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mercredi 6 février 2008

Gabon : 32,7 milliards de créances annulées au profit de la forêt gabonaise

Le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui, a récemment signé avec l’ambassadeur de France, Son Excellence Jean Marc Simon, un accord pour la conversion d’une créance de 32,7 milliards de francs CFA envers la France au profit de la mise en œuvre d’un Programme sectoriel forêt environnement.

Le Gabon et la France ont récemment conclu un accord de conversion de créances en fonds pour la protection de la forêt gabonaise. Le Gabon représenté par le ministre des Finances, Paul Toungui, et la France par son ambassadeur SE Jean Marc Simon, ont signé un accord pour la conversion d’une créance de 32,7 milliards de francs CFA en fonds pour la mise en place d’un programme sectoriel forêt environnement (PSFE) visant à la protection durable de la forêt gabonaise.

En effet, la mise en place du PSFE permettra de gérer de manière efficace et durable la forêt gabonaise, qui génère, hors pétrole, 60% du PIB national. L’ambassadeur de France a expliqué que « le PSFE est destiné à améliorer la gouvernance de la filière bois, à promouvoir la gestion durable des exploitations forestières, à mieux gérer les parcs nationaux (…) et à valoriser les nouvelles opportunités offertes au niveau international par le développement des services environnementaux », relève le quotidien l’Union.

Le représentant français a également insisté sur la portée écologique du PSF en rappelant le rôle écologique primordial joué par la forêt du Bassin du Congo. Car, «sa diversité biologique est remarquable et son rôle dans la régulation du climat mondial primordial du fait de sa capacité de stockage du gaz carbonique, principal gaz à effet de serre d’origine humaine».

Cette conversion de créance de 32,7 milliards de francs CFA en fonds pour la mise en place du PSFE est une réponse des promesses du président français Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Gabon, le 27 Juillet dernier, et cours de laquelle il s’était rendu avec le président Bongo à la forêt classée de la Moanda et s’était prononcé sur l’importance économique et écologique des ressources forestières du Gabon.

Rappelons que l’exploitation illégale du bois dans le Bassin du Congo représenterait un manque à gagner annuel de 10 à15 milliards d’euros, d’où l’importance d’une gestion responsable et durable d’un tel patrimoine pour le développement économique du Gabon.

source : gaboneco.com

samedi 1 septembre 2007

Gabon : valorisation des espaces forestiers

L’Union européenne (UE) a financé à hauteur de 25 milliards de francs CFA le vaste projet régional de valorisation des Ecosystèmes forestiers d’Afrique centrale (ECOFAC) qui est entré au Gabon dans sa 4e phase.

Le programme ECOFAC constitue une véritable plate-forme pour les financements de l’UE en matière de gestion durable des ressources naturelles en Afrique centrale.

C’est un exemple de coopération réussie avec les pays d’Afrique centrale visant à assurer la pérennité d’aires protégées et à garantir un avenir aux peuples des forêts tropicales.

Un des principaux atouts de ce Programme d’appui à la gestion d’un réseau d’aires protégées, réside dans son approche régionale car il concerne les sept pays de l’Afrique centrale : le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République démocratique du Congo (RDC) et Sao Tomé & principe.

Le Programme de conservation et utilisation rationnelle des écosystème forestiers en Afrique centrale, a démarré en 1992. Quarante millions d’Ecu environ y avaient été dégagés sur les 6e et 7e Fonds européen de développement (FED).

jeudi 2 août 2007

Le Gabon songe déjà à l'après-pétrole et à exploiter son "or vert"

Le gouvernement gabonais a compris que la seule façon d’éviter une dégradation des finances publiques, c’est de composer avec la bonne gouvernance, le développement durable, mais aussi la richesse forestière.

L'économie gabonaise dépend étroitement des matières premières. Or, sa production pétrolière a entamé son déclin en 1997 et, sauf découverte de nouveaux gisements, la question de l'après pétrole se posera sérieusement pour le Gabon à l'horizon d'une dizaine d'années.


C’est ainsi que le gouvernement gabonais se lance à préserver la biodiversité, le président français Sarkozy en visite au Gabon, a été invité à visiter la forêt de la Mondah à la rencontre d'organisations non gouvernementales : la Wildlife conservation society (WCS), le World wild fund for nature (WWF), avec lesquelles l'Agence française du développement a signé un accord de partenariat, et des ONG locales.


WCS et WWF participent à la gestion des parcs nationaux du Gabon et à la valorisation de son patrimoine forestier.

Le Gabon (1,4 million d'habitants selon l'Onu) est en Afrique un pays pionnier en matière de préservation de la forêt.
Ses 13 parcs nationaux s'étendent sur plus de 10% de la forêt équatoriale gabonaise, qui, elle-même, couvre environ 80% des 268.000 km2 du territoire gabonais - c'est la deuxième forêt de ce type dans le monde après la forêt amazonienne, un atout dans la lutte contre le réchauffement climatique.


source : congoplus