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lundi 2 février 2009

Quand des Africains génèrent du capital-investissement pour d'autres Africains : le cas AFIG, au Sénégal

Papa Madiaw Ndiaye, fondateur et directeur général d’AFIG, qui vient de lancer un fonds de 150 millions de dollars, reste optimiste malgré la crise financière. Au contraire, pour lui, elle accroît les opportunités pour le capital-investissement. Une entrevue signée Chérif Elvalide Seye, du journal "Les Afriques".

Les Afriques : Advanced Finance & Investment Group a lancé à Dakar un nouveau fonds. Qu’est-ce que AFIG ?

Papa Madiaw Ndiaye : AFIG, est une société de gestion de fonds d’investissements de droit mauricien créée en 2005, basée à Dakar et ayant des bureaux à Johannesburg (Afrique du Sud), et à Washington (Etats-Unis.). La stratégie d’AFIG repose, d´une part, sur le concept du « fonds intelligent ». Ce concept se définit comme une alliance entre la prise de participation dans le capital d´une société et l´accompagnement de celle-ci avec des conseils financiers et opérationnels de la part de l’équipe AFIG.

D’autre part, AFIG, grâce à une équipe mue par un souci constant d´excellence, combine la maîtrise des meilleures pratiques internationales en gestion financière, à une connaissance approfondie du tissu économique de sa zone d’intervention. Elle offre une expertise avérée en matière d’investissement en capital en Afrique, gage d’un rendement financier conséquent pour les investisseurs et source de forte valeur ajoutée pour les entreprises dans lesquelles investissent les fonds gérés par AFIG.

LA : Quelle est la spécificité d’ACRF, lancé en décembre à Dakar ?

PMN : Atlantic Coast Regional Fund, ACRF, le premier fonds lancé par l’équipe d’AFIG, a une capitalisation cible de 150 millions de dollars (soit environ 75 milliards de francs CFA) dont la moitié a été souscrite et provient d’investisseurs institutionnels internationaux de renom ayant une expérience inégalée dans le lancement de fonds en Afrique. Il s´agit de la Société africaine de réassurance (Africa Re), de la Banque africaine de développement, du groupe britannique de la CDC, de la Banque européenne d’investissement (BEI), du Fonds finlandais pour la coopération industrielle (FINFUND), de la Société financière internationale (SFI) ainsi que des associés d’AFIG. La libération totale du capital ciblé interviendra à l´issue du « second closing ».

Le fonds ACRF vise les entreprises de taille moyenne et en forte croissance opérant en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. La zone d’intervention d’ACRF couvre géographiquement 29 pays, dont sept pays-clés que sont, en Afrique de l’Ouest, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria, et en Afrique centrale, le Cameroun, l’Angola et la RD du Congo. ACRF est un fonds généraliste qui s’intéresse plus particulièrement à l’agroalimentaire, à l’énergie, aux entreprises industrielles, aux institutions financières et aux entreprises opérant dans les infrastructures et secteurs liés tels que les transports et la logistique.

LA : La décision d’ouverture a été prise avant la crise financière mondiale. Quel sera l’impact de cette crise sur les projets d’investissement ?

PMN : Effectivement, la première levée de fonds d’ACRF est intervenue en juillet 2008, quelques mois avant la crise financière que nous traversons. Le second closing du fonds, prévu avant la fin du premier semestre 2009, subira très certainement l’impact de cette crise du fait de la raréfaction des ressources financières et d’une plus grande frilosité des investisseurs.

Toutefois, il est à noter que, plus que jamais, les entreprises africaines ont besoin de capitaux pour renforcer leurs activités et accroître ainsi leur compétitivité. Face aux ralentissements des investissements étrangers, exception modérément faite des capitaux arabes, les banques et autres institutions financières telles que les fonds d’investissements présents sur le continent seront en première ligne pour satisfaire cette demande. Le capital-investissement, en apportant des financements à moindre coût, a donc de beaux jours devant lui. Les fonds les plus avisés concentrent leurs plus gros investissements durant les périodes les plus basses du cycle économique (business cycle) qui sont souvent synonymes de crises et pendant lesquelles les prix moyens des actifs financiers sont à leurs plus bas niveaux.

LA : Mais comment allez-vous ajuster vos prévisions de mobilisation de ressources financières ? Les réduirez-vous à la baisse ?

PMN : La nature des investisseurs potentiels ciblés pour la deuxième levée de fonds d’ACRF a été revue. En effet, nous nous concentrerons moins sur les sociétés touchées par la crise telles que les hedge funds, particulièrement aux Etats-Unis. Nous allons mettre l´accent sur les banques multilatérales de développement, les institutions financières du Moyen-Orient ainsi que les institutions financières africaines telles que les sociétés d’assurances et les caisses de sécurité sociale.

LA : Pourquoi ACRF a-t-il choisi d’investir en Afrique ?

PMN : Mes associés et moi-même sommes originaires d’Afrique. Nous partageons la même ambition pour le continent. Mais au-delà de l’élan pro-africain, l´attraction pour cette région s’explique à plusieurs niveaux : d’abord par une croissance annuelle récente de plus de 6% avec des mutations économiques profondes et une restructuration du tissu industriel et entrepreneurial. L’Afrique est aussi le continent le moins servi par les flux de capitaux internationaux, et cette rareté des capitaux peut représenter pour des investisseurs avertis et rigoureux une intéressante opportunité.

lundi 1 septembre 2008

Gabon : de nouveaux outils pour exporter et un pool d'investisseurs étrangers dans le BTP

On pouvait lire dans le Gaboneco daté du 30 août dernier que, dans le cadre de la politique de diversification de l’économie nationale, le Conseil des ministres a adopté le 28 août à Libreville un projet de loi portant création et organisation de l’Agence de promotion des exportations (APEX). Ce projet de loi devrait permettre de renforcer le cadre normatif relatif au commerce extérieur et d’assurer une promotion et une protection accrue des produits gabonais sur le marché international.

En outre, dans le cadre du renforcement du cadre normatif pour l’amélioration de l’environnement des affaires au Gabon, cette nouvelle structure sera chargée de favoriser le développement continu et durable des exportations gabonaises de toute nature et de tout volume.

Une bonne nouvelle, donc, pour des entreprises qui seraient amenées, dans le cadre du projet forMission, d'echanger des produits et des matières premières avec le Canada depuis le Gabon.

De nouveaux investisseurs dans le domaine du BTP

On pouvait également lire dans le Gaboneco daté de ce lundi 1er septembre qu'une délégation d'opérateurs économiques étrangers intéressés par l'environnement des affaires gabonaises a été reçue le 29 août dernier par le président Bongo Ondimba en présence du ministre de l'Economie et des Finances, Paul Toungui. Les investisseurs ont exposé au chef de l'Etat leur projet de mettre sur pied un groupe, sous la forme d'un consortium de chinois de Shanghai, d'espagnols et de nationaux oeuvrant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Cela démontre, si besoin en était, qu'un consortium d'entreprises et/ou d'investisseurs constitué dans un secteur bien précis a de fortes chances de trouver une oreille attentive de la part des autorités Gabonaises.

Rappelons, en outre, qu'un ensemble de mesures fiscales, législatives et politiques ont été prises par le gouvernement gabonais depuis quelques années pour favoriser l'environnement des affaires en facilitant les procédures administratives, en proposant un cadre financier et fiscal propice, en maintenant des conditions d'immigrations privilégiés avec certains partenaires et en promouvant sa stabilité politique.

lundi 7 juillet 2008

Investissement en Afrique : passer des paroles aux actes

Alors que le G8 se penche actuellement sur le sort du continent africain, certains pays d'Afrique clament qu'ils sont avant tout une destinée de l’investissement. Soit. Hormis les économies du Maghreb et, pour partie, celles de l'Afrique Australe, peu sur le continent parviennent à transformer le souhait en réalité tangible. Du moins, en terme de développement.

Et si l'investissement peine à montrer des effets positifs sur le quotidien des populations, ce n'est pas forcément par manque de bonne volonté de la part des investisseurs : les pouvoirs politiques en Afrique tardent, en général, à transformer leurs désirs en des actes concrets.

Des grands Sommets à des actes plus modestes mais concrets

Aussi, le Cameroun accueille, dès demain mardi et jusqu'à vendredi, le Forum économique international de l’Afrique (FEIA), portant sur le thème : "Investissements et partenariats industriels en Afrique : bilan et perspectives". Va-t-on enfin voir bouger les responsables politiques ou les observer continuer leurs éternelles palabres et incantations superfétatoires tout en faisant du surplace ?

En marge des débats, lors de ce forum, sont prévues une exposition des produits et technologies, ainsi que des ateliers sur la stimulation de l’entreprenariat féminin, les opportunités de financements par les banques, l’identification des opportunités d’affaires, les facteur du succès du partenariat public-privé d’investissement, le transfert de technologie, la facilitation opérationnelle des investissements en Afrique, l’impact des projets régionaux sur l’intégration économique et le positionnement stratégique des entreprises africaines face à la globalisation...

Tout ceci est fort pertinent, mais va-t-on accoucher de projets pratiques ? Il est grand temps que les responsables politiques africains embrassent des projets plus modestes que les grandes envolées lyriques leur font trop souvent perdre de vue.

Philippe Régnoux

mercredi 25 juin 2008

44% des Africains diplômés à l’étranger ne reviennent pas dans leurs pays d’origine

Le quotidien algérien El Moudjahid rapporte ce mercredi que 44% des Africains qui préparent le diplôme de doctorat dans les pays occidentaux ne reviennent pas dans leurs pays d’origine ; c'est, en tout cas, le constat que dresse le docteur Sara Bennett, manager de l’Alliance pour les politiques de santé et la recherche en système de santé, à Alger.

Le Dr. Bennet qui intervenait, mardi, en plénière de la 2ème journée des travaux de la conférence ministérielle sur la recherche pour la santé dans la région africaine, a précisé, à cet égard, que le nombre de détenteurs du diplôme du doctorat, venus du Malawi et installé à Manchester (Angleterre), dépasse "de loin" celui des docteurs employés par la Banque mondiale.

"La fuite des cerveaux constitue un danger pour le continent africain qui est dans un besoin pressant de compétences", a-t-elle souligné.

Pour Sara Bennet, le problème des salaires n’explique pas, à lui seul, la fuite des compétences des pays du Sud vers les pays du Nord, dans la mesure, a-t-elle souligné, où l’environnement, favorable à l’activité scientifique et à la recherche, "fait défaut", en plus de "l’absence" de la technologie et de banques des données, ainsi que "la faiblesse" des financements destinés à la recherche scientifique.

"Les systèmes régissant les ressources humaines dans cette région n’encouragent pas les chercheurs et n’incitent pas à l’ouverture du champ aux initiatives et aux stratégies susceptibles d’attirer les compétences", a-t-elle affirmé. Tout en plaidant pour l’encouragement d’une coopération dans le domaine de la recherche dans le secteur de la santé entre le Sud et le Nord, elle a souligné la nécessité d’élargir cette coopération aux différents domaines de la recherche scientifique.

S’agissant du financement de la recherche dans le domaine de la santé, Dr. Sara a estimé que la faiblesse des moyens matériels et humains "rend ce secteur précaire" en Afrique, ce qui entrave, a-t-elle expliqué, les plans engagés par les gouvernements de la région qui se trouvent ainsi "incapables" de choisir les champs de la recherche dans le domaine de la santé et qui devraient être programmés sur 10 ans ou 15 ans.

Un modèle de développement économique autonome est encore à trouver

Indiquant que 90 % des financements destinés à la recherche scientifique dans le domaine de la santé "sont des financements extérieurs", elle a relevé que "les pays africains utilisent les consultants techniques dans le domaine de la recherche selon le modèle européen". L’Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) indiquent, a-t-elle dit, que 20 à 25 % de l’assistance technique viennent des aides internationales.

Il a cité, à ce sujet, les charges financières d’un seul consultant technique en Tanzanie, estimées à 187 mille dollars, sans compter les frais d’hébergement et du transport, tandis, a-t-elle dit, au Cambodge, le même consultant revient à 25 millions de dollars, soit l’équivalent des budgets de quelques Etats faibles.

Elle a, dans le même ordre d’idées, plaidé pour "l’encouragement" des chercheurs jeunes en Afrique et pour l’introduction de la "culture des consultants" dans les pays de la région.

Sara Bennet a également insisté sur "la nécessité" de mettre en place une organisation globale des investissements dans les domaines de la formation et des études, surtout, a-t-elle relevé,en matière d’intensification des bourses dédiées à la formation dans les domaines de la recherche à l’étranger.

Rappelons que le projet forMISSION se donne pour but de permettre à des entrepreneurs des pays du Sud de lancer leur entreprise dans leur pays d'origine avec le parrainage et le soutien financier d'entreprises canadiennes.

source : El Moudjahid

vendredi 7 mars 2008

Quels investisseurs pour quel avenir au Gabon ?

Attirer les investissements étrangers est devenu un objectif prioritaire du gouvernement gabonais depuis qu’est décriée la forte dépendance de l’économie nationale vis-à-vis de la manne pétrolière et que, mondialisation aidant, de nombreux intérêts étrangers recherchent des opportunités d’investissement un peu partout sur terre. Profitant à cet effet de sa réputation de pays stable, le Gabon a attiré de nouveaux investisseurs, aussi bien étatiques que privés. Comment se manifeste cette diversification ? Quels en sont les principaux acteurs ? A quoi peut s’attendre le Gabon ? Compilation des quelques données qui transparaissent de cette effervescence économique.

Une étude menée aux États-Unis a démontré que les investissements réalisés en Afrique rapportent beaucoup plus que ceux effectués dans le reste du monde, notamment en Asie et en Amérique Latine. Aussi bon nombre d’investisseurs recherchent des pays d’Afrique pouvant garantir la sécurité de leurs investissements. Le Gabon, qui a longtemps été considéré comme une exclusivité de la France, offre ce cadre sécurisé tant recherché et a amorcé depuis quelques années une diversification de son partenariat économique. Si bien qu’il attire de nouveaux investisseurs, aussi bien étatiques que privés, en provenance de pays qui n’étaient pas traditionnellement ses partenaires.

Le contexte gabonais

Le climat politique stable, la présence d’infrastructures viables et de lois commerciales favorables à l’investissement étranger sont quelques éléments qui font en effet du Gabon un espace propice aux affaires en Afrique. La prospérité économique engendrée par le pétrole, la situation géographique marquée par 800 km de façade maritime, la stabilité politique et sociale et l’appartenance à une zone monétaire sécurisée, expliquent pourquoi de nombreux investisseurs étrangers répondent positivement aux invitations du Gabon à venir s’y installer ou à y développer des affaires.

La création de l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP) qui a pour missions de faciliter les démarches administratives relatives à la création d’une entreprise, d’informer et de conseiller les investisseurs ; l’organisation à l’étranger des “Journées économiques du Gabon” dont la plus mémorable reste celle organisée en Chine en octobre 2006 ; les diverses missions de VRP du ministre de l’Économie et des Finances et le déploiement diplomatique du ministère des Affaires étrangères, témoignent véritablement d’une volonté des pouvoirs publics gabonais à procéder à une diversification aussi bien de son économie que de ses partenaires internationaux.

Dans la plupart des secteurs où des appels d’offres ont été lancés, ou dans les secteurs qui nécessitent d’importants moyens financiers, le Gabon n’a pas hésité à choisir des adjudicataires étrangers. Ainsi, en 1999, l’attribution des licences de téléphonie mobile a échu à deux pays : L’Egypte et les Pays-Bas. Plus récemment, la Libye a acquis aussi bien la radio Africa N°1 que l’ancien hôtel Intercontinental de Libreville. De même, ce pays va construire un important complexe hôtelier sur le front de mer librevillois.

Dans le secteur forestier, des groupes étrangers, notamment Malais, ont repris plusieurs compagnies forestières franco-gabonaises et d’autres sociétés, notamment Espagnoles, Italiennes ou Libanaises ont investi, à côté des industriels français, dans le déroulage de l’okoumé et la fabrication de contreplaqué.

Par ailleurs, le programme de privatisation recommandé aux autorités gabonaises par le Front monétaire international (FMI), a été l’occasion pour d’autres intérêts de prendre pied au Gabon. Ainsi, le norvégien Scancem a repris les Ciments du Gabon, l’italien Cora Wood a racheté la Compagnie Forestière du Gabon (CFG), le malaisien Winnerpac s’est vu confié la gestion de la palmeraie d’Agrogabon tandis que Maroc Telecom a repris Gabon Telecom.

La coopération Sud-Sud du Gabon s’effectue également au niveau sous-régional. Le pays fait partie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. En décembre 2007, le Gabon a lancé sur le marché financier de l’Afrique centrale un emprunt obligataire visant à collecter 100 milliards CFA. Au terme de l’opération, 81 milliards de FCFA ont été rassemblés qui ont permis le rachat anticipé de la dette extérieure du Gabon.

Cette ouverture tous azimuts du Gabon ne s’est toutefois pas opéré au détriment des partenaires traditionnels du pays au titre desquels on compte la France et l’Union européenne. Ceux-ci continuent de jouer leur partition dans le jeu économique du Gabon et l’afflux de nouveaux partenaires n’a, en rien, entamé leur position de ténor.

Les partenaires traditionnels du Gabon : la place du Canada

Bien qu’ayant fermé son ambassade à Libreville en juin 2006, le Canada intervient au Gabon à travers l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Son programme d’aide s’articule autour de six priorités concernant la bonne gouvernance et dans une moindre mesure le développement du secteur privé et l’environnement.

En 2004-2005, l’aide publique au développement du Canada envers le Gabon s’est chiffrée à 5,48 millions de dollars.

Les nouveaux partenaires du développement : le BRIC

La diversification économique du Gabon consiste en une série de partenariats avec des pays qui jusqu’ici ne figuraient que très timidement dans son carnet d’adresses diplomatique et économique.
Un acronyme est ainsi apparu, le BRIC, qui désigne un groupe précis de ces nouveaux partenaires : Brésil, Inde et Chine. On assiste également au renforcement de relations avec des pays qui avaient déjà des relations économiques avec le Gabon, à l’instar du Japon.

Aussi, même s’il s’agit d’un partenaire de longue date, les États-Unis d’Amérique sont classés parmi les nouveaux compagnons économiques du Gabon. Ils jouent un rôle particulièrement important dans le secteur pétrolier.

R. Barrie Walkley, le précédent ambassadeur des États-Unis en République Gabonaise expliquait, en 2007, que “les capitaux privés américains investis au Gabon se montent à environ 250 millions de dollars. Les entreprises américaines sont parmi les cinq plus grands producteurs de pétrole du pays et dominent également les services pétroliers.

Les USA sont la destination principale des exportations pétrolières du pays, ce qui en fait le client n° 1 du Gabon. Les États-Unis sont également engagés dans d’autres domaines d’activité, mais à moindre échelle. Ils sont présents ou en passe de l’être dans les secteurs de la banque, de l’exploitation forestière et du bâtiment.

Par ailleurs, depuis 2002 lors du Sommet mondial du développement durable, les États-Unis ont lancé un partenariat en faveur des forêts du bassin du Congo. A cet effet, ils coopèrent étroitement avec le Gabon et les cinq autres pays du bassin.

Annoncée comme l’une des quatre premières économies mondiales dans une vingtaine d’années et comme la première puissance démographique à l’horizon 2030 avec 1,5 milliard d’habitants environ, l’Inde a enregistré des succès économiques marqués par une croissance annuelle de plus de 8% depuis 2005. Elle est donc appelée à devenir un marché incontournable dans lequel le Gabon voudrait déjà prendre pied. C’est dans cette optique que les gouvernements indien et gabonais ont négocié en juillet 2007 un prêt de 14,5 millions de dollars (environ 7 250 millions de FCFA) destiné à la construction de 300 logements socio-économiques à Bikélé, une bourgade située à 14 km de Libreville.

Le projet, qui intègre aussi l’aménagement, à proximité des logements, d’équipements collectifs, dont une école primaire, un centre médical, un institut de formation aux technologies de l’information et de la communication et d’un centre commercial, vise à réduire un déficit de 150 000 logements accusé par le Gabon.

Dans ce nouveau contexte, l’Afrique, dont fait partie le Gabon, est courtisée par toutes les puissances de la planète, États-Unis et Chine en tête. Qu’y a-t-il donc vraiment à perdre ? Comment orienter positivement les grands flux financiers générés par le nouvel ordre mondial qui se dessine ? Les spécialistes et les politiques ont là du grain à moudre et des options capitales de développement à prendre pour une sortie du sous-développement. La prospérité est possible. Si le Gabon le veut.

source : gaboneco

vendredi 25 janvier 2008

Gabon : Vincent Bolloré se lance dans le tourisme

Le Président directeur général du groupe français Bolloré, Vincent Bolloré a été reçu mercredi dernier à Libreville par le président Omar Bongo Ondimba. Le PDG du groupe Bolloré est venu informer le président gabonais des nouvelles perspectives d’investissement de son entreprise au Gabon. Son groupe veut diversifier ses investissements et investir dans le tourisme de haut de gamme.

Présenter au chef de l’Etat gabonais les nouvelles perspectives d’investissements du groupe Bolloré au Gabon a été la substance de l’audience que le président Bongo a accordé à Vincent Bolloré, le président directeur du groupe français Bolloré.

Selon le PDG du groupe Bolloré la visite de Libreville était une nouvelle occasion de réaffirmer les engagements du groupe vis-à-vis du Gabon et de les améliorer en créant de nouvelles activités porteuses d’emplois pour les gabonais et gabonaises.

« Nous sommes venus réaffirmer au Chef de l’Etat notre attachement au pays, lui dire que nous étions entrain de poursuivre et d’augmenter nos investissements. Nous employons aujourd’hui à peu près 1500 personnes, nous investissons une quinzaine de milliards de francs CFA, nous faisons travailler beaucoup de monde, et nous croyons en l’avenir du Gabon » a déclaré Vincent Bolloré au sortir de l’audience.

Cette audience à laquelle prenaient également part le premier ministre Jean Eyeghe Ndong et le vice président de la république, Divungui Di Djob Di Ndingue a également permis au Président directeur général du groupe Bolloré de présenter aux membres du gouvernement son champ d’activités et d’exposer sa vision pour le développement du Tourisme au Gabon avant de rappeler que le groupe s’est engagé au Gabon dans la réalisation d’un certain nombre de chantier appelé à être achevé dans les mois à venir.

« Nous devons finir un certain nombre de travaux importants, un pont sec à Franceville, nous avons également la réfection du Port d’Owendo qui est un investissement de plus de 10 milliards de francs CFA, nous nous sommes engagés à ce qu’ils soient finis dans 12 mois, donc il faut que les travaux commencent. Le Chef de l’Etat, d’ailleurs, a été posé la première pierre, il faut que nous finissions dans les délais et que l’on ait fait à côté des travaux logistiques, qui pourraient par exemple accompagner les projets de mines dans le Fer ou dans d’autres projets, nous sommes intéressés par le Tourisme. Nous pensons que nous pourrions faire une expérience de tourisme haut de gamme, peut-être écologique, avec du chauffage solaire, de l’électricité solaire, des matériaux de durable, puisque le Gabon a à la fois la chance d’avoir une côte exceptionnelle et le bord de l’océan lui aussi. Un intérieur passionnant avec une faune, une flore, des références historiques, des arbres, nous pensons que là encore, il y en a peu, parce que personne n’a osé faire le premier pas et au fond nous aimerions faire ce premier pas sachant que peut-être que ça marchera ou pas, mais en tout cas nous souhaitons entreprendre », a longuement étayé Vincent Bolloré.

source : gaboneco

jeudi 17 janvier 2008

Un séminaire "Découvrir l’Afrique" aura lieu à Montréal le 30 janvier prochain

Le responsable du Comité Réseaux Entrepreneurs d'Agir pour le Développement Canada, Christian Wopperer, nous a informé ce jeudi que le Conseil Canadien pour l'Afrique organisait du 29 janvier au 7 février une série de séminaire autour du thème "Découvrir l'Afrique". Cette série de séminaire est de passage à Montréal le 30 janvier prochain. Voici la présentation qui est donnée au sujet de ces séminaires :

"Il est question de l'Afrique dans les journaux et à la télévision sur une base quasi-quotidienne. Malheureusement, les nouvelles provenant de ce continent de 53 pays comptant plus de 900 millions de personnes sont rarement positives. Pourtant, chaque jour, il y a en Afrique de nouvelles opportunités d'affaires, de transferts technologiques, d'échanges de savoir-faire, d'importations, d'exportations, d'investissements ou encore des occasions de s'impliquer dans les projets d'aide financés par des institutions internationales. Le continent africain affiche un taux de croissance de son PIB de plus de 7%. L'an passé seulement, nous avons répertorié et distribué à nos membres plus de 1 500 occasions d'affaires en Afrique, et nous sommes conscients qu'il y a encore plus à faire et à découvrir.

Plusieurs sociétés canadiennes font déjà des affaires en Afrique. Vous trouverez ci-joint quelques exemples de ce que font des entreprises d'ici. Nous sommes convaincus que d'autres compagnies canadiennes et institutions pourraient avoir du succès sur le continent africain. La force de notre économie bénéficiera assurément d'un accroissement de nos échanges commerciaux internationaux et d'investissements à travers le monde. Le Canada doit s'impliquer davantage auprès de cette Afrique en émergence, comme le font présentement les autres pays du G8, la Chine et l'Inde.

Même si vous êtes déjà actif en Afrique, les séminaires 'Découvrir l'Afrique' vous permettront d'obtenir des informations récentes et pertinentes sur le potentiel d'affaires de l'Afrique. Aussi, si vous connaissez des organisations ou des sociétés canadiennes qui gagneraient à participer au séminaire, nous vous serions reconnaissants de leur faire part de cet événement afin qu'ils puissent bénéficier d'informations et de données qui peut-être changeront leur perception de l'Afrique et les encourageront à étendre leurs activités au continent africain."

- Pour information et inscription -

Séminaire à Montréal, le 30 janvier 2008, Hôtel Hyatt Regency
Personne contact : Nathalie Désourdy, CCAfrique
Courriel : nathalie.desourdy@ccafrica.ca
téléphone : 1 877 263-9116

mardi 23 octobre 2007

Pour un système financier plus robuste en Afrique

Un nouveau partenariat pour appuyer des systèmes financiers plus robustes en Afrique a été lancé le weekend dernier, à Washington, par l'Allemagne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, en marge des assemblées annuelles de la BM et du Fonds monétaire international.

Donald Kaberuka, président de la BAD, qui a applaudi ce partenariat a appelé à ne plus se cantonner aux pratiques habituelles pour pouvoir renforcer les secteurs financiers africains.

Les architectes du nouveau partenariat ont insisté sur le fait que les institutions financières africaines disposent de liquidités considérables. Les stratégies de renforcement du secteur financier devraient donc contribuer à libérer le potentiel actuel des banques et autres institutions financières africaines.

Actuellement, le volume total des crédits aux entreprises et aux particuliers représentent environ 14% du produit intérieur brut global de l'Afrique, soit un niveau insuffisant pour provoquer une accélération de la croissance et de la réduction de la pauvreté.

Porter cette proportion à 25% du PIB, niveau atteint par de nombreux autres pays à faible revenu, se traduirait par une augmentation des ressources d'investissement de plus de 70 milliards de dollars pour les ménages et les entreprises.

Le partenariat appuiera des mesures pour atteindre trois objectifs principaux, à savoir l'élargissement de l'accès de tous les agents économiques (entreprises, particuliers et ménages) à des services financiers, le développement des circuits financiers et l'accroissement de la diversité et de l'efficacité des services et le renforcement des capacités institutionnelles et réglementaires, mesuré par des indicateurs du cadre des affaires et d'autres mesures du développement institutionnel.

source : Le Matin

mardi 2 octobre 2007

Faire des affaires au Gabon : accroître le niveau des investissements privés

Voici un extrait du communiqué publié par la Banque Mondiale, hier lundi, à propos des réalités offertes par le Gabon aux éventuels investisseurs :


"Déterminé à relancer la croissance économique par la promotion de l’investissement privé hors pétrole, le gouvernement gabonais ne recule devant rien.

L’épuisement des réserves, conjuguée à la baisse de la production, conduit aujourd'hui les autorités à s’engager dans un processus de diversification économique et explorer toutes les possibilités de mobiliser l'investissement privé pour soutenir cette nouvelle orientation politique.

Pour y parvenir, les atouts du pays sont mis en évidence : stabilité politique et sociale, ressources naturelles abondantes et inexploitées, liberté d’investir, garantie de transfert des revenus, nouvelles opportunités d’affaires de la politique de privatisation, mise sur pieds d'une agence de promotion des investissements privés, création d'un fonds de développement et d’expansion des PME-PMI, et enfin une volonté affirmée de matérialiser le projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga.

De plus, l’État injecte chaque année environ 300 milliards de francs CFA pour le développement du secteur privé."

Je reviendrai sur ce communiqué dans le courant de la semaine.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à cliquer sur ce lien.

lundi 1 octobre 2007

Gabon: Un colloque sur la diversification de la croissance s’ouvre ce lundi à Libreville

Un Colloque placé sous l’égide de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, s’ouvre ce lundi à Libreville, avec comme thème au menu la diversification et la promotion des investissements non pétroliers en vue d’une croissance économique durable à l’échelle régionale.

Selon une source au fait du dossier, plusieurs personnalités d’obédiences diverses, appartenant au monde politique, économique, commercial et des affaires, ainsi que des institutions et organismes patentés ont été conviés à cette rencontre de deux jours qui se tient à l'Hôtel Okoumé palace.

source : gabonews

mardi 25 septembre 2007

L'Afrique intéresse les marchés financiers. Et après ?

Chers camarades, chers amis,

En ce début de semaine, mon attention a été attirée par un article intitulé « Pourquoi l’Afrique intéresse les marchés financiers » ; article publié dans le quotidien français La Tribune.


Dans cet article on peut lire, entre autres, que « l'Afrique devient la nouvelle frontière d'investissement des marchés émergents. »

« Certes, précise La Tribune, on est loin des sommes colossales amassées dans les pays de l'OCDE ou d'autres zones émergentes, mais ce bruissement financier n'en est pas moins remarquable. »

Dès lors se pose la question : pourquoi un tel enthousiasme ?

« Les raisons sont multiples, à en croire La Tribune. Certaines tiennent aux conditions internationales, à la recherche de rendements poussant les investisseurs en direction de nouvelles classes d'actifs plus risquées mais à fort potentiel. Mais l'essentiel tiendrait cependant, selon le quotidien financier, aux conditions endogènes du continent. "

En d’autres termes, et comme le soulignent depuis plusieurs années les " Perspectives économiques africaines ", publiées conjointement par le Centre de développement de l'OCDE et la Banque africaine de développement : la croissance est de retour en Afrique.

« La gestion macroéconomique dans de nombreux pays du continent s'est également améliorée. Ce ne sont pas seulement les pays africains riches en pétrole ou en minerais, dont la demande est désormais fortement influencée par l'Asie émergente, qui relèvent la tête. »

Aussi, dans ce contexte de quasi euphorie sur les marchés africains, il ne faut pas se laisser griser : pour le moment, une grande partie des investissements européens et nord-américains, Canada compris, se limitent surtout au Maghreb.

Or, les acteurs privés et publics pourraient jouer un rôle d'émulation bien plus grand que celui actuellement observé sur le continent africain. Pourquoi ne pas imaginer des partenariats public-privé à l'image du Fonds d'investissement du Canada pour l'Afrique, créé conjointement par le gouvernement canadien et les firmes de capital-investissement Actis et Cordiant ?

« Certes, conclut la Tribune, l'Afrique ne se transformera pas du jour au lendemain en un marché émergent de la taille des asiatiques ou des latino-américains. Mais rien n'interdit de penser qu'avec d'autres coups de pouce le continent devienne si ce n'est un eldorado financier tout du moins un pôle d'attraction majeur. »

Un article qui nous invite, à tout le moins, à cesser de voir l'Afrique sous les seuls prismes de l'assistanat et de sa litanie d'échecs, et qui appelle de ses vœux un investissement plus massif et plus audacieux de la part des partenaires du Nord.

L'appel est bon, mais j'y ajouterai, pour ma part, l'impérieuse nécessité d'encadrer ce investissement-là par des règles de comportement et des objectifs visant autant le bien commun que l’intérêt bien compris de certains opérateurs privés.

C’est à ce prix que « développement » pourra rimer avec « investissement ». Sinon, l'Afrique restera le terrain de jeu des fils de bonne famille en mal d'exotisme...

Bonne semaine à tous !

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

mardi 18 septembre 2007

Gabon : Un tour de table pour attirer les investisseurs

Une table ronde visant à examiner les problèmes liés à l’investissement privé au Gabon se tient depuis hier lundi à Libreville. Durant trois jours, elle se propose de trouver des solutions et susciter l’intérêt des investisseurs privés à participer au développement du tissu économique du Gabon.

Des opérateurs économiques, des hommes et des femmes d’affaires, des étudiants, des enseignants et chercheurs prennent ainsi part à un tour de table initié par le ministère gabonais du Commerce en collaboration avec l’Agence pour la promotion des investissements privés (Apip) sur la problématique de l’investissement privé au Gabon.

L’objectif visé par cette rencontre est d’examiner les problèmes liés à la mise en œuvre des investissements au Gabon.

Le manque d’investissement privé au Gabon reste un problème préoccupant. La question est de savoir s'il est dû à un problème de fonds financiers, de marché, de concurrence, de sources d’approvisionnement, d’assainissement de l’environnement des affaires et de l’allègement des charges fiscales.

Il faut savoir que l’Etat gabonais est le seul à consentir un montant environ de 300 milliards de FCFA par année pour le développement du secteur privé.

source : gaboneco.com

lundi 20 août 2007

Gabon : des infrastructures "équitables" grâce aux fêtes tournantes

Le Gabon, face à l'exigence d'une répartition équitable du développement, a renoué avec les fêtes nationales tournantes permettant chaque année d'injecter 50 milliards de F CFA, en termes d'investissement en infrastructures de développement.

Construction de routes, aéroports, édifices publics, infrastructures de santé, adduction d'eau, extension du réseau électrique etc..., la reprise des fêtes tournantes a insufflé une dynamique nouvelle dans le développement de l'Estuaire (province abritant la capitale gabonaise), et dans l'arrière pays.

Pour atteindre une certaine efficacité de la dépense dans le cadre de ces investissements, le gouvernement, a pris soin d'inscrire tous les projets prioritaires dans la loi des finances rectificatives de l'année 2005. C'est le cas des projets relatifs à la construction des axes routiers Koulamoutou / Lastourville/ la Leyou, Port - Gentil / Mandorové ainsi que les travaux de réfection des axes routiers de la province de la Ngounié (sud).

Aux titres des acquis de la capitale gabonaise, l'aéroport « internationale Léon Mba (du père de la nation gabonaise) », est devenu au fil du temps, un pôle, favorisant la desserte des autres capitales de la sous région à travers les transits vers la Guinée Equatoriale, l'Angola, le Cameroun, les deux Congo, la République Centrafricaine et Sao Tomé et Principé entre autres.

source : gabonews

samedi 4 août 2007

Etude prochaine à Libreville des obstacles à l’investissement privé au Gabon

A l’occasion des tables rondes qui auront lieu les 16,17 et 18 septembre prochain sur les maux qui minent l’investissement privé au Gabon, une réunion préparatoire a mobilisé mercredi dernier à Libreville le ministre gabonais du Commerce, Paul Biyoghe Mba, les organisations patronales et les partenaires au développement.

Des études devraient ainsi permettre de répondre par des échanges directs, aux interrogations des investisseurs nationaux et internationaux en matière d’accès aux financements, des difficultés rencontrés auprès des établissements financiers et des craintes suscitées par le milieu des affaires au Gabon.

Les futures discussions devraient permettre en outre aux organisations patronales, départements ministériels concernés et partenaires au développement d’examiner les contours de la problématique liée aux investissements privés au Gabon.

source : gaboneco

vendredi 27 juillet 2007

Marché africain : l'Europe prudente face à la Chine

Avec 6 % de croissance économique annuelle, le marché africain est convoité par la Chine, qui multiplie désormais contrats, aides et partenariats. L'Union européenne réagit en souhaitant un accord avec Pékin plutôt qu'une féroce guerre commerciale.

"La pénétration chinoise en Afrique a pris un tel essor qu'elle nous incite à nous poser des questions et à réfléchir à la meilleure façon de réagir", indique un expert à la Commission européenne. Ainsi, sur les 6 % de croissance économique qu'enregistre en moyenne l'Afrique ces dernières années, "l'effet Chine" compterait pour 2 points de ce pourcentage, directement, grâce à ses investissements et ses quelque 900 entreprises implantées en Afrique, ou indirectement du fait de l'envolée des prix de matières premières et produits agricoles ou halieutiques dont la Chine est devenue le premier acheteur mondial. Pékin est ainsi devenu le troisième partenaire commercial de l'Afrique, avec des échanges qui ont grimpé à plus de 55 milliards de dollars en 2006, contre 40 milliards l'année précédente et qui devraient encore doubler d'ici cinq ans, alors que la part de l'Europe, premier partenaire, diminue comme une peau de chagrin.

source : L'Agefi

lundi 18 juin 2007

Gabon : un sondage intéressant...

Un sondage, publié récemment sur le site gaboneco.com, a livré des résultats assez éloquents :

Question : Comment le Gabon doit- il travailler avec sa diaspora ?

337 réponses :
Faciliter ses investissements [38.8%]
Créer des réseaux d'affaires [28.4%]
Faciliter son accès aux marchés [18.6%]
Créer un réseau de conseillers techniques [13.9%]

vendredi 1 juin 2007

Les investissements étrangers doivent prendre en compte les droits de la personne

Les droits de la personne doivent être au coeur de tout projet d'investissement à l'étranger, selon un nouveau rapport de Droits et Démocratie.

"Notre recherche montre que l'attention aux droits de la personne doit être intégrée à toutes les étapes de la planification et de la mise en oeuvre d'un projet pour que les investissements étrangers atteignent leurs objectifs de développement social et économique, affirme Jean-Louis Roy, président de Droits et Démocratie. L'adoption d'une approche pratique des études d'impact sur les droits de la personne d'initiative communautaire aidera à réduire l'écart entre les normes juridiques et la réalité sur le terrain."

Le rapport arrive tout juste après une étude commandée par le gouvernement du Canada sur la responsabilité sociale des entreprises et sur les industries extractives canadiennes dans les pays en développement. Trois des études de cas figurant dans le rapport portent d'ailleurs sur des investissements réalisés par l'industrie extractive.

Droits et Démocratie est une organisation indépendante non partisane investie d'un mandat international, créée par le Parlement canadien en 1988 pour favoriser et appuyer les valeurs universelles des droits de la personne et pour promouvoir les institutions et les pratiques démocratiques dans le monde entier. En coopération avec des individus, des organisations et des gouvernements, au Canada et à l'étranger, Droits et Démocratie défend les droits de la personne et les droits démocratiques définis dans la Charte internationale des droits de l'homme des Nations Unies.


Le rapport intégral, ainsi qu'un résumé et de la documentation explicative supplémentaire, peuvent être consultés à l'adresse www.dd-rd.ca.

Le Gabon mise sur l'écotourisme

Les questions liées à la diversification de l'économie gabonaise ont été au menu de l'entretien mardi en France entre le président gabonais, Omar Bongo Ondimba et le ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du développement et de l'Aménagement durables, Alain Juppé.
Le numéro un gabonais a notamment relevé que les opérateurs économiques français sont en ce moment très peu représentés dans le domaine de l'écotourisme au Gabon. Le Gabon qui fait parti des pays du bassin du Congo, le deuxième massif forestier du monde après l'Amazonie (Amérique latine), dispose d'importants atouts touristiques qui n'attendent que des investissements pour leur valorisation. En août 2002, le président gabonais, Omar Bongo Ondimba a décidé de consacrer plus de 10% du territoire national à la conservation de la nature. Les zones protégées devant servir à la recherche scientifique et à l'écotourisme.

source : allAfrica.com