Un bon gars, le Canada?

Voici un article, signé Guy Taillefer et publié dans le quotidien Le Devoir de ce samedi, qui invite à une certaine méditation... Bonne lecture !

Nos sociétés minières creusent le Tiers-Monde pour son or, ses diamants et son cuivre. Le font-elles de façon responsable? Les Canadiens aiment bien se bercer de la bonne réputation du Canada sur la scène internationale. Ont-ils toujours raison de le faire? En Afrique, cela revient à faire l'autruche devant la montagne d'allégations incriminantes pesant sur les compagnies minières canadiennes, qui creusent le continent pour son or, ses diamants, son cobalt et son cuivre... Portrait d'une situation qui écorche notre image de «bon gars».

Le prix de l'or touchant des sommets ces derniers temps et celui du cuivre ayant quadruplé depuis 2000, on serait en droit de penser que dans le lointain Congo-Kinshasa, dont le sous-sol regorge d'une richesse minière inouïe, le commun des Congolais en tire quelques bénéfices sociaux et que son gouvernement, malgré la corruption qui le grève, est un tant soit peu en mesure d'améliorer les services à la population. D'autant que les compagnies minières qui s'y activent sont de gentilles et généreuses entreprises enveloppées dans le drapeau canadien de la conscience sociale, de l'aide au développement et de la lutte contre la pauvreté.

Pas si sûr. En fait, nulle part ailleurs qu'en Afrique peut-être n'est autant égratignée notre fameuse réputation. La liste est très longue des ONG et des experts onusiens qui s'époumonent depuis une dizaine d'années à dénoncer cette mystification en particulier et le manque de responsabilité sociale en général dont font preuve des multinationales étrangères faisant des affaires sur le continent africain: Human Rights Watch, Entraide missionnaire, Mining Watch, Partenariat Afrique Canada, Rights and Accountability in Development, Halifax Initiative... «Des sociétés canadiennes, épaulées par notre gouvernement, affligent l'Afrique tandis que se poursuivent chez nous, loin des violences, les discours lénifiants dont nous nous délectons à notre propre sujet.» Propos mordants d'Alain Deneault, animateur du Collectif Ressources d'Afrique, qui fera paraître en avril prochain, chez Écosociété, un brûlot intitulé Noir Canada.

Illustration probante: l'est de la République démocratique du Congo (RDC), une région grande comme l'Europe occidentale, théâtre à partir de 1996 de ce qu'on a baptisé la «Première Grande Guerre africaine» (quatre millions de morts en cinq ans), ouverte avec le renversement du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko.

Deneault et bien d'autres s'en prennent au réflexe que nous avons de réduire le conflit qui perdure dans les Grands Lacs, s'articulant autour du «pillage» à grande échelle des ressources naturelles, à des affrontements ethniques et africo-africains n'ayant jamais engagé que la RDC, le Rwanda et l'Ouganda, «comme si la crise n'était point l'oeuvre, en très grande partie, de sociétés minières et pétrolières occidentales, majoritairement canadiennes, qui plus est». Il est important, plaide-t-il, que les Canadiens soient mis au parfum «des crimes de guerre commis en leur nom»: après tout, ne les financent-ils pas par l'entremise de leurs REER, de leurs portefeuilles d'actions et de leurs cotisations aux fonds de retraite?

Par exemple, le Régime de pension du Canada avait investi en Bourse, au 31 mars 2006, quatre millions de dollars dans la société canado-australienne Anvil Mining, qui exploite notamment une importante mine de cuivre et d'argent à Dikulushi, dans le sud-est de la RDC, près de la frontière zambienne. Anvil, qui a ses pénates à Montréal, avait été mêlée à une sale affaire deux ans plus tôt, en octobre 2004, en fournissant aux forces armées congolaises le soutien logistique (avions, camions, vivres) nécessaire pour mater une rébellion. Une mission de l'ONU avait ensuite établi que, grâce à ces ressources, des violations des droits de la personne avaient été commises par l'armée. Anvil a toujours protesté de son innocence, affirmant qu'elle avait obéi à un ordre militaire de réquisition.

Bradage

Plus largement, on reproche à des entreprises canadiennes comme Anvil, AMFI, Emaxon, First Quantum Mining (FQM), Kinross, Lundin et Barrick Gold, ainsi qu'à la pétrolière de Calgary Heritage Oil, d'avoir en sous-main tiré des ficelles politiques et financières en RDC, à partir du milieu des années 1990, au moment où Mobutu -- qui aura du reste eu le temps d'accumuler une fortune évaluée à 40 milliards à sa mort, en 1997 -- commence à être lâché par ses alliés occidentaux, les États-Unis en tête. Ces sociétés investissent alors le pays et soutiennent la rébellion de Laurent-Désiré Kabila contre le vieux dictateur en échange de «contrats abusifs» qui leur procurent des monopoles miniers formidables dans la boîte de Pandore que devient l'Est congolais, avec, à la clé, une montée en flèche de la valeur de leurs titres cotés en Bourse au Canada -- au grand bonheur des actionnaires.

«En un temps record, résume Deneault, le Congo que pillait si allègrement Mobutu deviendra un creuset ouvert désormais à quiconque aura la force d'occuper l'espace.» Dans la foulée, dit-il, s'étiole le peu de revenus fiscaux que l'État distribuait encore aux Congolais.

Le chaos de ces années de guerre et de déliquescence étatique donne lieu, en effet, à un bradage phénoménal du patrimoine minier national, pour le plus grand bénéfice des multinationales. Certains évaluent que les Congolais sortent aujourd'hui de cet enfer privés de 70 % de leur richesse minière. Ont été carrément bradés, dans le processus, les meilleurs gisements de la Gécamines, la société d'État congolaise qui fut longtemps l'épine dorsale de l'économie nationale. Le pays est devenu un «libre-service où se croisent des réseaux mafieux de toutes origines», déplore la grande spécialiste belge Colette Braekman, dans Le Troisième Pillage du Congo.

Abondent les cas documentés de ce «vol institutionnalisé». C'est ainsi que, par exemple, le Congo serait privé de la moitié de ses revenus diamantaires à la suite de la conclusion d'une entente au rabais conclue entre la MIBA, une autre société d'État, et Emaxon. Les «creuseurs artisanaux» obtenaient, en 2005, entre 26 et 27 $ le carat; la MIBA ne toucherait d'Emaxon que la moitié de ce montant.

Le jeune Joseph Kabila, qui prend le relais à la présidence congolaise de son père tué dans un attentat en janvier 2001, puis qui remporte en 2006 les premières élections libres à se tenir dans le pays en plus de 40 ans, poursuivra pour l'essentiel la même politique. Un accablant rapport d'experts de l'ONU publié en 2002 enfonce le clou en éclairant les collusions douteuses auxquelles se sont livrées certaines minières en contrepartie de l'obtention de droits. Cinq compagnies canadiennes sont pointées, parmi d'autres, dans le gênant rapport du Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesses en RDC, qui les a accusées de violer les règles d'éthique de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière de transparence et de droits humains. Elles nieront toute irrégularité. Les experts pointent notamment FMQ pour avoir versé une somme de 100 millions de dollars à des ministres congolais.

Laisser-faire

Le rapport onusien recommandait aussi que les gouvernements où sont basées les compagnies «assument leur part de responsabilité». L'horizon serait en effet moins désespérant pour les Congolais, estime Denis Tougas, d'Entraide missionnaire, si le gouvernement canadien, devant la somme impressionnante d'allégations, ne continuait pas de ne s'en tenir qu'à des mesures «volontaires» et «incitatives».

D'autant que la présence canadienne se fait partout sentir dans l'opaque industrie minière mondiale. À l'échelle de la planète, plus d'une compagnie minière sur deux serait au moins en partie canadienne. En 2003, 53 % des entreprises minières actives en Afrique étaient canadiennes. Elles sont présentes en Zambie, au Botswana, en Guinée, au Niger, en Tanzanie, au Zimbabwe, au Mali, en Angola... Ensuite, 60 % de l'ensemble des sociétés minières sont enregistrées à la Bourse de Toronto, une place boursière dont les détracteurs n'ont de cesse de dénoncer la permissivité.

Permissivité? Cette Bourse abrite plus de 1000 sociétés minières de partout dans le monde, ce qui en a fait leur capitale financière, mais aussi, disent les critiques, un paradis de la spéculation et une couverture judiciaire, avec le soutien politique et diplomatique d'Ottawa. À l'une ou l'autre des entreprises mises en cause, ont apporté leur contribution, à titre notamment de conseiller spécial, les anciens premiers ministres Joe Clark, Brian Mulroney et Jean Chrétien.

Contrairement à ce qui se fait à New York, on n'obligerait pas à Toronto les sociétés brassant des milliards à faire une distinction claire entre leurs ressources potentielles et les réserves avérées. Concrètement, cela donne lieu à un flou: des concessions minières peuvent demeurer longtemps inexploitées pendant que les compagnies qui en ont obtenu les droits verront la valeur de leurs actions continuer de grimper. L'une des urgences, estiment les défenseurs des droits de la personne, est de mettre les populations à l'abri de l'arbitraire des cours financiers, afin d'éviter que la convoitise ne transforme un gisement prometteur en zone de conflits et en accélérateur d'appauvrissement social.

D'où ce jeu de mots entendu par M. Tougas quand il était au Congo-Kinshasa en novembre dernier: «Les propriétaires de minières sont moins des travailleurs de brousse que des opérateurs en Bourse.»

De tous ces procès, le vice-président d'Anvil, Robert LaVallière, n'a cure. «Nos activités sont apolitiques.» L'industrie minière ne mérite pas, dit-il, la sale réputation que lui font des médias et des ONG. «Nous payons 30 % d'impôt, des redevances de 2 %; 10 % des profits nets de notre mine de Dikulushi vont aux communautés locales. Nous construisons des écoles, des cliniques, des routes... »

Du reste, affirme-t-il, il ne faut pas mettre toutes les minières dans le même sac. Il assure que la «gouvernance» des entreprises en général et celle d'Anvil en particulier s'améliorent en matière de responsabilité sociale et de développement durable. Occulte, le monde minier? Il en récuse l'idée: «Les sociétés cotées en Bourse, que ce soit à Toronto, à Londres ou en Australie, sont tenues à des exigences de transparence.»

source : Le Devoir

jeudi 17 janvier 2008

Un séminaire "Découvrir l’Afrique" aura lieu à Montréal le 30 janvier prochain

Le responsable du Comité Réseaux Entrepreneurs d'Agir pour le Développement Canada, Christian Wopperer, nous a informé ce jeudi que le Conseil Canadien pour l'Afrique organisait du 29 janvier au 7 février une série de séminaire autour du thème "Découvrir l'Afrique". Cette série de séminaire est de passage à Montréal le 30 janvier prochain. Voici la présentation qui est donnée au sujet de ces séminaires :

"Il est question de l'Afrique dans les journaux et à la télévision sur une base quasi-quotidienne. Malheureusement, les nouvelles provenant de ce continent de 53 pays comptant plus de 900 millions de personnes sont rarement positives. Pourtant, chaque jour, il y a en Afrique de nouvelles opportunités d'affaires, de transferts technologiques, d'échanges de savoir-faire, d'importations, d'exportations, d'investissements ou encore des occasions de s'impliquer dans les projets d'aide financés par des institutions internationales. Le continent africain affiche un taux de croissance de son PIB de plus de 7%. L'an passé seulement, nous avons répertorié et distribué à nos membres plus de 1 500 occasions d'affaires en Afrique, et nous sommes conscients qu'il y a encore plus à faire et à découvrir.

Plusieurs sociétés canadiennes font déjà des affaires en Afrique. Vous trouverez ci-joint quelques exemples de ce que font des entreprises d'ici. Nous sommes convaincus que d'autres compagnies canadiennes et institutions pourraient avoir du succès sur le continent africain. La force de notre économie bénéficiera assurément d'un accroissement de nos échanges commerciaux internationaux et d'investissements à travers le monde. Le Canada doit s'impliquer davantage auprès de cette Afrique en émergence, comme le font présentement les autres pays du G8, la Chine et l'Inde.

Même si vous êtes déjà actif en Afrique, les séminaires 'Découvrir l'Afrique' vous permettront d'obtenir des informations récentes et pertinentes sur le potentiel d'affaires de l'Afrique. Aussi, si vous connaissez des organisations ou des sociétés canadiennes qui gagneraient à participer au séminaire, nous vous serions reconnaissants de leur faire part de cet événement afin qu'ils puissent bénéficier d'informations et de données qui peut-être changeront leur perception de l'Afrique et les encourageront à étendre leurs activités au continent africain."

- Pour information et inscription -

Séminaire à Montréal, le 30 janvier 2008, Hôtel Hyatt Regency
Personne contact : Nathalie Désourdy, CCAfrique
Courriel : nathalie.desourdy@ccafrica.ca
téléphone : 1 877 263-9116

lundi 14 janvier 2008

Excellente année 2008 sous le signe de forMISSION !

Bonjour à toutes et à tous,


Et meilleurs voeux en cette nouvelle année qui commence !

Pour le projet forMISSION, 2008 représente une année charnière : année de préparation en vue du grand lancement de l'aventure en octobre 2009.

2008 est donc une année cruciale pour notre initiative, et ce à plusieurs titres.

Tout d'abord, les différents comités de travail mis en place vont avoir pour tâche de mener à bien les premières missions que nous nous sommes assignées.

Avec à leur tête les différents responsables que nous avons désignés lors de notre dernière assemblée générale (pour rappel, Christian Wopperer au Comité entreprises, Eglantine Hontanx au Comité Gabon, Carl Savoie au Comité Gala, et moi-même au Comité Financement), ces comités doivent livrer leurs premiers résultats au cours du premier semestre.

Ces comités vont communiquer entre eux. Le blog est l'un des outils que vous pouvez utiliser pour faire circuler les informations.

Je précise que le gala 2008, initialement prévu en juin prochain, a été repoussé au mois de septembre après discussion au cours du dernier CA.

De même, je tiens à vous annoncer que, pour des raisons pratiques, nous souhaitons intervertir les titres de Trésorier et Trésorier-adjoint entre Alexandre Bacon et Simon Cicolella. Les deux intéressés sont d'accord. Vous serez consultés dans les prochaines heures pour donner votre avis à ce sujet.

Enfin, pour information, ce jeudi sera officiellement ouvert un compte bancaire d'Agir à la Caisse Desjardins du Plateau Mont-Royal. Ce compte bancaire permettra notamment d'éditer des chèques et (surtout) d'en recevoir...

Une fois encore, recevez mes meilleurs voeux et que cette année 2008 soit fructueuse pour notre projet.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

mercredi 19 décembre 2007

Une émission de webradio consacrée à l'Afrique sur CHOQ.FM

Vous aimez l'Afrique ? Vous voulez voyager sans forcément vous déplacer ?

Agir pour le Développement Canada vous invite à aller écouter la dernière émission de EN ROUTE POUR L'AFRIQUE À CHOQ FM (13 décembre 2007), et plus particulièrement le montage de la saison automne 2007 (entre 14:13 et 30:27) ; émission réalisée notamment par Stéphanie L-Bérubé, étudiante en Animation et Recherche Culturelles àl'UQAM.

Le montage de la saison automne 2007 vous apportera, en l'espace d'une quinzaine de minutes, un aperçu général des douze semaines de diffusions passées : invités, sujets, thèmes, prestations, etc.

Cette émission fait la promotion des musiques africaines et de l'approche culturelle du continent.
Pour écouter: http://www.choq.fm/afrique.html

Bonne évasion !

samedi 8 décembre 2007

Coopératives en Afrique : un modèle d'entrepreneuriat équitable ?




L'un des membres sympathisants d'Agir pour le Développement Canada, Danny Roy, se rend en janvier prochain pour 6 semaines au Mali dans le cadre d'un projet de développement d'une coopérative de femmes. Pour forMISSION, nous lui avons demandé de nous en dire plus...

mercredi 28 novembre 2007

Le projet forMISSION se rapproche de l'entrepreneuriat social

Dans le cadre de son programme "A go, on change le monde", l'Institut du Nouveau Monde de Montréal (INM) cherche à promouvoir depuis plusieurs mois toutes les initiatives d'entrepreneuriat social.
L'INM a donc invité Agir pour le Développement Canada à lui faire parvenir un descriptif de son projet phare, forMISSION, pour l'afficher sur son portail d'information à destination de ses milliers d'usagers.

Voici le descriptif que nous avons envoyé :

" Le projet forMISSION a vu le jour lors d’un séjour professionnel au Gabon, il y a près de 3 ans. A cette époque, je me suis rendu compte que, dans ce pays comme dans bien d’autres pays du continent africain, nombre de jeunes et talentueux entrepreneurs en devenir quittaient leur terre natale pour gagner l’eldorado du Nord, et ce alors même que cet « eldorado » pouvait se révéler n’être finalement qu’un simple miroir aux alouettes.

Je me suis alors pris à rêver à une structure qui n’imposerait pas la charité à ces jeunes là pour leur permettre de rester dans leur pays d’origine, mais leur offrirait des conditions réelles de développement en leur apportant certes une assistance financière mais aussi et surtout un partenaire d’affaires qui les aiderait à démarrer leur entreprise ; un partenaire entrepreneur qui respecterait leurs conditions propres de développement et échangerait avec eux les clés d’un succès aussi bénéfique pour l’un que pour l’autre… C’est ainsi qu’est né le concept d’ « entreprenariat équitable ».
ForMISSION vise ainsi à créer un échange de procédés et de savoirs-faires entre entrepreneurs canadiens et porteurs de projets d’entreprise en Afrique subsaharienne, sur la base d’un modèle respectant le progrès social et les normes de développement durable adoptées au niveau international.

Les principaux objectifs du projet sont les suivants :

• Former à la pratique entrepreneuriale, au Canada, et chaque année à compter de 2009, dix porteurs de projets d’entreprise originaires d’Afrique subsaharienne ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Donner lieu, chaque année à compter de 2010, en Afrique subsaharienne, à la naissance de dix entreprises sur le modèle de coopératives, parrainées par dix entreprises canadiennes déjà en activité ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Accompagner le suivi, en partenariat avec les autorités des pays concernés, des entreprises nouvellement crées ;

• Faire la promotion d’un comportement « citoyen et équitable » au travers des projets d’entreprises de type coopératif.

Philippe Régnoux
Président, Agir pour le Développement Canada "

Nous rencontrons les responsables du programme "A go, on change le monde" lundi prochain. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la portée de cette discussion.

lundi 26 novembre 2007

Harper promet de l'argent pour l'Afrique

Le premier ministre Stephen Harper a clôturé sa tournée africaine ce lundi en Tanzanie en s'engageant à contribuer 105 millions $ à une initiative humanitaire mondiale destinée à améliorer les conditions de vie en Afrique, et en promettant de doubler l'aide canadienne au continent noir. Un reportage signé Alexander Panetta.

Stephen Harper promet une aide financière mais il a aussi admis que le niveau de l'aide étrangère canadienne a chuté sous la moyenne des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il a attribué cette baisse à la croissance inattendue de l'économie nationale. Au cours des 18 derniers mois, elle a été tout simplement «beaucoup plus forte que nous l'avions prévu», a-t-il dit.

L'aide canadienne à l'étranger était de 0,35 pour cent du PIB en 2005. Elle a reculé à 0,3 pour cent en 2006 et pourrait chuter à 0,29 pour cent d'ici 2010, selon des documents du ministère des Finances obtenus par le réseau CTV.

M. Harper a annoncé que le Canada doublera l'aide canadienne à l'Afrique d'ici l'année budgétaire 2008, un engagement qui remonte au précédent gouvernement libéral.

Les entreprises canadiennes sont les plus gros investisseurs dans les secteurs des mines d'or et de l'exploration pétrolière et gazière en Tanzanie. Ces sociétés ont contribué à une progression impressionnante de 6,2 pour cent de la croissance du PIB tanzanien en 2006, et le pays estime que c'est grâce à l'aide étrangère qu'il a pu scolariser presque tous les enfants. Mais le niveau de vie du pays d'environ 39 millions d'habitants demeure bas, et le processus n'a pas toujours été sans heurt.

Le premier ministre a finalement reconnu la tenue de la rencontre, en conférence de presse. «Nous nous attendons toujours à ce que nos entreprises agissent de manière responsable et dans le respect des lois des pays où elles sont implantées», a-t-il dit. Il a refusé de faire des commentaires sur une compagnie en particulier.