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mercredi 19 mars 2008

Gabon : La BAD assure le suivi de ses projets à Libreville

Une délégation d'administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD) est en visite à Libreville du 17 au 20 mars pour faire le point sur les projets exécutés et ceux en cours en partenariat avec le gouvernement. Cette institution finance cinq projets actuellement d'un montant global de 178,2 milliards de francs CFA.

La Banque africaine de développement a mandaté une délégation d'administrateurs pour une mission à Libreville, du 17 au 20 mars, pour assurer le suivi des projets en partenariat avec le gouvernement gabonais.

La délégation conduite par Frédéric Korsaga, administrateur représentant neuf pays subsahariens dont le Gabon, est chargée de faire le point sur les projets exécutés et en cours, notamment dans les domaines de la route, la pêche, l'aquaculture, l'éducation, les marchés publics mais aussi la bonne gouvernance.

Dès lundi, la représentation de la BAD au Gabon a donné un point de presse pour expliquer les missions de la délégation à Libreville, suivi d’une séance de travail qui a été organisée le lendemain mardi, avec le premier ministre Jean Eyeghe Ndong.

Les administrateurs de la BAD doivent par ailleurs rencontrer différents membres du gouvernement, notamment des représentants des Finances, de la Planification, des Affaires Etrangères, de l’Economie Forestière, des Travaux publics, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle. La délégation devrait également s’entretenir avec les membres du Conseil économique et social (CES) et de la Cour des Comptes.

Au 31 janvier 2008, cinq projets sont en cours entre le gouvernement gabonais et la BAD, pour un montant global de 178,2 milliards de francs CFA. Le premier secteur de concentration des opérations de la BAD au Gabon est le secteur des transports avec 88% des engagements nets. Il est suivi par le secteur social avec 6,4% et le secteur agricole avec 5,8%. Depuis le début de ses interventions au Gabon en 1974, la BAD a approuvé 36 opérations pour un montant d’engagements nets de 528 milliards de francs CFA.

source : gaboneco

lundi 3 mars 2008

Gabon : Les défis de l’aquaculture

Face aux défis de l’autosuffisance alimentaire et de la diversification de l’économie, le gouvernement mise également sur le développement de l'aquaculture. C'est dans cette perspective que le vice-premier ministre en charge de l’Environnement et du développement durable, Georgette Koko, a ouvert vendredi dernier à la station piscicole de la Peyrie à Libreville, la Journée de la promotion de l’aquaculture au Gabon sous le thème «une aquaculture viable pour contribuer à la sécurité alimentaire».

Réunis vendredi dernier à la station piscicole de la Peyrie, un quartier de Libreville, Emile Doumba, ministre gabonais en charge de la Pêche, Son Excellence Motoi Kato, ambassadeur du Japon au Gabon et la vice premier ministre en charge de l’Environnement et du développement durable, Georgette Koko, ont parrainé la première journée de la promotion de l’aquaculture au Gabon.

Ouverte sous le thème « une aquaculture viable pour contribuer à la sécurité alimentaire », il s’est agit de promouvoir l’activité aquacole au Gabon pour faire face aux défis de l’autosuffisance alimentaire, de la diversification de l’économie gabonaise et de la lutte contre la pauvreté et l’exode rurale.

Le ministre Emile Doumba a expliqué que l’essor de l’aquaculture permettrait la création d’emplois stables et une certaine autosuffisance alimentaire. Il s’agirait selon le ministre, d’une alternative très prometteuse, susceptible de combler les écarts qui se creusent entre l’offre et la demande mondiale en poissons comestibles. Selon lui, « le développement de l’aquaculture devrait contribuer à freiner l’exode rural par le biais notamment d’un encouragement à l’initiative privée ». En outre, le développement de cette activité permettrait une certaine sécurité alimentaire, particulièrement en zones rurales où le déficit en protéines animales est plus marqué.

Le diplomate japonais a ensuite évoqué le partenariat qui lie le Japon et le Gabon par la mise en place de micro projets locaux contribuant à la sécurité humaine. Ce partenariat a déjà été concrétisé par la mise en place de trente deux projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement et de la pêche. Le Japon qui jouit d’une expertise avérée en matière d’aquaculture serait prêt à apporter son assistance au Gabon pour aider au développement de ce secteur afin d’améliorer les conditions sociales et économiques en milieu rural et péri- urbain.

Le président des promoteurs privés, Edouard Diba Ngoulou, a exhorté le gouvernement à aider les promoteurs privés locaux à relever les défis de l’aquaculture au Gabon, notamment par la réalisation des études de faisabilité des projets, le renforcement de l’assistance technique, la contribution à la mise en place des groupements d’intérêts économiques, l’exonération des taxes douanières et fiscales, l’allègement et la facilitation des formalités d’accès aux crédits ainsi que la réduction des taux d’intérêts aux crédits.

source : gaboneco.com

lundi 11 février 2008

AGIR INTERNATIONAL EST NÉ !

Agir pour le Développement Canada s’apprête à signer la Charte régissant les liens qui unissent des différentes antennes d’Agir pour le Développement à travers le monde.

Cet acte est fondateur, dans la mesure où il entérine la création d’une nouvelle entité qui a pour nom : « Agir International ».

L’objectif de cette structure reste bien évidemment le même que celui qui anime Agir pour le Développement depuis sa création : promouvoir le développement politique, économique et social des pays en développement et encourager la coopération entre organisations du Sud et du Nord sur la base de projets novateurs.

Par la mise sur pieds du projet forMISSION, l’antenne canadienne d’Agir pour le Développement participe pleinement à cette salutaire ambition. Et nous sommes heureux de constater que d’autres antennes, notamment en Afrique, embrayent le pas dans cette voie-là.

LES COMITÉS AU TRAVAIL

Concernant forMISSION, je suis très satisfait du démarrage actif des différents comités de travail au sein de notre antenne canadienne : le comité Entreprises se réunit ce mercredi, le comité Gala devrait démarrer ses travaux dans les jours qui viennent, et le Comité Gabon a entamé ses premières démarches avec les autorités compétentes.

Un remaniement ministériel au Gabon, le mois dernier, a quelque peu ralenti la rédaction des lettres officielles que nous attendons depuis plusieurs mois déjà… Mais la patience reste de mise lorsqu’il s’agit d’Afrique, nous a-t-on prévenu. Alors, nous nous montrons patient, sans être pour autant béats.

Quant au comité de Financement, il a été resserré à trois personnes et lié directement à l’exécutif (Stéphanie Guérette, Vice-Présidente, Simon Cicolella, Trésorier, et moi-même) ; ce pour des raisons d’efficacité et de suivi régulier des dossiers.

Nous sommes actuellement en préparation d’une brochure de présentation du projet destinée à nos futurs partenaires donateurs. Ce document doit être terminé pour la fin du mois de février.

En parallèle, notre démarchage de contacts auprès des fondations privées est en cours.

Les motifs du refus de financement par Desjardins nous ont incité à revoir notre orientation stratégique concernant le statut des futures entreprises que nous comptons créer : la promotion du statut coopératif en Afrique, il faut le reconnaître, ne trouve pas vraiment de soutient et d’écho auprès de la caisse Desjardins, et a même été balayé du revers de la main par Desjardins International.

C’est surprenant, mais c’est ainsi…

Bonne semaine !


Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

lundi 3 décembre 2007

Il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri en disant : "les jeunes, les jeunes, les jeunes !"...

On apprenait, samedi dernier, par le biais des médias gabonais, que la jeunesse du pays venait d'être placée devant ses responsabilités par le président de la République, Omar Bongo Ondimba, dans son adresse à la nation à l’occasion du 40ème anniversaire de son accession au pouvoir, les invitant à contribuer par des projets fédérateurs et imaginatifs, à la construction du pays. Les projets sont là, on le confirme. Et donc ?...

Omar Bongo place les jeunes face à l’obligation de ne pas rompre le cordon ombilical avec la mère patrie, avec la terre de leurs ancêtres au profit de laquelle il leur revient de capitaliser leurs formations scientifiques acquises parfois grâce à la générosité des pouvoirs publics à travers le système d’octroi de bourses d’études à l’entrée du secondaire jusqu’au cycle supérieur. Soit.

Mais ce faisant, le chef de l’Etat s’estime fondé à leur dire, qu’après avoir reçu du Gabon, le tour est venu afin que ces jeunes servent la nation sans forcément attendre de contrepartie : "Il ne me revient pas de dire ce qui préoccupe les jeunes, mais aux jeunes de dire ce qui les préoccupe, et j’agirai ». Autrement dit, le soutien du chef de l’Etat dans la mise en œuvre de leurs actions potentiellement bénéfiques pour le pays leur serait acquis d’avance.

Une bonne nouvelle, donc. Maintenant, quid du devenir concret de ces belles paroles de "responsabilisation" (un terme bien à la mode ces temps-ci) ?

Il reste, dans les faits, à définir si ces voeux pieux seront suivis d'effets. Agir pour le Développement attend toujours, et ce depuis plus de six mois déjà, la décision du gouvernement gabonais quant au soutien formel qu'il est censé apporter au projet forMISSION... Le projet est prêt, un calendrier est établi, des partenaires canadiens attendent le feu vert du Gabon. So what ?

La jeunesse est patiente, mais elle n'est pas éternelle.

Bonne semaine,

Philippe régnoux
Président / Agir pour le Développement Canada

source : gabonews