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mercredi 22 août 2007

Baisse de 1,4% du taux de croissance au Gabon en 2008

Le taux de croissance réel du Gabon va baisser de 1,4% en 2008 en raison de la stagnation de la production pétrolière, en dépit de la bonne tenue des cours du pétrole brut sur le marché international, a déclaré, mardi à Libreville, le directeur général du Budget au ministère gabonais de l’économie et des finances, Juste Valère Okologo.

De 5,6 pour cent en 2007, le taux de croissance va passer à 4,2%, soit une baisse de 1,4 pour cent, a indiqué M. Okologo, à l’ouverture de la conférence budgétaire, ajoutant que la production pétrolière va s’établir à 12,9 millions de tonnes en 2008 contre 12,5 millions de tonnes en 2007.

Dans le programme conclu avec le FMI, le budget de l’année 2008 sera marqué par la poursuite d’un programme économique démarré depuis le mois de mai dernier. Le cadrage budgétaire du programme viserait à réduire le déficit primaire hors pétrole à 10 pour cent du PIB hors pétrole en 2008 contre 11,5 % en 2007.

jeudi 2 août 2007

Le Gabon songe déjà à l'après-pétrole et à exploiter son "or vert"

Le gouvernement gabonais a compris que la seule façon d’éviter une dégradation des finances publiques, c’est de composer avec la bonne gouvernance, le développement durable, mais aussi la richesse forestière.

L'économie gabonaise dépend étroitement des matières premières. Or, sa production pétrolière a entamé son déclin en 1997 et, sauf découverte de nouveaux gisements, la question de l'après pétrole se posera sérieusement pour le Gabon à l'horizon d'une dizaine d'années.


C’est ainsi que le gouvernement gabonais se lance à préserver la biodiversité, le président français Sarkozy en visite au Gabon, a été invité à visiter la forêt de la Mondah à la rencontre d'organisations non gouvernementales : la Wildlife conservation society (WCS), le World wild fund for nature (WWF), avec lesquelles l'Agence française du développement a signé un accord de partenariat, et des ONG locales.


WCS et WWF participent à la gestion des parcs nationaux du Gabon et à la valorisation de son patrimoine forestier.

Le Gabon (1,4 million d'habitants selon l'Onu) est en Afrique un pays pionnier en matière de préservation de la forêt.
Ses 13 parcs nationaux s'étendent sur plus de 10% de la forêt équatoriale gabonaise, qui, elle-même, couvre environ 80% des 268.000 km2 du territoire gabonais - c'est la deuxième forêt de ce type dans le monde après la forêt amazonienne, un atout dans la lutte contre le réchauffement climatique.


source : congoplus

samedi 14 juillet 2007

Gabon : les enjeux de l'après-pétrole

J'ai découvert ce matin une analyse très pertinente sur l'après-pétrole au Gabon dans un article signé Muriel Devey, intitulé "Gabon : un après-pétrole qui se met lentement en place" et publié sur le site d'Afriqu'Echos Magazine.

Certains élements concernent notre projet forMISSION au plus haut point.

On apprend en effet que, "dans le secteur tertiaire, le gouvernement gabonais mise sur les services financiers (banques, assurances), déjà bien développés, les transports, en particulier aériens et les télécommunications, l’objectif étant de faire du Gabon une sorte de hub dans la région".

Mais on découvre surtout que le gouvernement gabonais cherche "à parfaire le cadre des affaires, [... et à] former des ressources humaines adaptées aux nouvelles donnes économiques, pour attirer des investisseurs. Et à impliquer davantage de Gabonais dans le créneau des affaires pour créer un vrai réseau de PME/PMI détenues par des nationaux."

Et, selon l'auteur de l'article, l'implication des gabonais dans les affaires ne serait "pas facile".

Elle prend en exemple le secteur du tourisme : « le Gabon a peu d’expérience en matière d’écotourisme. Il manque de managers et de guides. Le guidage est à lui seul un vrai casse-tête, car l’écotourisme, dont la clientèle est principalement anglo-saxonne, nécessite de très bons guides, au moins bilingues et qui connaissent bien la faune et la flore ».

Quant à l’esprit d’entreprise, il resterait marqué par "quatre décennies de pratique rentière et un clivage ville/campagne très important".

Les jeunes gabonais, de leur côté, se sentiraient "prêts à relever le défi de la diversification, [mais] se plaignent d’un système qui limite, voire bloque leurs initiatives."

Un étudiant témoigne : "les vieux réseaux sont toujours là, qui nous empêchent de prendre notre envol. Si tu n’as pas un ministre ou un grand ponte dans ton entourage, tu ne peux rien entreprendre. Il y a des chasses gardées. Impossible d’y toucher ».

Je vous invite à découvrir l'ensemble de cette analyse sur
le site d'Afriqu'Echos Magazine.

lundi 2 juillet 2007

Lancement de la campagne "Publiez ce que vous payez au Gabon"

Une coalition d'organisations non-gouvernementales gabonaises ont lancé vendredi dernier à Libreville une campagne intitulée ‘‘Publiez ce que vous payez’’ (PCQVP), dans le but de favoriser une gestion transparente des revenus pétroliers au Gabon.

Le Gabon, en 2005, a été classé au 73e rang mondial pour le revenu par habitant ; il n'atteignait que la 123e place dans le classement de l'Indice de développement humain établi par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
source : gaboneco.com

mardi 12 juin 2007

Gabon : vers plus de transparence dans l'industrie du pétrole

En 2005 un rapport sur les revenus pétrolier et miniers du Gabon avait ouvert la voie vers une transparence des industries extractives.
Une initiative qui traduit, selon Fidèle Ntissi, président du Groupe d'intérêt ITIE au Gabon, « l'enracinement de la volonté du Gabon à poursuivre, sans tambour ni trompette, son effort de renforcement de la transparence et de la bonne gouvernance (...) ».
En 2005, souligne le rapport de Ernst & Young, les sociétés pétrolières ont déclarés des redevances minières proportionnelle pour un montant plus élevées que celle de l'Etat ; de même que des différences entre les déclarations des dividendes issus des participations montrent un montant légèrement plus élevé pour l'Etat.
source : allAfrica.com

dimanche 3 juin 2007

Au Gabon, quelles perspectives après le pétrole ?

Frédéric Lejeal est de ceux qui pensent que, la baisse des réserves pétrolières prouvées, même si elle reste lente, n’en demeure pas moins inéluctable.
« Anticiper et prévenir la chute des recettes tirées de l’or noir, telle est la figure imposée à tout gouvernement soucieux de préparer l’avenir, et que celui du Premier ministre très social, Jean Eyeghé Ndong, s’est empressé d’adopter dès sa prise de fonction en janvier 2006 », soutient-il.
Frédéric Lejeal estime que sa pensée rentre dans la ligne droite du raisonnement du FMI. « C’est aussi le message que le Fonds monétaire international (FMI) a voulu adresser, le 7 mai, avec l’approbation d’un programme triennal d’un montant de 117,3 millions de dollars couvrant la période 2007-2010 au terme de négociations ayant salué les progrès réalisés depuis trois ans.
Ce programme se concentre sur trois objectifs économiques : la réduction du déficit budgétaire, la maîtrise des finances publiques et l’engagement de réformes plus volontaristes afin d’encourager l’essor de secteurs appelés à se substituer aux hydrocarbures.
Et ceux-ci ne manquent pas. Le Gabon s’y tiendra-t-il ? Si ces recommandations sont classiques - pour ne pas dire convenues - lorsqu’elles sont appliquées à n’importe quel pays à revenu intermédiaire, elles prennent tout leur sens au Gabon, où la croissance de ces dernières années n’a pas été à la hauteur de ses multiples potentialités, notamment de son agriculture » fait-il remarquer.
Il ajoute que, malgré une croissance supérieure à 5 % attendue en 2007, le Gabon reste trop modeste dans ses ambitions. Il lui arrive néanmoins de surprendre. « L’exemple en est donné avec la gratuité des soins dans les hôpitaux publics ou la forte augmentation du salaire minimum, décidée en octobre 2006 par le chef de l’État, Omar Bongo Ondimba. Cette décision n’était pas un luxe. Gelé à 44 000 F CFA (67 euros), le Smig n’avait pas été revalorisé depuis vingt-deux ans. De quoi répondre favorablement aux revendications et aux besoins des populations les plus pauvres. Mais cette seule mesure a suffi à raidir, pour ne pas dire agacer le FMI, une institution dont l’hostilité quasi sacerdotale vis-à-vis des hausses salariales dans les pays appliquant ses programmes n’est plus à prouver », conclut-il.
source : gaboneco.com