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lundi 31 mars 2008

Participez à la rédaction de notre "Charte de l'entrepreneuriat équitable"

Agir pour le Développement Canada a décidé de consulter ses membres jusqu'au 30 mai prochain pour aboutir à la rédaction de la 1ère Charte de l'entrepreneuriat équitable. Ce document servira de cadre pour nos futurs entrepreneurs partenaires du projet forMISSION. Vous êtes toutes et tous invités à donner votre avis et à apporter votre active contribution à ce qui n'est, pour le moment, que l'ébauche d'un futur code de conduite des entrepreneurs responsables.

Le projet forMISSION, qui vise dès 2009 l'accueil au sein d'entreprises canadiennes d'au moins cinq porteurs de projets d'entreprises originaires d'Afrique Subsaharienne, est une initiative basée sur la règle de l'effort partagé.

forMISSION : un projet axé sur la règle du gagnant-gagnant

Nous partons du principe que le développement d'une économie saine dans les pays du Sud passe d'abord par une prise en main des moyens de production et des méthodes de travail par les populations elles-mêmes, et ce avec le soutien actif d'entreprises du Nord désireuses de faire des affaires non pas grâce à ces populations mais dans le cadre d'un partenariat assumé avec elles.

Ainsi, les populations locales doivent proposer et défendre un projet viable pour pouvoir participer au projet forMISSION et, en contrepartie de cet effort, les entreprises partenaires doivent s'engager à pratiquer avec elles un échange de savoir-faire juste et équitable en vue de bâtir une stratégie de développement d'affaires aussi efficace qu'épanouissant.

Une charte comme code de bonne conduite entrepreneuriale

Le Conseil d'administration d'Agir pour le Développement Canada a exprimé le souhait de ne pas ériger cette future charte entre les mains de quelques personnes seulement mais, au contraire, de faire que ce texte soit le résultat d'une implication collective et le fruit d'une réflexion nourrie par un débat d'idées.

C'est pourquoi nous souhaiterions recueillir d'ici au 30 mai prochain vos avis, réflexions, ajouts, modifications, précisions, suggestions et commentaires divers et variés autour de ces premières notions que nous souhaiterions voir figurer dans la futur Charte de l'entrepreneuriat équitable :

Etre un entrepreneur équitable, c'est

1. Faire partager à d'autres la passion de l'entrepreneuriat par l'échange de savoir-faire

2. Pratiquer l'entrepreneuriat en assurant des conditions sociales dignes et épanouissantes à toutes celles et ceux qui en vivent

3. Défendre et développer des méthodes d'entrepreneuriat favorisant une économie durable et juste

4. Incarner l'équilibre Nord/Sud en assurant un partage équitable des bénéfices retirés de toute activité menée avec des partenaires du Sud

5. Partager des méthodes de travail tout en respectant les spécificités locales des partenaires du Sud

6. Développer des activités entrepreneuriales respectueuses de l’environnement

7. Promouvoir et assurer, au travers d'un projet entrepreneurial, l'enrichissement mutuel de tous les partenaires au projet

Nous vous remercions par avance pour votre généreuse contribution !

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

dimanche 9 mars 2008

Le projet forMISSION en ordre de marche

Le récent Conseil d’administration d’Agir pour le Développement Canada, le 18 février dernier, a donné lieu à un certain nombre de remises au point ainsi qu’à des échanges fructueux en vue de mobiliser des fonds et de nouveaux partenaires pour les mois à venir. La mise en route du projet nécessite encore quelques ajustements.

Les comités de travail sur les rails

Je tiens, tout d’abord, à remercier et féliciter les responsables des différents comités de travail pour avoir engagé depuis le mois dernier, et ceci conformément à notre échéancier, les réflexions et actions en vue de mettre sur pied notre projet pour 2009.

Églantine Hontanx, responsable du Comité Gabon, m’a fait part des contacts officiels que son équipe a pris auprès des autorités gouvernementales gabonaises concernées par notre projet. Par son biais, ainsi qu’à la faveur du travail actif du Président d’Agir International, Arcadius Allogo, nous avons sollicité une aide financière pour l’ouverture d’un bureau permanent à Libreville, le paiement du salaire annuel de notre correspondant à Libreville, et le financement du voyage de travail d’Arcadius Allogo et de moi-même prévu pour le mois de mai prochain.

Carl Savoie, responsable du Comité Gala 2008, doit remettre au prochain CA le fruit du premier travail de préparation qui a eu lieu la semaine dernière. Un premier scénario de l’événement devrait être élaboré et une symbolique de ce premier grand rendez-vous devrait émerger dans les prochaines semaines.

Enfin, Christian Wopperer, responsable du Comité Réseau Entreprises, a produit un premier rapport de travail dans lequel il fait notamment état des attributions de chacun des membres de son comité : Mathieu Bélanger s'occupera du milieu des TIC, Robert de Chancenotte s'occupera d'Éco tourisme et lui-même de la Santé. Il n’y a, pour le moment, aucun membre en charge du Transport urbain.

Il est, d’autre part, précisé que les types d'entreprises recherchées sont celles :

1) ayant une recette commerciale gagnante
2) possédant et capable de transférer un savoir-faire
3) ayant un minimum de 4 ans d'existences
4) ayant un minimum de structure et de hiérarchie

Le Comité Réseau Entreprises précise qu’il n’y aura pas de critère lié au nombre d'employé ou de chiffre d'affaire pour sélectionner les entreprises canadiennes partenaires, mais qu’une évaluation diagnostic par le comité sera opérée avant d'accepter les entreprises participantes.

Le Comité Réseau Entreprises demande au CA de définir rapidement le profil des stagiaires entrepreneurs, la rémunération qui leur sera allouée, le type de prise en charge que nous prévoyons en termes d’assurances, de logement, et d’aspects légaux.

Enfin, il sera rapidement nécessaire de déterminer si l'entreprise aura un choix de candidat et une possibilité de refus et quels sont les possibilités offertes à nos entreprises partenaires au cas où un candidat, une fois au Québec, ne ferait pas l'affaire.

Financement du projet : redéfinir notre stratégie

Face à l’absence de financement attendu du côté de la Caisse Desjardins, il a été décidé d’aller chercher des fonds du coté des Fondations privées. Pour cela, une brochure de présentation est en cours de réalisation ; cette brochure sera dévoilée dans le courant du mois d’avril.

Le gala va constituer également une source de revenus pour le projet ForMission. L’objectif du gala est de réunir environ 80 personnes, dirigeants d’entreprises qui souhaitent afficher une couleur « sociale » en s’associant à notre projet d’entrepreneuriat équitable. Il s’agira de proposer un thème pour la soirée et les personnes présentes pourront réseauter.

Alexandre Bacon, notre Trésorier adjoint, a proposé de demander aux membres d’Agir pour le développement Canada d’effectuer le règlement de leur billet pour le gala à l’avance pour pouvoir débuter le financement de l'événement.

Il a également suggéré que, dans un premier temps et de manière générale, nous nous concentrions bien plus sur le recrutement de personnes intéressées par le projet ForMission que sur la recherche de fonds proprement dite.

Agir pour le Développement Canada pourrait ainsi approcher HEC, la Jeune Chambre de commerce, les clubs sociaux des universités, les fédérations étudiantes, les médias, radios étudiantes. Il pourrait être question d’aller présenter le projet aux étudiants dans les amphithéâtres avant leurs cours.

On pourrait ainsi être amené à recruter entre 2000 et 3000 étudiants, dont les plus motivés pourraient se voir confier des missions concrètes (organisation d’événements, levée de fonds pour le projet …).

Ils pourraient être informés par le biais de notre newsletter régulière et être inscrits comme contributeurs sur notre blog.

C’est une approche que je trouve d’autant plus pertinente qu’elle est basée sur la mobilisation du facteur humain, clef de voûte de tout projet d’envergure.

Définir le concept d’ « entrepreneuriat équitable »

Il est également nécessaire d’avancer sur la définition du concept d’ « entrepreneuriat équitable » incarné par notre projet.

L’idée reste d’enchâsser les grands principes, les valeurs de ce concept dans une charte et de demander aux entreprises participant au projet ForMission d’adhérer à ce pacte de « bonne conduite » entrepreneuriale.

Le CA propose donc dans un premier temps d’afficher les principes suivants comme base de notre réflexion et comme socle de valeurs à défendre :

Échange de savoir-faire
Respect des conditions sociales
Économie durable et juste
Équilibre Nord/Sud
Respect des spécificités locales
Respect de l’environnement
Enrichissement mutuel des partenaires

Un document de travail va être mis sur ce blog et les membres d’Agir pour le développement Canada seront invités à donner leur avis et à l'enrichir par leurs réflexions et propositions.

Encore un grand merci à toutes et à tous !

Philippe Régnoux, Président, Agir pour le Développement Canada

vendredi 7 mars 2008

Quels investisseurs pour quel avenir au Gabon ?

Attirer les investissements étrangers est devenu un objectif prioritaire du gouvernement gabonais depuis qu’est décriée la forte dépendance de l’économie nationale vis-à-vis de la manne pétrolière et que, mondialisation aidant, de nombreux intérêts étrangers recherchent des opportunités d’investissement un peu partout sur terre. Profitant à cet effet de sa réputation de pays stable, le Gabon a attiré de nouveaux investisseurs, aussi bien étatiques que privés. Comment se manifeste cette diversification ? Quels en sont les principaux acteurs ? A quoi peut s’attendre le Gabon ? Compilation des quelques données qui transparaissent de cette effervescence économique.

Une étude menée aux États-Unis a démontré que les investissements réalisés en Afrique rapportent beaucoup plus que ceux effectués dans le reste du monde, notamment en Asie et en Amérique Latine. Aussi bon nombre d’investisseurs recherchent des pays d’Afrique pouvant garantir la sécurité de leurs investissements. Le Gabon, qui a longtemps été considéré comme une exclusivité de la France, offre ce cadre sécurisé tant recherché et a amorcé depuis quelques années une diversification de son partenariat économique. Si bien qu’il attire de nouveaux investisseurs, aussi bien étatiques que privés, en provenance de pays qui n’étaient pas traditionnellement ses partenaires.

Le contexte gabonais

Le climat politique stable, la présence d’infrastructures viables et de lois commerciales favorables à l’investissement étranger sont quelques éléments qui font en effet du Gabon un espace propice aux affaires en Afrique. La prospérité économique engendrée par le pétrole, la situation géographique marquée par 800 km de façade maritime, la stabilité politique et sociale et l’appartenance à une zone monétaire sécurisée, expliquent pourquoi de nombreux investisseurs étrangers répondent positivement aux invitations du Gabon à venir s’y installer ou à y développer des affaires.

La création de l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP) qui a pour missions de faciliter les démarches administratives relatives à la création d’une entreprise, d’informer et de conseiller les investisseurs ; l’organisation à l’étranger des “Journées économiques du Gabon” dont la plus mémorable reste celle organisée en Chine en octobre 2006 ; les diverses missions de VRP du ministre de l’Économie et des Finances et le déploiement diplomatique du ministère des Affaires étrangères, témoignent véritablement d’une volonté des pouvoirs publics gabonais à procéder à une diversification aussi bien de son économie que de ses partenaires internationaux.

Dans la plupart des secteurs où des appels d’offres ont été lancés, ou dans les secteurs qui nécessitent d’importants moyens financiers, le Gabon n’a pas hésité à choisir des adjudicataires étrangers. Ainsi, en 1999, l’attribution des licences de téléphonie mobile a échu à deux pays : L’Egypte et les Pays-Bas. Plus récemment, la Libye a acquis aussi bien la radio Africa N°1 que l’ancien hôtel Intercontinental de Libreville. De même, ce pays va construire un important complexe hôtelier sur le front de mer librevillois.

Dans le secteur forestier, des groupes étrangers, notamment Malais, ont repris plusieurs compagnies forestières franco-gabonaises et d’autres sociétés, notamment Espagnoles, Italiennes ou Libanaises ont investi, à côté des industriels français, dans le déroulage de l’okoumé et la fabrication de contreplaqué.

Par ailleurs, le programme de privatisation recommandé aux autorités gabonaises par le Front monétaire international (FMI), a été l’occasion pour d’autres intérêts de prendre pied au Gabon. Ainsi, le norvégien Scancem a repris les Ciments du Gabon, l’italien Cora Wood a racheté la Compagnie Forestière du Gabon (CFG), le malaisien Winnerpac s’est vu confié la gestion de la palmeraie d’Agrogabon tandis que Maroc Telecom a repris Gabon Telecom.

La coopération Sud-Sud du Gabon s’effectue également au niveau sous-régional. Le pays fait partie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. En décembre 2007, le Gabon a lancé sur le marché financier de l’Afrique centrale un emprunt obligataire visant à collecter 100 milliards CFA. Au terme de l’opération, 81 milliards de FCFA ont été rassemblés qui ont permis le rachat anticipé de la dette extérieure du Gabon.

Cette ouverture tous azimuts du Gabon ne s’est toutefois pas opéré au détriment des partenaires traditionnels du pays au titre desquels on compte la France et l’Union européenne. Ceux-ci continuent de jouer leur partition dans le jeu économique du Gabon et l’afflux de nouveaux partenaires n’a, en rien, entamé leur position de ténor.

Les partenaires traditionnels du Gabon : la place du Canada

Bien qu’ayant fermé son ambassade à Libreville en juin 2006, le Canada intervient au Gabon à travers l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Son programme d’aide s’articule autour de six priorités concernant la bonne gouvernance et dans une moindre mesure le développement du secteur privé et l’environnement.

En 2004-2005, l’aide publique au développement du Canada envers le Gabon s’est chiffrée à 5,48 millions de dollars.

Les nouveaux partenaires du développement : le BRIC

La diversification économique du Gabon consiste en une série de partenariats avec des pays qui jusqu’ici ne figuraient que très timidement dans son carnet d’adresses diplomatique et économique.
Un acronyme est ainsi apparu, le BRIC, qui désigne un groupe précis de ces nouveaux partenaires : Brésil, Inde et Chine. On assiste également au renforcement de relations avec des pays qui avaient déjà des relations économiques avec le Gabon, à l’instar du Japon.

Aussi, même s’il s’agit d’un partenaire de longue date, les États-Unis d’Amérique sont classés parmi les nouveaux compagnons économiques du Gabon. Ils jouent un rôle particulièrement important dans le secteur pétrolier.

R. Barrie Walkley, le précédent ambassadeur des États-Unis en République Gabonaise expliquait, en 2007, que “les capitaux privés américains investis au Gabon se montent à environ 250 millions de dollars. Les entreprises américaines sont parmi les cinq plus grands producteurs de pétrole du pays et dominent également les services pétroliers.

Les USA sont la destination principale des exportations pétrolières du pays, ce qui en fait le client n° 1 du Gabon. Les États-Unis sont également engagés dans d’autres domaines d’activité, mais à moindre échelle. Ils sont présents ou en passe de l’être dans les secteurs de la banque, de l’exploitation forestière et du bâtiment.

Par ailleurs, depuis 2002 lors du Sommet mondial du développement durable, les États-Unis ont lancé un partenariat en faveur des forêts du bassin du Congo. A cet effet, ils coopèrent étroitement avec le Gabon et les cinq autres pays du bassin.

Annoncée comme l’une des quatre premières économies mondiales dans une vingtaine d’années et comme la première puissance démographique à l’horizon 2030 avec 1,5 milliard d’habitants environ, l’Inde a enregistré des succès économiques marqués par une croissance annuelle de plus de 8% depuis 2005. Elle est donc appelée à devenir un marché incontournable dans lequel le Gabon voudrait déjà prendre pied. C’est dans cette optique que les gouvernements indien et gabonais ont négocié en juillet 2007 un prêt de 14,5 millions de dollars (environ 7 250 millions de FCFA) destiné à la construction de 300 logements socio-économiques à Bikélé, une bourgade située à 14 km de Libreville.

Le projet, qui intègre aussi l’aménagement, à proximité des logements, d’équipements collectifs, dont une école primaire, un centre médical, un institut de formation aux technologies de l’information et de la communication et d’un centre commercial, vise à réduire un déficit de 150 000 logements accusé par le Gabon.

Dans ce nouveau contexte, l’Afrique, dont fait partie le Gabon, est courtisée par toutes les puissances de la planète, États-Unis et Chine en tête. Qu’y a-t-il donc vraiment à perdre ? Comment orienter positivement les grands flux financiers générés par le nouvel ordre mondial qui se dessine ? Les spécialistes et les politiques ont là du grain à moudre et des options capitales de développement à prendre pour une sortie du sous-développement. La prospérité est possible. Si le Gabon le veut.

source : gaboneco

lundi 20 août 2007

Accompagner les porteurs de projet

Chers camarades, chers amis,

Notre réunion du 15 août a permis de faire ressortir certaines idées nouvelles à propos de forMISSION.

L'aspect le plus novateur de nos réflexions me paraît être celui visant le recrutement de nos futurs stagiaires : ainsi, il a été décidé que ce recrutement ne se ferait plus uniquement sur diplômes, mais aussi et surtout sur la base des projets d'entreprises portés par nos candidats.

L'intérêt de la démarche est double : d'une part, elle permet de cibler bien plus précisément les attentes de nos futurs gestionnaires d'entreprises et, d'autre part, elle permet de responsabiliser au mieux toutes celles et ceux qui vont avoir l'opportunité d'être parrainé par nos entreprises partenaires canadiennes.

Ainsi, la sélection des porteurs de projets nécessite la mise en place, à Libreville, d'une structure capable à la fois de recruter les candidats à l'entrepreneuriat mais aussi de les aider dans la rédaction d'un plan d'affaire solide et réaliste.

Nous avons formulé, Arcadius Allogo et moi-même, une demande au Ministre des Finances du Gabon, Mr Charles M'ba, afin d'appuyer la mise sur pieds d'un bureau permanent d'Agir pour le Développement à Libreville ainsi que l'embauche d'un/e professionnel/lle en charge de la gestion locale de nos dossiers.

L'idéal serait que cette structure voit le jour dès cet automne.

Je vous informerai, dans les prochains jours, de la date précise de notre prochaine réunion, qui devrait se tenir au cours de la dernière semaine de septembre.

Cette renconte sera pour moi l'occasion de vous présenter le mémoire complet du projet forMISSION.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, une très bonne semaine.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

jeudi 26 juillet 2007

Gabon : la France perd de l'influence, la Chine en gagne

Au Gabon, si la France perd progressivement de son influence économique, surtout au profit de la Chine, elle reste le premier partenaire commercial de ce pays avec lequel Paris continue d’entretenir un lien privilégié.

Du côté de Libreville, et malgré une politique de rupture annoncée, Paris s’efforce de prolonger une amitié entretenue entre Jacques Chirac et M. Bongo Ondimba, doyen des chefs d’Etat africains et fin connaisseur de la vie politique française. Sur le plan militaire, la France maintient au Gabon une base permanente d’environ 800 soldats.

Pour l’ambassadeur de Chine au Gabon, Xue Jinwei, la vente du fer issu du gisement de Belinga permettra de rembourser tous les investissements et l’Etat gabonais ne s’endettera pas. Il a vivement dénoncé les allégations selon lesquelles la Chine veut piller l’Afrique.

Evoquant enfin le dynamisme de la coopération sino-gabonaise, M. Xue Jinwei a expliqué que « la coopération sino-gabonaise est bonne. Elle s’est accélérée depuis ces dernières années. La Chine et le Gabon ont leur désir de renforcer leur coopération notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, des télécommunications, des infrastructures, de la santé et la valorisation des ressources humaines. On peut dire que la formation est plus importante que l’exploitation des ressources naturelles. C’est pourquoi notre gouvernement fourni beaucoup d’efforts pour former des Gabonais dans différentes filières ».

source : infoplusgabon