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mardi 10 juillet 2007

Qui respecte le code du Travail au Gabon ?

Alors que la coopération entre le Gabon et l’Organisation internationale du travail (OIT) s’est toujours déroulée sans heurts, avec, pour preuve une ratification par les autorités des recommandations et un respect des normes édictées par cette organisation, la série de privatisation des entreprises parapubliques qu’a enregistré le pays a été l’occasion pour de nombreux travailleurs de mettre en exergue le non-respect du droit du travail, plus particulièrement du code du travail.

Selon Augustin Emane, maître de conférence à l’université d’Auvergne et auteur d’un opuscule intitulé “Le droit du travail à la croisée des chemins : l’exemple du Gabon”, ce pays, avec un taux d’urbanisation proche d’environ 75% et un nombre important de matières premières (pétrole, manganèse, bois, etc.) n’est pourtant pas très différent des autres pays d’Afrique dans lesquels on déplore des manquements dans l’application du droit du travail. Car, “il n’est pas rare de voir des travailleurs s’engager sur des bases qui se situent aux antipodes de ce que prévoit le code du travail.”

L’universitaire explique cette situation : “On observera que la mévente des matières premières a toujours pour conséquences des réductions d’effectifs dans les entreprises. Les salariés ainsi licenciés auront souvent tendance à rejoindre le secteur non-structuré… Il faut savoir que l’on est ici dans un contexte dominé par des civilisations orales … le droit moderne, dont la création est le fait des élites, est considéré à tort ou à raison comme destiné à leurs propres intérêts. De ce fait, il est souvent entouré d’une grande suspicion, ce qui le rendra peu attrayant.”

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sur Gaboneco.com

jeudi 5 juillet 2007

Gabon : mauvaise expérience pour Maroc Telecom

Maroc Telecom avait remporté l'appel d'offres international lancé en 2006 par le gouvernement gabonais pour reprendre les rênes de Gabon Telecom.

Le nouveau management, mis en place dès le 9 février dernier, éprouve depuis quelques difficultés pour concrétiser son partenariat avec l'opérateur téléphonique gabonais.

Ainsi, malgré les efforts déployés par les Marocains, Maroc Telecom ferait l'objet d'une véritable campagne de dénigrement... dans la presse locale. Sans compter les tracts mis en circulation par ceux qui tentent de remettre en cause la privatisation ou qui souhaitent revenir à une situation antérieure caractérisée par une gabegie généralisée.

En outre, selon les nouveaux dirigeants de Gabon Telecom, « l'examen des contrats aurait fait apparaître que la plupart d'entre eux ont été conclus à des prix extrêmement élevés par rapport au marché. De plus, les paiements sont intervenus sans contrepartie ou par des prestations en deçà des niveaux exigés (...) ».

Par ailleurs, souligne-t-on, "les avantages en nature que s'octroyaient les dirigeants étaient sans commune mesure avec les normes admises dans une entreprise ( dotations téléphoniques illimitées, parc de véhicules pléthorique, allocations de carburant excessives, frais de missions somptuaires etc. ".

Il n'en demeure pas moins que la nouvelle grille des tarifs des communications téléphoniques au Gabon devrait apporter un nouveau souffle au développement économique du pays : les sociétés privées en bénéficieraient en premier lieu pour leur expansion.

source : allAfrica.com