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lundi 21 avril 2008

L'Economie créative : un modèle de développement à soutenir

"Le Rapport sur l'économie créative 2008", oeuvre de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement ( CNUCED), le Groupe spécial pour la coopération Sud-Sud du PNUD, l'UNESCO, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ( OMPI) et le Centre du commerce international (CCI), vient de paraître.

Ce rapport, qui a été publié à l'occasion de l'ouverture de la 12ème session de la CUNCED, qui se tient à Accra cette semaine, vante les bienfaits de la promotion de l'économie dite "créative" dans le développement des pays du Sud.

Mais force est de reconnaître que l'éventail des biens et services de ce secteur est vaste : arts traditionnels, artisanat, livres, journaux, peinture, musique et arts du spectacle mais aussi les produits axés sur la technologie (films, design, oeuvres audiovisuelles, télévision et radio), et produits issus des "nouveaux médias" ( animations numériques et jeux vidéo). "

Dans ce domaine, l'artisanat représenterait actuellement 60% de la valeur des exportations créatives. Le design et les nouveaux produits des médias, livrés par internet, offriraient en outre de vastes perspectives aux pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes.

Mais un constat sans appel est aussi dressé dans ce rapport : en dépit de ses formidables talents et de son immense patrimoine artistique, l'Afrique a contribué à moins de 1% des exportations créatives mondiales au cours de la période 2000-2005.

Les exportations des pays en développement sont également freinées par la réticence des institutions régionales et multilatérales à prêter aux industries créatives de ces pays.

De plus, les filières de commercialisation et les réseaux de distribution sont concentrés entre un tout petit nombre de grands conglomérats de pays développés. Ce qui est paradoxal, c'est que les pays en développement importent non seulement de la musique étrangère, mais aussi des enregistrements de musique locale.

Selon le rapport, le téléchargement croissant de musique à partir d'Internet est probablement en train de transformer cette situation.

Il y a donc un besoin criant, en Afrique, de soutien à la diffusion des contenus. La mise en place de réseaux de producteurs et de diffuseurs locaux est donc la bienvenue...

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

samedi 8 décembre 2007

Coopératives en Afrique : un modèle d'entrepreneuriat équitable ?




L'un des membres sympathisants d'Agir pour le Développement Canada, Danny Roy, se rend en janvier prochain pour 6 semaines au Mali dans le cadre d'un projet de développement d'une coopérative de femmes. Pour forMISSION, nous lui avons demandé de nous en dire plus...

jeudi 20 septembre 2007

forMISSION : pourquoi vanter le modèle coopératif ?

Chers camarades, chers amis,

Je souhaite en premier lieu, et au nom de toute notre équipe, féliciter Jacques Saada pour sa nomination récente à la tête de l’Association Québécoise de l’Aérospatiale.

Nul doute que son expérience et cette grande clairvoyance dont il nous gratifie à chacune de nos réunions de travail sauront produire de grandes avancées dans l’exercice de ces nouvelles fonctions.

En cette rentrée automnale, le projet forMISSION entre dans une nouvelle phase : le dossier général de présentation est en passe d’être finalisé, la formulation des enjeux est quasi achevée, et il convient désormais d’amorcer une approche méthodique de nos futurs partenaires.

Lors des Journées d’Eté organisées par l’Institut du Nouveau Monde, fin août dernier, j’ai pu rencontrer nombre d’acteurs gravitant dans le domaine de l’entrepreneuriat social et de l’engagement communautaire.

L’une de ces rencontres m’a permis de confirmer le conseil que nous avait prodigué Jean Précourt, Professeur en Sciences comptables à l’UQAM, au cours de notre dernière rencontre, autrement dit l’importance de développer le modèle coopératif auprès de nos futurs entrepreneurs pour incarner au mieux notre label d’entrepreneuriat équitable.

En effet, dans le contexte de concurrence sauvage qui a cours sur un certain nombre de marchés émergents, et en particulier sur le marché africain, le modèle d’organisation coopératif peut se révéler relativement protecteur tout en se révélant très efficace sur le plan commercial.

Dans le cadre du modèle de gestion coopératif le facteur clé, selon le professeur de stratégie à HEC Montréal, Daniel Côté, demeure celui de « la loyauté ». Et c’est la valorisation de ce rapport de loyauté entre les différents partenaires d’affaires (dont les bases sont le respect d’une éthique commune, d’une intégrité, transparence et confiance mutuelles) qui garantirait l’efficacité du modèle coopératif ainsi qu’une rentabilité accrue des entreprises.

Valoriser le modèle coopératif auprès de nos futurs porteurs de projets d’entreprises, outre les valeurs sociales qui sont ainsi véhiculées, appelle donc un cadre de fonctionnement qui promeuve au maximum l’esprit de loyauté.

Cette promotion du principe de loyauté se jouera à trois niveaux : tout d’abord, sur le sérieux des propositions d’affaires, ensuite, sur le relationnel établi, enfin, sur la bienveillance de la coopérative à l’égard de ses membres.

Car, et j’en terminerai ainsi, selon Daniel Côté : « plus le membre se perçoit loyal envers sa coopérative, plus il sera incité à participer et à coopérer. ».

Nous aurons bien évidemment l’occasion de discuter de cette orientation lors de nos prochaines rencontres.

Je vous souhaite une très bonne fin de semaine.


Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada
source : "Fondements d'un nouveau paradigme coopératif", par Daniel Côté / RECMA - REVUE INTERNATIONALE DE L'ECONOMIE SOCIALE / n°305, p.72