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samedi 20 juin 2009

Sénégal : Les femmes expatriées s’engagent pour l'entrepreneuriat dans leur pays

L’Agence de Développement et d’encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (Ade/Pme), en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (Oim), a procédé, le 15 juin dernier, au lancement du programme d’encadrement des migrantes sénégalaises vivant en Italie.

Cette séance de formation d’une quinzaine de jours, qui prendra fin le 06 juillet prochain, est assurée par le Groupe Expert International et est axée sur quatre modules à savoir : l’accès des femmes aux financements, la création d’entreprise, la gestion de la comptabilité et du marketing. Ce séminaire entre dans le cadre du programme de mobilisation des femmes migrantes originaires d’Afrique de l’ouest et de leurs communautés d’accueil en Italie (Wmida).

vendredi 14 novembre 2008

AGIR Canada : Il faut mobiliser pour l'Assemblée générale qui se tiendra début décembre

La date devrait être fixée dans les prochaines heures et le lieu décidé en conséquence.

L'AG annuelle d'Agir pour le Développement Canada va se tenir dans un contexte de nécessaire remobilisation : les premiers bilans de l'avancée des tractations avec le Gabon n'ont pas encore apporté les résultats escomptés mais le projet est là, un dossier est finalisé, une charte a été rédigée, des réseaux sont prêts à s'activer, une première aide gouvernementale peut être sollicitée en juin prochain... Bref, tout le potentiel est encore là !

Cette AG constituera donc un momentum important pour notre groupe et sera l'occasion de dévoiler la stratégie d'action pour 2009 et les nouveaux outils à notre disposition : création d'un site web d'Agir Canada (en complément du blog) avec la possibilité d'accueillir les premiers versements de dons et les adhésions en ligne, via le module sécurisé Paypal.

Nous comptons actuellement seize (16) membres actifs dans notre structure. Nous devons au moins doubler ce nombre pour l'année qui vient.

Nous devons, en outre, attirer, au cours de l'année 2009, au moins une centaine de premiers sympathisants (donateurs, de préférence), ou simples signataires à la charte et au projet forMission.

Pour ce faire, nous utiliserons un certain nombre de réseaux sociaux sur internet et diffuserons notre brochure papier dans des lieux stratégiques.

Si nous croyons en la pertinence du projet forMission, ce dont je ne doute pas de votre part, et en la viabilité de notre démarche, nous devons, chacun individuellement, mobiliser de futurs adhérents et de potentiels membres actifs de l'organisme.

Je compte sur vous et, au nom du Conseil d'administration, vous remercie par avance pour le renouvellement de votre soutien,

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

mardi 4 novembre 2008

L'ONU réclame un partage équitable des bénéfices de la mondialisation

Le 29 octobre dernier s'est tenue une session de la Commission économique et financière (Deuxième Commission) de l'Assemblée générale de l'ONU ; session au cours de laquelle les délégations ont insisté sur la nécessité de mettre le développement au cœur de la gouvernance et des règles de la mondialisation.

Je mettrais en exergue l'intervention de Wilfried Luetkenhorst, membre de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), qui a déclaré qu’il fallait "trouver un moyen pour que tous les pays bénéficient des opportunités de la mondialisation". Il a ainsi insisté "sur le rôle que joue le développement du secteur industriel dans l’essor des pays en développement et des économies en transition".

Concernant ces derniers, il a mis l’accent sur l’importance de "diversifier leur production et de leur donner un meilleur accès aux marchés" et a constaté qu’une "grande majorité des technologies utilisées dans les pays à économie en transition étaient obsolètes", précisant que l’assistance fournie devrait mettre l’accent sur le renforcement des capacités, notamment en faveur du développement du secteur privé et de politiques macroéconomiques favorables aux pauvres.

Enfin, le rapport du Secrétaire général nous donne un aperçu des progrès de l’intégration de l’économie des pays en transition dans l’économie mondiale en 2006 et 2007. Le Secrétaire général y résume en effet des questions que pose aux pays en transition le choix des stratégies et des politiques concernant l’investissement, notamment l’investissement direct étranger, le renforcement des liens commerciaux, l’amélioration des conditions de l’activité économique par la réforme des marchés, et l’augmentation de l’investissement consacré au capital humain.

Pour en savoir plus, je vous invite à lire certain des éléments du rapport remis à l'issue de cette session de la 2ème Commission de l'Assemblée générale de l'ONU.

mercredi 25 juin 2008

44% des Africains diplômés à l’étranger ne reviennent pas dans leurs pays d’origine

Le quotidien algérien El Moudjahid rapporte ce mercredi que 44% des Africains qui préparent le diplôme de doctorat dans les pays occidentaux ne reviennent pas dans leurs pays d’origine ; c'est, en tout cas, le constat que dresse le docteur Sara Bennett, manager de l’Alliance pour les politiques de santé et la recherche en système de santé, à Alger.

Le Dr. Bennet qui intervenait, mardi, en plénière de la 2ème journée des travaux de la conférence ministérielle sur la recherche pour la santé dans la région africaine, a précisé, à cet égard, que le nombre de détenteurs du diplôme du doctorat, venus du Malawi et installé à Manchester (Angleterre), dépasse "de loin" celui des docteurs employés par la Banque mondiale.

"La fuite des cerveaux constitue un danger pour le continent africain qui est dans un besoin pressant de compétences", a-t-elle souligné.

Pour Sara Bennet, le problème des salaires n’explique pas, à lui seul, la fuite des compétences des pays du Sud vers les pays du Nord, dans la mesure, a-t-elle souligné, où l’environnement, favorable à l’activité scientifique et à la recherche, "fait défaut", en plus de "l’absence" de la technologie et de banques des données, ainsi que "la faiblesse" des financements destinés à la recherche scientifique.

"Les systèmes régissant les ressources humaines dans cette région n’encouragent pas les chercheurs et n’incitent pas à l’ouverture du champ aux initiatives et aux stratégies susceptibles d’attirer les compétences", a-t-elle affirmé. Tout en plaidant pour l’encouragement d’une coopération dans le domaine de la recherche dans le secteur de la santé entre le Sud et le Nord, elle a souligné la nécessité d’élargir cette coopération aux différents domaines de la recherche scientifique.

S’agissant du financement de la recherche dans le domaine de la santé, Dr. Sara a estimé que la faiblesse des moyens matériels et humains "rend ce secteur précaire" en Afrique, ce qui entrave, a-t-elle expliqué, les plans engagés par les gouvernements de la région qui se trouvent ainsi "incapables" de choisir les champs de la recherche dans le domaine de la santé et qui devraient être programmés sur 10 ans ou 15 ans.

Un modèle de développement économique autonome est encore à trouver

Indiquant que 90 % des financements destinés à la recherche scientifique dans le domaine de la santé "sont des financements extérieurs", elle a relevé que "les pays africains utilisent les consultants techniques dans le domaine de la recherche selon le modèle européen". L’Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) indiquent, a-t-elle dit, que 20 à 25 % de l’assistance technique viennent des aides internationales.

Il a cité, à ce sujet, les charges financières d’un seul consultant technique en Tanzanie, estimées à 187 mille dollars, sans compter les frais d’hébergement et du transport, tandis, a-t-elle dit, au Cambodge, le même consultant revient à 25 millions de dollars, soit l’équivalent des budgets de quelques Etats faibles.

Elle a, dans le même ordre d’idées, plaidé pour "l’encouragement" des chercheurs jeunes en Afrique et pour l’introduction de la "culture des consultants" dans les pays de la région.

Sara Bennet a également insisté sur "la nécessité" de mettre en place une organisation globale des investissements dans les domaines de la formation et des études, surtout, a-t-elle relevé,en matière d’intensification des bourses dédiées à la formation dans les domaines de la recherche à l’étranger.

Rappelons que le projet forMISSION se donne pour but de permettre à des entrepreneurs des pays du Sud de lancer leur entreprise dans leur pays d'origine avec le parrainage et le soutien financier d'entreprises canadiennes.

source : El Moudjahid

samedi 5 avril 2008

Le Canada annonce une aide accrue pour l'Afrique en 2008

La ministre canadienne de la Coopération internationale, l'Honorable Bev Oda, est actuellement à Tokyo (Japon) où elle participe à la rencontre des ministres du développement du G8.

Elle devait y réaffirmer l'engagement du gouvernement du Canada à accroître la concentration et l'efficacité de ses programmes d'aide au développement, ainsi qu'à faire preuve d'une plus grande responsabilité à l'égard de l'obtention des résultats et devait aussi profiter de l'occasion pour souligner l'engagement du Canada à doubler le budget d'aide financière à l'Afrique d'ici 2008-2009.

source : ACDI

dimanche 30 mars 2008

Québec : Des ordinateurs offerts aux élèves du Gabon par l'Université de Laval

Six élèves de 10 à 12 ans de l’école populaire en lien avec l’École Normale Supérieure (ENS) de Libreville ont reçu un bel ordinateur XO pour se familiariser avec les nouvelles technologies. Ce cadeau offert par l’équipe Tact (téléapprentissage communautaire et transformatif) de l’Université Laval entre dans le cadre du projet « One Laptop per Child » qui consiste à doter les enfants du monde entier, et particulièrement ceux des pays en voie de développement, d’un ordinateur portable. Les explications de Reine-May Crescence, de Canoë Infos.
Le XO en question
Qu’est-ce que le XO? C’est une nouvelle génération d’ordinateurs entre le jouet et l’outil qui se transportent facilement, très résistants, simples et pratiques d’utilisation, «et surtout un outil idéalement conçu pour les enfants des écoles primaires et la pratique pédagogique», constate Thérèse Laferrière, pédagogue-chercheur à Tact, un programme axé sur l'utilisation efficace et réfléchie des technologies de l'information et de la communication dans les environnements d'apprentissage. Il est conçu comme un petit bureau transportable. De plus, outre une caméra intégrée permettant de discuter avec des logiciels comme Skype, il possède beaucoup d’applications insoupçonnées dont la possibilité de faire des calculs mathématiques, de la rédaction de texte, des reportages photos ou vidéos, de la musique et pleins d’autres fonctions», indique Me Laferrière. Le XO est également adapté aux pédagogues puisqu’il contient un jeu de mémoire. Au lieu des traditionnelles images, le jeu consiste à associer des additions avec leur résultat. Une application que les enfants adorent.
La pratique
Les essais effectués auprès des élèves des écoles primaires ici à Québec montre qu’il y a un réel potentiel pour cette petite machine, mais sa présence n’est pas encore répandue dans les établissements scolaires parce que le produit est nouveau et nécessite une formation préalable des enseignants. Son coût actuel d’environ 225 $ paraît également très élevé comparé à un ordinateur classique qui possède beaucoup de fonctionnalités. «Mais il ne faut pas le comparer à un ordinateur conventionnel», estime Thérèse Laferrière. Celui-ci est adapté aux enfants et offre une formidable interaction entre les élèves qui peuvent partager leurs activités en réseau. Cette réalisation collective d'activités pédagogiques offre aux pédagogues du monde entier un contexte d'éducation riche qu'une interface d'ordinateur conventionnel ne peut égaler. Nous tentons actuellement de développer une pratique pédagogique autour de cet outil au Québec.»
On aurait pu penser que les enfants du Gabon qui ne connaissent pas grand chose à l’informatique ou qui n’avaient jamais entendu parler d’Internet auraient été bloqués dans leur apprentissage. C’est pourtant l’inverse qui s’est passé. Contrairement à des enfants occidentaux tentés de déconstruire les choses parce qu’ils sont familiarisés avec l’informatique, les petits Gabonais se sont vite appropriés l’outil d’après l’équipe pédagogique qui était sur place. En une semaine, ils étaient capables de se connecter à Internet.
Pour compléter cette action, Tact prévoit développer un projet pilote au Gabon qui inclurait une formation sur cet outil toujours en partenariat avec l’École Normale Supérieure de Libreville.
source : Canoë Infos

mercredi 19 mars 2008

Gabon : La BAD assure le suivi de ses projets à Libreville

Une délégation d'administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD) est en visite à Libreville du 17 au 20 mars pour faire le point sur les projets exécutés et ceux en cours en partenariat avec le gouvernement. Cette institution finance cinq projets actuellement d'un montant global de 178,2 milliards de francs CFA.

La Banque africaine de développement a mandaté une délégation d'administrateurs pour une mission à Libreville, du 17 au 20 mars, pour assurer le suivi des projets en partenariat avec le gouvernement gabonais.

La délégation conduite par Frédéric Korsaga, administrateur représentant neuf pays subsahariens dont le Gabon, est chargée de faire le point sur les projets exécutés et en cours, notamment dans les domaines de la route, la pêche, l'aquaculture, l'éducation, les marchés publics mais aussi la bonne gouvernance.

Dès lundi, la représentation de la BAD au Gabon a donné un point de presse pour expliquer les missions de la délégation à Libreville, suivi d’une séance de travail qui a été organisée le lendemain mardi, avec le premier ministre Jean Eyeghe Ndong.

Les administrateurs de la BAD doivent par ailleurs rencontrer différents membres du gouvernement, notamment des représentants des Finances, de la Planification, des Affaires Etrangères, de l’Economie Forestière, des Travaux publics, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle. La délégation devrait également s’entretenir avec les membres du Conseil économique et social (CES) et de la Cour des Comptes.

Au 31 janvier 2008, cinq projets sont en cours entre le gouvernement gabonais et la BAD, pour un montant global de 178,2 milliards de francs CFA. Le premier secteur de concentration des opérations de la BAD au Gabon est le secteur des transports avec 88% des engagements nets. Il est suivi par le secteur social avec 6,4% et le secteur agricole avec 5,8%. Depuis le début de ses interventions au Gabon en 1974, la BAD a approuvé 36 opérations pour un montant d’engagements nets de 528 milliards de francs CFA.

source : gaboneco

mardi 11 mars 2008

L'avenir des NTIC au Gabon

Le séminaire sur l'état des lieux des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) au Gabon, initié jeudi dernier par le ministre de la Communication, Jean Boniface Assélé, a été clos vendredi avec l'adoption de plusieurs recommandations pour le développement, l'accès et la formation aux NTIC sur l'étendue du territoire nationale.

Ouverts jeudi dernier à Libreville, ces travaux avaient pour but de procéder à l'analyse exhaustive du cadre existant au Gabon en matière de nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans l'optique de favoriser un accès universel, équitable et financièrement abordable à tous aux NTIC.

Il s'agissait aussi, pour coller à ces objectifs, de mettre en place des infrastructures et outils favorables à l'utilisation ces technologies innovantes et enfin sécuriser l'utilisation des NTIC pour combattre la cybercriminalité.

Ces travaux ont permis l'adoption de plusieurs recommandations sur le plan juridique du secteur des NTIC ainsi que sur le renforcement des capacités des infrastructures susceptibles de faire du Gabon "la plate-forme d'Internet'' au niveau de la sous région.

Sur le plan juridique, les participants ont adopté un code de fiscalité exclusivement consacré au secteur des NTIC destiné à encourager la baisse des taux élevés des droits et taxes sur les équipements informatiques, qui constituent un véritable frein au développement de ce secteur au Gabon.

Dans une perspective de gestion des ressources Internet, de l'informatique et des libertés, les participants ont également adopté plusieurs lois propices à l'amélioration des contenus des sites Internet, notamment en matière de contrôle de la publication des contenus et de la diffusion des médias, à l'image de la radio et de la télévision via Internet. Les participants ont enfin réclamé la création d'un organe spécifique chargé de la gestion des ressources Internet pour un contrôle et un suivi optimal du développement de ce secteur.

Au titre de la gestion des infrastructures et des ressources humaines, les experts ont exhorté le gouvernement à réaliser les infrastructures prioritaires, à savoir le trajet national sur le projet régional de câble à fibre optique sous -marin (FESTOON) et le réseau de l'administration gabonaise (RAG), dont les études de faisabilité ont déjà été réalisées et n'attendent plus que les financements.

Face à la pénurie de la main d'oeuvre qualifiée susceptibles d'accomplir un travail de vulgarisation auprès du grand public, les participants ont déclaré qu'il était indispensable d'introduire les NTIC dans les programmes d'enseignement et de formation depuis l'école primaire et à tous les stades d'enseignements, en mettant par ailleurs l'accent sur la formation des femmes.

Ces assises ont été animées par de nombreux experts réunis pour l'examen et l'enrichissement du rapport de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), avec en filigrane l'ambition de faire du Gabon une référence en matière de NTIC au niveau de la sous région en impulsant un développement optimal de ce secteur.

source : gaboneco

dimanche 9 mars 2008

Gabon : Le développement de la microfinance à l'ordre du jour

Arrivé sur le sol gabonais vendredi, le président de la plateforme de microfinance Planetfinance, Jacques Attali, a été reçu par le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui, pour aborder avec lui la création d’un établissement de microfinance au Gabon.

Le développement de la microfinance au Gabon était au centre des discussions entre le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui, et le président de la plateforme de microfinance Planetfinance, Jacques Attali, reçu au cabinet du ministre vendredi.

Cette rencontre a permis aux représentants du gouvernement gabonais chargés des Finances de s’enrichir de l’expertise de Jacques Attali en matière de microfinance. Il s’agissait notamment d’examiner le projet de création d’un établissement de microfinance au Gabon, conformément à la volonté exprimée par le chef de l’Etat de créer un établissement de microfinance pour permettre aux gabonais de développer les petites et moyennes entreprises.

Ce projet intervient après la rencontre entre Jacques Attali et le chef de l’Etat Bongo Ondimba en 2006 à Paris, lors de laquelle le président gabonais avait exprimé sa volonté de trouver une alternative aux banques traditionnelles pour l’octroi de microcrédits aux gabonais sans emplois désirant développer leur petite entreprise.

Le président de la plateforme de microfinance Planetfinance, ancien conseiller de François Mitterrand et premier président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), est venu proposé son expertise au gouvrnement gabonais pour la mise en place et le développement des microfinances au Gabon.

Le Gabon cherche depuis plusieurs années à permettre aux établissements de microfinances de se développer sur le territoire national. En 2003, le gouvernement avait mis en place une cellule nationale de promotion de la micro finance (CNPMF), rattachée au ministère des Finances. Cette cellule est soutenue par l’Association professionnelle des Etablissements de Micro Finances du Gabon (APEMFG) créée la même année et qui recense 22 associations de services financiers. En 2005 et 2006, quatre établissement de micro finances (EMF) ont été agréés par la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC).

Planetfinance est une organisation de solidarité international créée en 1998 qui a pour mission de lutter contre la pauvreté dans le monde par le développement de la microfinance. Cette plateforme soutien chaque année plusieurs millions de micro entrepreneurs grâce à des programmes dans près de 60 pays.

source : gaboneco

lundi 3 mars 2008

Gabon : Les défis de l’aquaculture

Face aux défis de l’autosuffisance alimentaire et de la diversification de l’économie, le gouvernement mise également sur le développement de l'aquaculture. C'est dans cette perspective que le vice-premier ministre en charge de l’Environnement et du développement durable, Georgette Koko, a ouvert vendredi dernier à la station piscicole de la Peyrie à Libreville, la Journée de la promotion de l’aquaculture au Gabon sous le thème «une aquaculture viable pour contribuer à la sécurité alimentaire».

Réunis vendredi dernier à la station piscicole de la Peyrie, un quartier de Libreville, Emile Doumba, ministre gabonais en charge de la Pêche, Son Excellence Motoi Kato, ambassadeur du Japon au Gabon et la vice premier ministre en charge de l’Environnement et du développement durable, Georgette Koko, ont parrainé la première journée de la promotion de l’aquaculture au Gabon.

Ouverte sous le thème « une aquaculture viable pour contribuer à la sécurité alimentaire », il s’est agit de promouvoir l’activité aquacole au Gabon pour faire face aux défis de l’autosuffisance alimentaire, de la diversification de l’économie gabonaise et de la lutte contre la pauvreté et l’exode rurale.

Le ministre Emile Doumba a expliqué que l’essor de l’aquaculture permettrait la création d’emplois stables et une certaine autosuffisance alimentaire. Il s’agirait selon le ministre, d’une alternative très prometteuse, susceptible de combler les écarts qui se creusent entre l’offre et la demande mondiale en poissons comestibles. Selon lui, « le développement de l’aquaculture devrait contribuer à freiner l’exode rural par le biais notamment d’un encouragement à l’initiative privée ». En outre, le développement de cette activité permettrait une certaine sécurité alimentaire, particulièrement en zones rurales où le déficit en protéines animales est plus marqué.

Le diplomate japonais a ensuite évoqué le partenariat qui lie le Japon et le Gabon par la mise en place de micro projets locaux contribuant à la sécurité humaine. Ce partenariat a déjà été concrétisé par la mise en place de trente deux projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement et de la pêche. Le Japon qui jouit d’une expertise avérée en matière d’aquaculture serait prêt à apporter son assistance au Gabon pour aider au développement de ce secteur afin d’améliorer les conditions sociales et économiques en milieu rural et péri- urbain.

Le président des promoteurs privés, Edouard Diba Ngoulou, a exhorté le gouvernement à aider les promoteurs privés locaux à relever les défis de l’aquaculture au Gabon, notamment par la réalisation des études de faisabilité des projets, le renforcement de l’assistance technique, la contribution à la mise en place des groupements d’intérêts économiques, l’exonération des taxes douanières et fiscales, l’allègement et la facilitation des formalités d’accès aux crédits ainsi que la réduction des taux d’intérêts aux crédits.

source : gaboneco.com

lundi 18 février 2008

Le Gabon ne connaîtrait-il pas la crise ?...

Bonjour à toutes et à tous,

A l'heure où Agir pour le Développement Canada met en place sa stratégie pour bâtir le premier réseau d'entrepreneurs canadiens du projet forMISSION en 2009, et alors qu'elle s'apprête à vanter auprès de ses futurs bénéficiaires les mérites d'un Gabon en pleine transition économique, voici que des indicateurs viennent appuyer la bonne santé de ce partenaire africain.

On apprenait en effet, en fin de semaine dernière et par l'entremise du Comité monétaire et financier national Gabonais, que l'activité économique du pays s'était révélée satisfaisante en 2007 avec de bonnes performances au niveau des industries extractives, des secteurs secondaire et tertiaire.

Selon le Comité, le pays aurait ainsi enregistré un taux de croissance de 5% en 2007, les avoirs extérieurs seraient au beau fixe et l’accroissement des crédits bancaires à moyen terme oscillerait entre 10% et 15% ; l'excédent budgétaire aurait même atteint les 330 milliards de FCFA (environ 750 millions de dollars canadiens) au mois d'octobre dernier.

Autre bonne nouvelle qui nous parvenait en fin de semaine dernière depuis Libreville, et sans doute conséquence des bons résultats économiques affichés : le gouvernement gabonais annonçait qu'il aurait remboursé en janvier dernier, par anticipation, 86% sa dette auprès du Club de Paris.

Une dépendance de moins, donc, auprès de ses principaux créanciers, que sont notamment l'Allemagne, la Suisse, la France et... le Canada.

Le Canada qui, rappelons-le au passage, ne fixe pas le Gabon parmi ses priorités d'interventions humanitaires en Afrique ; ce qui ne l'empêche pas, nous le voyons, de garder un oeil très avisé sur ses avoirs ("veni, vidi... acdi").

Enfin, je ne saurai terminer ce petit billet sans faire mention d'une initiative qui ravira les membres d'Agir pour le Développement : les journées d’artisanat organisées la semaine dernière à Libreville ont attiré de nombreux élèves des écoles primaires de la capitale Gabonaise.

Une démarche qui visait à vulgariser l'artisanat local auprès des plus jeunes et à valoriser le respect de la nature par l’utilisation de produits biologiques, comme l’argile, la terre, les feuilles de bananiers et l’eau.

A l'heure où il confirme une singularité positive sur le plan économique, le Gabon doit résolument prendre le chemin d'une croissance aussi respectueuse de ses ressources que de ses talents ; il deviendra ainsi ce que beaucoup recherchent en Afrique : un modèle de développement assumé.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

jeudi 14 février 2008

Si l'Afrique exporte, elle gardera ses migrants

C'est le titre d'un entretien publié hier mercredi dans le quotidien français Ouest France ; entretien du démocrate libéral malien Soumaïla Cissé par le journaliste Philippe Gaillard. Le Continent noir peut décoller, assure Soumaïla Cissé. À condition que l'Europe abaisse ses barrières douanières et investisse. Agir pour le Développement Canada vous laisse le soin de découvrir le reste de cette entrevue...

Que répondez-vous à ceux qui ne croient plus au développement de l'Afrique ?

Selon les statistiques, avec deux dollars par jour en moyenne pour vivre, nous devrions tous être morts ! Or, l'Afrique est bien vivante et ne demande qu'à entrer dans le commerce mondial. Il existe chez nous une économie informelle, populaire, très réelle, qui représente 70 % de l'activité globale. Il faut arrêter de considérer l'Afrique uniquement sous l'angle de la pauvreté et de l'agriculture. Nous avons un devoir de génération. L'État doit mettre en place les moyens du développement, mais ne doit pas se mêler de tout.

Comment entendez-vous lutter contre l'émigration clandestine des jeunes Africains vers l'Europe ?

Les Européens et le Fonds monétaire international nous disent : « Baissez vos frontières, libéralisez vos économies mais, surtout, ne laissez pas partir vos hommes ! » Je leur réponds : « Si vous prenez nos médecins, prenez aussi nos malades ! » Commencez par laisser entrer nos produits et arrêtez de protéger votre agriculture. Le développement économique fixe les populations. Si nos jeunes trouvent du travail, ils resteront chez eux. S'ils n'ont pas les cartes en main, ils prendront des cailloux ou ils partiront. Les murs et les barrières ne suffiront pas à les arrêter. L'Europe doit cesser de se donner bonne conscience en Afrique. Elle doit y investir massivement, comme elle l'a fait en Europe orientale. Sinon, nos pays deviendront de vrais souks : on y achètera et on y vendra, mais on n'y produira rien.

Quels sont les domaines prioritaires où il faut investir chez vous ?

Notre programme de développement économique régional prévoit de moderniser les infrastructures, d'améliorer l'exploitation des ressources naturelles et agricoles, l'éducation et la santé, de garantir la sécurité alimentaire et la fourniture d'énergie. Un exemple : entre Bamako et Abidjan, où circulent près de 500 camions par jour, il manque 200 km de route bitumée, soit 8 milliards de francs CFA (12 mil-lions d'euros). Nous voulons aussi construire un grand hôpital privé de référence dans la zone, pour éviter les évacuations d'urgence vers l'Europe. Nous voulons faire de l'UEMOA un ensemble cohérent, en levant les entraves entre nos pays pour attirer des investisseurs. Il y a de la place pour de grands espaces capitalistiques. N'ayez pas peur d'investir en Afrique ! Dans tous les domaines. Nous devons d'abord créer de la richesse pour créer de l'espoir. C'est plus sain que les anciens rapports de coopération qui n'ont jamais amélioré la situation des plus pauvres.



lundi 11 février 2008

AGIR INTERNATIONAL EST NÉ !

Agir pour le Développement Canada s’apprête à signer la Charte régissant les liens qui unissent des différentes antennes d’Agir pour le Développement à travers le monde.

Cet acte est fondateur, dans la mesure où il entérine la création d’une nouvelle entité qui a pour nom : « Agir International ».

L’objectif de cette structure reste bien évidemment le même que celui qui anime Agir pour le Développement depuis sa création : promouvoir le développement politique, économique et social des pays en développement et encourager la coopération entre organisations du Sud et du Nord sur la base de projets novateurs.

Par la mise sur pieds du projet forMISSION, l’antenne canadienne d’Agir pour le Développement participe pleinement à cette salutaire ambition. Et nous sommes heureux de constater que d’autres antennes, notamment en Afrique, embrayent le pas dans cette voie-là.

LES COMITÉS AU TRAVAIL

Concernant forMISSION, je suis très satisfait du démarrage actif des différents comités de travail au sein de notre antenne canadienne : le comité Entreprises se réunit ce mercredi, le comité Gala devrait démarrer ses travaux dans les jours qui viennent, et le Comité Gabon a entamé ses premières démarches avec les autorités compétentes.

Un remaniement ministériel au Gabon, le mois dernier, a quelque peu ralenti la rédaction des lettres officielles que nous attendons depuis plusieurs mois déjà… Mais la patience reste de mise lorsqu’il s’agit d’Afrique, nous a-t-on prévenu. Alors, nous nous montrons patient, sans être pour autant béats.

Quant au comité de Financement, il a été resserré à trois personnes et lié directement à l’exécutif (Stéphanie Guérette, Vice-Présidente, Simon Cicolella, Trésorier, et moi-même) ; ce pour des raisons d’efficacité et de suivi régulier des dossiers.

Nous sommes actuellement en préparation d’une brochure de présentation du projet destinée à nos futurs partenaires donateurs. Ce document doit être terminé pour la fin du mois de février.

En parallèle, notre démarchage de contacts auprès des fondations privées est en cours.

Les motifs du refus de financement par Desjardins nous ont incité à revoir notre orientation stratégique concernant le statut des futures entreprises que nous comptons créer : la promotion du statut coopératif en Afrique, il faut le reconnaître, ne trouve pas vraiment de soutient et d’écho auprès de la caisse Desjardins, et a même été balayé du revers de la main par Desjardins International.

C’est surprenant, mais c’est ainsi…

Bonne semaine !


Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

mercredi 6 février 2008

Gabon : 32,7 milliards de créances annulées au profit de la forêt gabonaise

Le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui, a récemment signé avec l’ambassadeur de France, Son Excellence Jean Marc Simon, un accord pour la conversion d’une créance de 32,7 milliards de francs CFA envers la France au profit de la mise en œuvre d’un Programme sectoriel forêt environnement.

Le Gabon et la France ont récemment conclu un accord de conversion de créances en fonds pour la protection de la forêt gabonaise. Le Gabon représenté par le ministre des Finances, Paul Toungui, et la France par son ambassadeur SE Jean Marc Simon, ont signé un accord pour la conversion d’une créance de 32,7 milliards de francs CFA en fonds pour la mise en place d’un programme sectoriel forêt environnement (PSFE) visant à la protection durable de la forêt gabonaise.

En effet, la mise en place du PSFE permettra de gérer de manière efficace et durable la forêt gabonaise, qui génère, hors pétrole, 60% du PIB national. L’ambassadeur de France a expliqué que « le PSFE est destiné à améliorer la gouvernance de la filière bois, à promouvoir la gestion durable des exploitations forestières, à mieux gérer les parcs nationaux (…) et à valoriser les nouvelles opportunités offertes au niveau international par le développement des services environnementaux », relève le quotidien l’Union.

Le représentant français a également insisté sur la portée écologique du PSF en rappelant le rôle écologique primordial joué par la forêt du Bassin du Congo. Car, «sa diversité biologique est remarquable et son rôle dans la régulation du climat mondial primordial du fait de sa capacité de stockage du gaz carbonique, principal gaz à effet de serre d’origine humaine».

Cette conversion de créance de 32,7 milliards de francs CFA en fonds pour la mise en place du PSFE est une réponse des promesses du président français Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Gabon, le 27 Juillet dernier, et cours de laquelle il s’était rendu avec le président Bongo à la forêt classée de la Moanda et s’était prononcé sur l’importance économique et écologique des ressources forestières du Gabon.

Rappelons que l’exploitation illégale du bois dans le Bassin du Congo représenterait un manque à gagner annuel de 10 à15 milliards d’euros, d’où l’importance d’une gestion responsable et durable d’un tel patrimoine pour le développement économique du Gabon.

source : gaboneco.com

dimanche 3 février 2008

Agir pour le Développement recherche des bénévoles pour partir au Mali

Cette année, Agir pour le Développement a décidé de participer au développement de l'hopital Markala au Mali.

Un voyage est prévu entre le 1er et le 15 août prochains à cette destination.

Dans un souci d'organisation (achat des billets et hébergement...), les responsables d'Agir pour le Développement souhaitent établir une liste dès maintenant des personnes intéressées par ce voyage.

La date limite d'inscription est fixée 1er juin 2008.

Si vous voulez faire partie de ce voyage et si vous souhaitez également recevoir plus d'informations manifestez-vous en envoyant un mail à Elodie Mabika (imne95@yahoo.fr)

Vous pouvez également la joindre, depuis le Canada, au (011.33) 66.73.81.630

jeudi 17 janvier 2008

Un séminaire "Découvrir l’Afrique" aura lieu à Montréal le 30 janvier prochain

Le responsable du Comité Réseaux Entrepreneurs d'Agir pour le Développement Canada, Christian Wopperer, nous a informé ce jeudi que le Conseil Canadien pour l'Afrique organisait du 29 janvier au 7 février une série de séminaire autour du thème "Découvrir l'Afrique". Cette série de séminaire est de passage à Montréal le 30 janvier prochain. Voici la présentation qui est donnée au sujet de ces séminaires :

"Il est question de l'Afrique dans les journaux et à la télévision sur une base quasi-quotidienne. Malheureusement, les nouvelles provenant de ce continent de 53 pays comptant plus de 900 millions de personnes sont rarement positives. Pourtant, chaque jour, il y a en Afrique de nouvelles opportunités d'affaires, de transferts technologiques, d'échanges de savoir-faire, d'importations, d'exportations, d'investissements ou encore des occasions de s'impliquer dans les projets d'aide financés par des institutions internationales. Le continent africain affiche un taux de croissance de son PIB de plus de 7%. L'an passé seulement, nous avons répertorié et distribué à nos membres plus de 1 500 occasions d'affaires en Afrique, et nous sommes conscients qu'il y a encore plus à faire et à découvrir.

Plusieurs sociétés canadiennes font déjà des affaires en Afrique. Vous trouverez ci-joint quelques exemples de ce que font des entreprises d'ici. Nous sommes convaincus que d'autres compagnies canadiennes et institutions pourraient avoir du succès sur le continent africain. La force de notre économie bénéficiera assurément d'un accroissement de nos échanges commerciaux internationaux et d'investissements à travers le monde. Le Canada doit s'impliquer davantage auprès de cette Afrique en émergence, comme le font présentement les autres pays du G8, la Chine et l'Inde.

Même si vous êtes déjà actif en Afrique, les séminaires 'Découvrir l'Afrique' vous permettront d'obtenir des informations récentes et pertinentes sur le potentiel d'affaires de l'Afrique. Aussi, si vous connaissez des organisations ou des sociétés canadiennes qui gagneraient à participer au séminaire, nous vous serions reconnaissants de leur faire part de cet événement afin qu'ils puissent bénéficier d'informations et de données qui peut-être changeront leur perception de l'Afrique et les encourageront à étendre leurs activités au continent africain."

- Pour information et inscription -

Séminaire à Montréal, le 30 janvier 2008, Hôtel Hyatt Regency
Personne contact : Nathalie Désourdy, CCAfrique
Courriel : nathalie.desourdy@ccafrica.ca
téléphone : 1 877 263-9116

mercredi 16 janvier 2008

Gabon : Quand le ministère des Finances bloque le développement agricole

Lors de la récente cérémonie de présentation des vœux au ministère de l’Agriculture, le ministre Faustin Boukoubi a dénoncé la lenteur entretenue par le ministère des Finances pour le déblocage des fonds destinés au financement du programme agricole.

Le ministre de l'Agriculture, Faustin Boukoubi, s'est insurgé contre la rétention des financements du programme de développement agricole initié par son département.'

"Nous avons initié de nombreux programmes visant à développer notre agriculture. Si certains d'entre eux ont été financés dans les délais, d'autres par contre, que nous avons initiés avec nos partenaires étrangers, notamment les chinois, tardent à être financés pour ce qui est de notre quote-part'', a déclaré Faustin Boukoubi.

Il y a un an, le ministère de l'Agriculture et du développement rural avait lancé, avec le concours des partenaires chinois, un programme de développement rural. Il concerne à terme la production dans toutes les provinces du pays, de la banane, du manioc, des produits maraîchers ainsi que l'accroissement des activités liées à la pisciculture.

A ce jour, certains de ces projets n’ont toujours pas reçu, ou partiellement, leurs financements respectifs. Cette situation empêche le ministère de respecter les échéances de son programme. Rappelons que la nouvelle politique de développement agricole est au centre de la diversification de l’économie gabonaise. Elle est conçue pour asseoir l’autosuffisance alimentaire et soustraire le Gabon de la dépendance étrangère dans ce domaine.

Le pays dépense en effet plus 100 milliards chaque année cour couvrir ses besoins en matière d’alimentation. Sans des investissements conséquents cette politique est vouée à l’echec. Les déclarations du ministre de l’Agriculture sonnent également comme une réponse aux principales revendications lors de la grève qui avait paralysé ce ministère la première semaine de l’année 2008.

source : gaboneco.com

samedi 8 décembre 2007

Coopératives en Afrique : un modèle d'entrepreneuriat équitable ?




L'un des membres sympathisants d'Agir pour le Développement Canada, Danny Roy, se rend en janvier prochain pour 6 semaines au Mali dans le cadre d'un projet de développement d'une coopérative de femmes. Pour forMISSION, nous lui avons demandé de nous en dire plus...

lundi 3 décembre 2007

Il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri en disant : "les jeunes, les jeunes, les jeunes !"...

On apprenait, samedi dernier, par le biais des médias gabonais, que la jeunesse du pays venait d'être placée devant ses responsabilités par le président de la République, Omar Bongo Ondimba, dans son adresse à la nation à l’occasion du 40ème anniversaire de son accession au pouvoir, les invitant à contribuer par des projets fédérateurs et imaginatifs, à la construction du pays. Les projets sont là, on le confirme. Et donc ?...

Omar Bongo place les jeunes face à l’obligation de ne pas rompre le cordon ombilical avec la mère patrie, avec la terre de leurs ancêtres au profit de laquelle il leur revient de capitaliser leurs formations scientifiques acquises parfois grâce à la générosité des pouvoirs publics à travers le système d’octroi de bourses d’études à l’entrée du secondaire jusqu’au cycle supérieur. Soit.

Mais ce faisant, le chef de l’Etat s’estime fondé à leur dire, qu’après avoir reçu du Gabon, le tour est venu afin que ces jeunes servent la nation sans forcément attendre de contrepartie : "Il ne me revient pas de dire ce qui préoccupe les jeunes, mais aux jeunes de dire ce qui les préoccupe, et j’agirai ». Autrement dit, le soutien du chef de l’Etat dans la mise en œuvre de leurs actions potentiellement bénéfiques pour le pays leur serait acquis d’avance.

Une bonne nouvelle, donc. Maintenant, quid du devenir concret de ces belles paroles de "responsabilisation" (un terme bien à la mode ces temps-ci) ?

Il reste, dans les faits, à définir si ces voeux pieux seront suivis d'effets. Agir pour le Développement attend toujours, et ce depuis plus de six mois déjà, la décision du gouvernement gabonais quant au soutien formel qu'il est censé apporter au projet forMISSION... Le projet est prêt, un calendrier est établi, des partenaires canadiens attendent le feu vert du Gabon. So what ?

La jeunesse est patiente, mais elle n'est pas éternelle.

Bonne semaine,

Philippe régnoux
Président / Agir pour le Développement Canada

source : gabonews

mercredi 28 novembre 2007

Le projet forMISSION se rapproche de l'entrepreneuriat social

Dans le cadre de son programme "A go, on change le monde", l'Institut du Nouveau Monde de Montréal (INM) cherche à promouvoir depuis plusieurs mois toutes les initiatives d'entrepreneuriat social.
L'INM a donc invité Agir pour le Développement Canada à lui faire parvenir un descriptif de son projet phare, forMISSION, pour l'afficher sur son portail d'information à destination de ses milliers d'usagers.

Voici le descriptif que nous avons envoyé :

" Le projet forMISSION a vu le jour lors d’un séjour professionnel au Gabon, il y a près de 3 ans. A cette époque, je me suis rendu compte que, dans ce pays comme dans bien d’autres pays du continent africain, nombre de jeunes et talentueux entrepreneurs en devenir quittaient leur terre natale pour gagner l’eldorado du Nord, et ce alors même que cet « eldorado » pouvait se révéler n’être finalement qu’un simple miroir aux alouettes.

Je me suis alors pris à rêver à une structure qui n’imposerait pas la charité à ces jeunes là pour leur permettre de rester dans leur pays d’origine, mais leur offrirait des conditions réelles de développement en leur apportant certes une assistance financière mais aussi et surtout un partenaire d’affaires qui les aiderait à démarrer leur entreprise ; un partenaire entrepreneur qui respecterait leurs conditions propres de développement et échangerait avec eux les clés d’un succès aussi bénéfique pour l’un que pour l’autre… C’est ainsi qu’est né le concept d’ « entreprenariat équitable ».
ForMISSION vise ainsi à créer un échange de procédés et de savoirs-faires entre entrepreneurs canadiens et porteurs de projets d’entreprise en Afrique subsaharienne, sur la base d’un modèle respectant le progrès social et les normes de développement durable adoptées au niveau international.

Les principaux objectifs du projet sont les suivants :

• Former à la pratique entrepreneuriale, au Canada, et chaque année à compter de 2009, dix porteurs de projets d’entreprise originaires d’Afrique subsaharienne ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Donner lieu, chaque année à compter de 2010, en Afrique subsaharienne, à la naissance de dix entreprises sur le modèle de coopératives, parrainées par dix entreprises canadiennes déjà en activité ; le Gabon est choisi comme pays partenaire pilote ;

• Accompagner le suivi, en partenariat avec les autorités des pays concernés, des entreprises nouvellement crées ;

• Faire la promotion d’un comportement « citoyen et équitable » au travers des projets d’entreprises de type coopératif.

Philippe Régnoux
Président, Agir pour le Développement Canada "

Nous rencontrons les responsables du programme "A go, on change le monde" lundi prochain. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la portée de cette discussion.