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mardi 30 octobre 2007

Gabon : un budget 2008 resserré et en quête d''imagination"

Pour le cabinet Eyéghé Ndong II, en quête de marges de manœuvres financières plus larges pour sortir de la torpeur actuelle dans laquelle il se trouve plongé, les auditions de tous ses membres appelés à défendre leurs portefeuilles respectifs, à partir de demain mercredi, prennent des allures de « grand oral » au regard du contexte global de l’heure.

Le mot d'ordre reste celui de la rigueur en matière de gestion du budget de l’Etat afin de coller avant tout à l’esprit et la lettre de l’accord triennal de bonne gouvernance couvrant la période de 2007 jusqu'à 2010 conclu avec le Fonds monétaire international.

Il est vrai que depuis 2002, la politique financière empreinte d’austérité proposée par le FMI au gouvernement gabonais, a abouti à plusieurs résultats positifs ayant permis au même bailleur de fonds d'apprécier le rétablissement de la stabilité macroéconomique dans quatre grands domaines dont le secteur réel, les finances publiques, la monnaie et le crédit.

D’où, l’insistance du chef de l’Etat, Omar Bongo Ondimba, dans ses discours publics et directives à l’adresse du Premier ministre Eyéghé Ndong et son équipe pléthorique, à faire preuve de combativité sur le terrain et d’une réelle imagination en vue de concrétiser son projet de société victorieux en 2005 : « Mon projet, les Actes pour le Gabon ».


source : gabonews

mardi 23 octobre 2007

Pour un système financier plus robuste en Afrique

Un nouveau partenariat pour appuyer des systèmes financiers plus robustes en Afrique a été lancé le weekend dernier, à Washington, par l'Allemagne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, en marge des assemblées annuelles de la BM et du Fonds monétaire international.

Donald Kaberuka, président de la BAD, qui a applaudi ce partenariat a appelé à ne plus se cantonner aux pratiques habituelles pour pouvoir renforcer les secteurs financiers africains.

Les architectes du nouveau partenariat ont insisté sur le fait que les institutions financières africaines disposent de liquidités considérables. Les stratégies de renforcement du secteur financier devraient donc contribuer à libérer le potentiel actuel des banques et autres institutions financières africaines.

Actuellement, le volume total des crédits aux entreprises et aux particuliers représentent environ 14% du produit intérieur brut global de l'Afrique, soit un niveau insuffisant pour provoquer une accélération de la croissance et de la réduction de la pauvreté.

Porter cette proportion à 25% du PIB, niveau atteint par de nombreux autres pays à faible revenu, se traduirait par une augmentation des ressources d'investissement de plus de 70 milliards de dollars pour les ménages et les entreprises.

Le partenariat appuiera des mesures pour atteindre trois objectifs principaux, à savoir l'élargissement de l'accès de tous les agents économiques (entreprises, particuliers et ménages) à des services financiers, le développement des circuits financiers et l'accroissement de la diversité et de l'efficacité des services et le renforcement des capacités institutionnelles et réglementaires, mesuré par des indicateurs du cadre des affaires et d'autres mesures du développement institutionnel.

source : Le Matin

lundi 22 octobre 2007

De la manière dont les chinois orientent la Banque Mondiale

Chers camarades, chers amis,


Ce lundi, au cours d'une réunion du comité du développement de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), la Chine, par la bouche de son vice-ministre des Finances, Li Yong, a officiellement commenté la stratégie à long terme de la Banque mondiale.

En soi, rien d'étonnant ni de nouveau.

Cependant, à y regarder de plus près, ce commentaire chinois révèle beaucoup de l'approche très pertinente qu'adopte désormais le géant asiatique dans sa conquète des marchés émergents.

En effet, M. Li estime que la Banque Mondiale doit "respecter les caractéristiques de chacun des pays ainsi que la nature de leur développement respectif". En d'autres termes, s'adapter aux réalités et aux spécificités des pays émergents et non l'inverse.

C'est un enseignement très important.

Autre remarque tout aussi pertinente : selon la Chine, la Banque Mondiale doit "promouvoir l'innovation" et "doit aussi établir un nouveau partenariat équitable du développement avec les pays en développement, et explorer de nouveaux champs commerciaux motivés par la demande, tels que l'étude et la dissémination des expériences de développement, le soutien à la coopération Sud-Sud, ainsi que la promotion de l'intégration régionale."

A l'heure où le Canada s'embourbe en Afghanistan et annonce officiellement un désengagement progressif de l'aide en Afrique, sauf dans les pays où le besoin humanitaire est le plus criant - autrement dit pendant que le Canada continue à faire dans le charity business -, la Chine, elle, témoigne d'une brillante vision de ce qu'est la coopération internationale moderne en mêlant accompagnement financier à forte valeur ajoutée et promotion d'un modèle identitaire autour des Etats aidés.

Et ne croyez surtout pas que cela me réjouit...

Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

source : xinhua

jeudi 4 octobre 2007

Gabon : Une mission de contrôle du FMI à Libreville

Une mission du Fonds monétaire international conduite par Cyrille Brainçon est depuis quelques jours à Libreville pour évaluer les six premiers mois de l’accord triennal signé le 7 mai 2007 dernier entre l’Etat gabonais et le FMI.

Cette mission de contrôle effectuée par les experts de ce fonds consiste à évaluer les progrès réalisés par le Gabon au lendemain de la signature de cet accord qui permet à ce pays de bénéficier de l’assistance financière de cette institution sur une période de trois ans pour oxygéner son économie.

Cette revue semestrielle devrait permettre aux délégués du FMI d’apprécier le niveau de réalisation du programme énoncé par l’Etat gabonais lors de la conclusion de l’accord. Il s’agira entre autres d’évaluer les efforts consentis dans l’ajustement budgétaire, la gestion de la dépense publique et la restructuration de l’économie du pays en vue de mieux préparer l’après pétrole.

Depuis la signature de cet accord, des progrès significatifs ont été enregistrés par la partie gabonaise. Parmi ceux-ci, l’adoption récente par le conseil des ministres du nouveau Code général des Impôts, la publication par le trésor public des informations sur les collectifs budgétaires 2004, 2005, 2006, les rapports de la Cour des comptes sur l’exécution du budget 2003 et 2004, les rapports des audits des fêtes tournantes ainsi que les arriérés du Fonds d’entretien routier.

source : gaboneco

jeudi 13 septembre 2007

Gabon : un séminaire sur la bonne gouvernance à Libreville

Libreville accueille, depuis le 11 septembre dernier, un séminaire visant la mise en place d’une politique de bonne gouvernance, la promotion de la croissance et la réduction de la pauvreté par l’adoption d’un programme national pour le renforcement des capacités (Pronarec).

Ces échanges devraient notamment permettre d’identifier les capacités qui devraient exister au regard des objectifs de développement de croissance et de réduction de la pauvreté.

Les travaux de ce séminaire s’inscrivent dans le cadre de la poursuite des réformes institutionnelles entreprises par le gouvernement gabonais au lendemain de la signature de l’accord triennal avec le FMI et devraient favoriser l’émergence d’une expertise nationale dans le domaine de l’évaluation des capacités et de la formulation de stratégies sectorielles cohérentes.
source : gaboneco

mercredi 22 août 2007

Baisse de 1,4% du taux de croissance au Gabon en 2008

Le taux de croissance réel du Gabon va baisser de 1,4% en 2008 en raison de la stagnation de la production pétrolière, en dépit de la bonne tenue des cours du pétrole brut sur le marché international, a déclaré, mardi à Libreville, le directeur général du Budget au ministère gabonais de l’économie et des finances, Juste Valère Okologo.

De 5,6 pour cent en 2007, le taux de croissance va passer à 4,2%, soit une baisse de 1,4 pour cent, a indiqué M. Okologo, à l’ouverture de la conférence budgétaire, ajoutant que la production pétrolière va s’établir à 12,9 millions de tonnes en 2008 contre 12,5 millions de tonnes en 2007.

Dans le programme conclu avec le FMI, le budget de l’année 2008 sera marqué par la poursuite d’un programme économique démarré depuis le mois de mai dernier. Le cadrage budgétaire du programme viserait à réduire le déficit primaire hors pétrole à 10 pour cent du PIB hors pétrole en 2008 contre 11,5 % en 2007.

jeudi 14 juin 2007

Le Gabon doit se conformer aux nouvelles exigences du FMI

La mise en œuvre de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) devrait permettre au Gabon de faire face à un nouveau challenge plus d’un mois après la signature d’un accord triennal avec cette institution de Bretton Woods.
Le plus important sera d’améliorer le niveau des recettes, maîtriser les dépenses etc. Les actions à poser lors de la première année consistent, entre autres, à renforcer la gestion de la trésorerie, à intégrer les dépenses au titre des fêtes tournantes aux procédures budgétaires et surtout de préparer un inventaire de toutes les dépenses fiscales. La réduction des délais de paiement du Trésor public à 60 jours.

Les actions à poser lors de la deuxième année s’articuleront principalement sur une classification fonctionnelle des dépenses, la réduction du pourcentage des marchés publics attribués sans appel d’offres pour des raisons exceptionnelles à moins de 30% de la valeur totale des marchés soumis aux appels d’offres. Mais également la préparation d’une revue exhaustive de toutes les exonérations de TVA et d’impôt sur le revenu dans le but de les réduire sensiblement.

Enfin, la troisième année du programme devra se focaliser sur l’adoption de la loi de finances 2010 qui inclut les projections des recettes découlant du modèle pétrolier ; la mise en place d’un cadre de dépenses à moyen terme pour 2010-2012 et l’adoption de nouvelles lois relatives à la TVA et à l’impôt sur le revenu conformes aux meilleures pratiques internationales, etc.

dimanche 3 juin 2007

Au Gabon, quelles perspectives après le pétrole ?

Frédéric Lejeal est de ceux qui pensent que, la baisse des réserves pétrolières prouvées, même si elle reste lente, n’en demeure pas moins inéluctable.
« Anticiper et prévenir la chute des recettes tirées de l’or noir, telle est la figure imposée à tout gouvernement soucieux de préparer l’avenir, et que celui du Premier ministre très social, Jean Eyeghé Ndong, s’est empressé d’adopter dès sa prise de fonction en janvier 2006 », soutient-il.
Frédéric Lejeal estime que sa pensée rentre dans la ligne droite du raisonnement du FMI. « C’est aussi le message que le Fonds monétaire international (FMI) a voulu adresser, le 7 mai, avec l’approbation d’un programme triennal d’un montant de 117,3 millions de dollars couvrant la période 2007-2010 au terme de négociations ayant salué les progrès réalisés depuis trois ans.
Ce programme se concentre sur trois objectifs économiques : la réduction du déficit budgétaire, la maîtrise des finances publiques et l’engagement de réformes plus volontaristes afin d’encourager l’essor de secteurs appelés à se substituer aux hydrocarbures.
Et ceux-ci ne manquent pas. Le Gabon s’y tiendra-t-il ? Si ces recommandations sont classiques - pour ne pas dire convenues - lorsqu’elles sont appliquées à n’importe quel pays à revenu intermédiaire, elles prennent tout leur sens au Gabon, où la croissance de ces dernières années n’a pas été à la hauteur de ses multiples potentialités, notamment de son agriculture » fait-il remarquer.
Il ajoute que, malgré une croissance supérieure à 5 % attendue en 2007, le Gabon reste trop modeste dans ses ambitions. Il lui arrive néanmoins de surprendre. « L’exemple en est donné avec la gratuité des soins dans les hôpitaux publics ou la forte augmentation du salaire minimum, décidée en octobre 2006 par le chef de l’État, Omar Bongo Ondimba. Cette décision n’était pas un luxe. Gelé à 44 000 F CFA (67 euros), le Smig n’avait pas été revalorisé depuis vingt-deux ans. De quoi répondre favorablement aux revendications et aux besoins des populations les plus pauvres. Mais cette seule mesure a suffi à raidir, pour ne pas dire agacer le FMI, une institution dont l’hostilité quasi sacerdotale vis-à-vis des hausses salariales dans les pays appliquant ses programmes n’est plus à prouver », conclut-il.
source : gaboneco.com