Affichage des articles dont le libellé est stratégique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est stratégique. Afficher tous les articles

lundi 22 octobre 2007

De la manière dont les chinois orientent la Banque Mondiale

Chers camarades, chers amis,


Ce lundi, au cours d'une réunion du comité du développement de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), la Chine, par la bouche de son vice-ministre des Finances, Li Yong, a officiellement commenté la stratégie à long terme de la Banque mondiale.

En soi, rien d'étonnant ni de nouveau.

Cependant, à y regarder de plus près, ce commentaire chinois révèle beaucoup de l'approche très pertinente qu'adopte désormais le géant asiatique dans sa conquète des marchés émergents.

En effet, M. Li estime que la Banque Mondiale doit "respecter les caractéristiques de chacun des pays ainsi que la nature de leur développement respectif". En d'autres termes, s'adapter aux réalités et aux spécificités des pays émergents et non l'inverse.

C'est un enseignement très important.

Autre remarque tout aussi pertinente : selon la Chine, la Banque Mondiale doit "promouvoir l'innovation" et "doit aussi établir un nouveau partenariat équitable du développement avec les pays en développement, et explorer de nouveaux champs commerciaux motivés par la demande, tels que l'étude et la dissémination des expériences de développement, le soutien à la coopération Sud-Sud, ainsi que la promotion de l'intégration régionale."

A l'heure où le Canada s'embourbe en Afghanistan et annonce officiellement un désengagement progressif de l'aide en Afrique, sauf dans les pays où le besoin humanitaire est le plus criant - autrement dit pendant que le Canada continue à faire dans le charity business -, la Chine, elle, témoigne d'une brillante vision de ce qu'est la coopération internationale moderne en mêlant accompagnement financier à forte valeur ajoutée et promotion d'un modèle identitaire autour des Etats aidés.

Et ne croyez surtout pas que cela me réjouit...

Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

source : xinhua

lundi 30 juillet 2007

Afrique : le Canada regarde-t-il passer la locomotive "Chine" ?

Extrait d'un article de l'Agence de Presse Etudiante Mondiale intitulé "Le positionnement géostratégique de la Chine en Afrique ou la construction d’un empire" et signé Serge Banyongen :

"Les entreprises chinoises qui participent aux appels d’offres en Afrique sont souvent trois fois moins chères que leurs consœurs occidentales et françaises. Par contre, en termes de création d’emplois, les sociétés chinoises en génèrent peu. Dans la majorité des cas, la plupart des employés viennent de Chine.

Plusieurs s’inquiètent aussi de l’absence de transfert de technologies dans cette coopération, ce qui contribue à maintenir encore et toujours l’Afrique dans l’éternel cycle de la dépendance.

"La présence de la Chine pour l’Afrique est de nature à renouveler l’intérêt du monde pour le continent noir qui a en effet perdu cet intérêt stratégique avec la fin de la Guerre froide. La lutte contre le terrorisme n’a fait que l’accentuer. Cela prouve surtout que certains pays comme le Canada ont perdu une occasion de développer une relation pertinente avec l’Afrique en dehors du cadre institutionnel des organisations multilatérales comme le G8 et les institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international, Banque mondiale).

"L’autre leçon est au niveau multilatéral. On pourrait justement se demander si les conditionnalités des institutions de Bretton Woods sont encore d’une certaine pertinence puisque la Chine devient un joueur majeur qui évolue en dehors de ce système. Le système actuel n’était profitable aux pays occidentaux que lorsqu’il était en position de monopole face aux pays africains. La présence chinoise, bonne ou mauvaise pour l’Afrique, permet néanmoins à tous de revoir les rapports qu’ils entretiennent avec ce continent sous un nouvel angle et introduit une compétition entre différents modèles de développement et de coopération."

source :
apetudiante