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dimanche 9 mars 2008

Gabon : Le développement de la microfinance à l'ordre du jour

Arrivé sur le sol gabonais vendredi, le président de la plateforme de microfinance Planetfinance, Jacques Attali, a été reçu par le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui, pour aborder avec lui la création d’un établissement de microfinance au Gabon.

Le développement de la microfinance au Gabon était au centre des discussions entre le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui, et le président de la plateforme de microfinance Planetfinance, Jacques Attali, reçu au cabinet du ministre vendredi.

Cette rencontre a permis aux représentants du gouvernement gabonais chargés des Finances de s’enrichir de l’expertise de Jacques Attali en matière de microfinance. Il s’agissait notamment d’examiner le projet de création d’un établissement de microfinance au Gabon, conformément à la volonté exprimée par le chef de l’Etat de créer un établissement de microfinance pour permettre aux gabonais de développer les petites et moyennes entreprises.

Ce projet intervient après la rencontre entre Jacques Attali et le chef de l’Etat Bongo Ondimba en 2006 à Paris, lors de laquelle le président gabonais avait exprimé sa volonté de trouver une alternative aux banques traditionnelles pour l’octroi de microcrédits aux gabonais sans emplois désirant développer leur petite entreprise.

Le président de la plateforme de microfinance Planetfinance, ancien conseiller de François Mitterrand et premier président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), est venu proposé son expertise au gouvrnement gabonais pour la mise en place et le développement des microfinances au Gabon.

Le Gabon cherche depuis plusieurs années à permettre aux établissements de microfinances de se développer sur le territoire national. En 2003, le gouvernement avait mis en place une cellule nationale de promotion de la micro finance (CNPMF), rattachée au ministère des Finances. Cette cellule est soutenue par l’Association professionnelle des Etablissements de Micro Finances du Gabon (APEMFG) créée la même année et qui recense 22 associations de services financiers. En 2005 et 2006, quatre établissement de micro finances (EMF) ont été agréés par la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC).

Planetfinance est une organisation de solidarité international créée en 1998 qui a pour mission de lutter contre la pauvreté dans le monde par le développement de la microfinance. Cette plateforme soutien chaque année plusieurs millions de micro entrepreneurs grâce à des programmes dans près de 60 pays.

source : gaboneco

mercredi 16 janvier 2008

Gabon : Quand le ministère des Finances bloque le développement agricole

Lors de la récente cérémonie de présentation des vœux au ministère de l’Agriculture, le ministre Faustin Boukoubi a dénoncé la lenteur entretenue par le ministère des Finances pour le déblocage des fonds destinés au financement du programme agricole.

Le ministre de l'Agriculture, Faustin Boukoubi, s'est insurgé contre la rétention des financements du programme de développement agricole initié par son département.'

"Nous avons initié de nombreux programmes visant à développer notre agriculture. Si certains d'entre eux ont été financés dans les délais, d'autres par contre, que nous avons initiés avec nos partenaires étrangers, notamment les chinois, tardent à être financés pour ce qui est de notre quote-part'', a déclaré Faustin Boukoubi.

Il y a un an, le ministère de l'Agriculture et du développement rural avait lancé, avec le concours des partenaires chinois, un programme de développement rural. Il concerne à terme la production dans toutes les provinces du pays, de la banane, du manioc, des produits maraîchers ainsi que l'accroissement des activités liées à la pisciculture.

A ce jour, certains de ces projets n’ont toujours pas reçu, ou partiellement, leurs financements respectifs. Cette situation empêche le ministère de respecter les échéances de son programme. Rappelons que la nouvelle politique de développement agricole est au centre de la diversification de l’économie gabonaise. Elle est conçue pour asseoir l’autosuffisance alimentaire et soustraire le Gabon de la dépendance étrangère dans ce domaine.

Le pays dépense en effet plus 100 milliards chaque année cour couvrir ses besoins en matière d’alimentation. Sans des investissements conséquents cette politique est vouée à l’echec. Les déclarations du ministre de l’Agriculture sonnent également comme une réponse aux principales revendications lors de la grève qui avait paralysé ce ministère la première semaine de l’année 2008.

source : gaboneco.com

mardi 23 octobre 2007

Pour un système financier plus robuste en Afrique

Un nouveau partenariat pour appuyer des systèmes financiers plus robustes en Afrique a été lancé le weekend dernier, à Washington, par l'Allemagne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, en marge des assemblées annuelles de la BM et du Fonds monétaire international.

Donald Kaberuka, président de la BAD, qui a applaudi ce partenariat a appelé à ne plus se cantonner aux pratiques habituelles pour pouvoir renforcer les secteurs financiers africains.

Les architectes du nouveau partenariat ont insisté sur le fait que les institutions financières africaines disposent de liquidités considérables. Les stratégies de renforcement du secteur financier devraient donc contribuer à libérer le potentiel actuel des banques et autres institutions financières africaines.

Actuellement, le volume total des crédits aux entreprises et aux particuliers représentent environ 14% du produit intérieur brut global de l'Afrique, soit un niveau insuffisant pour provoquer une accélération de la croissance et de la réduction de la pauvreté.

Porter cette proportion à 25% du PIB, niveau atteint par de nombreux autres pays à faible revenu, se traduirait par une augmentation des ressources d'investissement de plus de 70 milliards de dollars pour les ménages et les entreprises.

Le partenariat appuiera des mesures pour atteindre trois objectifs principaux, à savoir l'élargissement de l'accès de tous les agents économiques (entreprises, particuliers et ménages) à des services financiers, le développement des circuits financiers et l'accroissement de la diversité et de l'efficacité des services et le renforcement des capacités institutionnelles et réglementaires, mesuré par des indicateurs du cadre des affaires et d'autres mesures du développement institutionnel.

source : Le Matin

lundi 22 octobre 2007

De la manière dont les chinois orientent la Banque Mondiale

Chers camarades, chers amis,


Ce lundi, au cours d'une réunion du comité du développement de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), la Chine, par la bouche de son vice-ministre des Finances, Li Yong, a officiellement commenté la stratégie à long terme de la Banque mondiale.

En soi, rien d'étonnant ni de nouveau.

Cependant, à y regarder de plus près, ce commentaire chinois révèle beaucoup de l'approche très pertinente qu'adopte désormais le géant asiatique dans sa conquète des marchés émergents.

En effet, M. Li estime que la Banque Mondiale doit "respecter les caractéristiques de chacun des pays ainsi que la nature de leur développement respectif". En d'autres termes, s'adapter aux réalités et aux spécificités des pays émergents et non l'inverse.

C'est un enseignement très important.

Autre remarque tout aussi pertinente : selon la Chine, la Banque Mondiale doit "promouvoir l'innovation" et "doit aussi établir un nouveau partenariat équitable du développement avec les pays en développement, et explorer de nouveaux champs commerciaux motivés par la demande, tels que l'étude et la dissémination des expériences de développement, le soutien à la coopération Sud-Sud, ainsi que la promotion de l'intégration régionale."

A l'heure où le Canada s'embourbe en Afghanistan et annonce officiellement un désengagement progressif de l'aide en Afrique, sauf dans les pays où le besoin humanitaire est le plus criant - autrement dit pendant que le Canada continue à faire dans le charity business -, la Chine, elle, témoigne d'une brillante vision de ce qu'est la coopération internationale moderne en mêlant accompagnement financier à forte valeur ajoutée et promotion d'un modèle identitaire autour des Etats aidés.

Et ne croyez surtout pas que cela me réjouit...

Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine.

Philippe Régnoux
Président
Agir pour le Développement Canada

source : xinhua

mardi 11 septembre 2007

Gabon : un comité pour faciliter les transactions commerciales

Le Comité national du commerce envisage de faciliter les transactions commerciales au Gabon. Cette opération regroupe les techniciens des ministères gabonais du Commerce, des Transports et des Finances qui ont appelé, hier lundi à Libreville, les opérateurs économiques à finaliser un document destiné à réduire les coûts et les délais dans l'initiation et la réalisation des transactions commerciales.

Une fois élaborés par les opérateurs économiques, ces documents seront soumis au ministre du Commerce qui le présentera, en vue de son adoption, au cours d'un conseil des ministres ou d'une réunion interministériel.

source : InfoPlusGabon

jeudi 23 août 2007

Gaboneco se moque-t-il de nous ?

Je vous rapportais hier le mauvais chiffre prévisionnel de croissance pour le Gabon en 2008.

Or, ce matin en ouvrant mon ordinateur, je tombe sur la une de Gaboneco.com qui nous annonce ceci : "Gabon : Taux de croissance économique en hausse de 1,4 %"!

Mon sang ne fait qu'un tour : je m'en vais lire plus en détail l'article pour démêler le vrai du faux.

Il ne me faudra que quelques lignes pour comprendre que Gaboneco soit à complétement raté son analyse, soit nous prend tout simplement pour des idiots ; je vous laisse juge :

"La situation économique du Gabon se caractériserait par un taux de croissance réel de 4,2 % en 2008 contre 5,6 % en 2007, soit une hausse de 1,4 % selon le ministère gabonais de Finances qui tient à Libreville une conférence budgétaire pour l’année 2008."

Il serait bon qu'un média d'information se relise à deux fois avant de véhiculer des énormités pareilles, et j'ose croire qu'il ne s'agit là que d'une, bien fâcheuse certes, mais simple maudite erreur...

Philippe Régnoux

lundi 20 août 2007

Gabon : des infrastructures "équitables" grâce aux fêtes tournantes

Le Gabon, face à l'exigence d'une répartition équitable du développement, a renoué avec les fêtes nationales tournantes permettant chaque année d'injecter 50 milliards de F CFA, en termes d'investissement en infrastructures de développement.

Construction de routes, aéroports, édifices publics, infrastructures de santé, adduction d'eau, extension du réseau électrique etc..., la reprise des fêtes tournantes a insufflé une dynamique nouvelle dans le développement de l'Estuaire (province abritant la capitale gabonaise), et dans l'arrière pays.

Pour atteindre une certaine efficacité de la dépense dans le cadre de ces investissements, le gouvernement, a pris soin d'inscrire tous les projets prioritaires dans la loi des finances rectificatives de l'année 2005. C'est le cas des projets relatifs à la construction des axes routiers Koulamoutou / Lastourville/ la Leyou, Port - Gentil / Mandorové ainsi que les travaux de réfection des axes routiers de la province de la Ngounié (sud).

Aux titres des acquis de la capitale gabonaise, l'aéroport « internationale Léon Mba (du père de la nation gabonaise) », est devenu au fil du temps, un pôle, favorisant la desserte des autres capitales de la sous région à travers les transits vers la Guinée Equatoriale, l'Angola, le Cameroun, les deux Congo, la République Centrafricaine et Sao Tomé et Principé entre autres.

source : gabonews

lundi 16 juillet 2007

Gabon : redynamisation du Fonds d'expansion et de développement des PME

Le second ministre gabonais délégué aux Finances, Charles Mba, est allé soumettre aux sénateurs gabonais la nouvelle orientation de recouvrement des créances du Fonds d’expansion et de développement des PME (FODEX) en vue de sa redynamisation.

La nouvelle politique consistera à recouvrir des créances auprès des personnes physiques ou morales qui ne se sont pas encore acquittées de leurs obligations auprès du FODEX, ensuite d’engager des poursuites judiciaires contre tous ces créanciers.

L’exposé du ministre délégué s’inscrit dans le cadre du processus de mise en place des mécanismes efficaces après le scandale financier d’avril 2006 dernier ayant conduit l’arrestation de son ancien administrateur général.

A ce jour, du fait de l’application des mesures de restructuration et trois mois après la mise en place de la nouvelle équipe de gestion du FODEX, 300 millions de F.CFA de créances ont été déjà recouvrés.
source : gaboneco

samedi 14 juillet 2007

Gabon : développement du secteur des services

Les experts des Etats membres du Centre international du commerce (CIC) étaient réunis depuis mercredi jusqu'à hier vendredi en un atelier international. Au cours de ces travaux, les participants ont étudié plus méticuleusement les flux engrangés par les entreprises oeuvrant dans la filière des services.

Les participants entendaient ainsi, à la fin des travaux, faire des propositions aux différents gouvernements en vue d’adopter des stratégies nouvelles qui devraient permettre d’améliorer les performances de la filière des services, source de revenus pour leurs pays respectifs.

Selon les statistiques, le secteur des services au Gabon produit environ 45% du PIB que se soit dans le secteur public ou privé. Les meilleures performances se remarquent notamment dans la finance, les transports et les télécommunications.

Le Centre du commerce international (CCI) est l’agence de coopération technique conjointe de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il propose, conjointement avec ses partenaires, des programmes intégrés de développement du commerce axés sur la performance à l’exportation des entreprises des pays en développement. Les objectifs stratégiques du CIC sont de renforcer la compétitivité internationale des entreprises ; développer la capacité des institutions d’appui au commerce pour soutenir les entreprises et soutenir les stratèges commerciaux dans l’intégration des entreprises à l’économie mondiale.

source : gaboneco

dimanche 17 juin 2007

Gabon : un nouveau représentant pour la Banque Africaine de Développement

C’est désormais le Malien Bassari Touré qui a les commandes de l’antenne nationale de la Banque africaine de développement (BAD).
Ancien ministre malien des Finances et de l'Economie, Bassari Touré fut également fonctionnaire à la Banque mondiale avant de se retrouver à la tête de l’antenne de la BAD, à Libreville, où il remplace Mamadou Lamine Ndong.
Il a été reçu en audience, le vendredi 15 juin dernier, par le président Omar Bongo Ondimba. On espère que le nouveau promu va donner un nouvel élan aux activités de la BAD au Gabon qui datent de 1974 en finalisant les projets relatifs à l'éducation, la santé, l'agriculture, la construction des routes, les télécommunications, et autres.
source : gaboneco.com

dimanche 3 juin 2007

Au Gabon, quelles perspectives après le pétrole ?

Frédéric Lejeal est de ceux qui pensent que, la baisse des réserves pétrolières prouvées, même si elle reste lente, n’en demeure pas moins inéluctable.
« Anticiper et prévenir la chute des recettes tirées de l’or noir, telle est la figure imposée à tout gouvernement soucieux de préparer l’avenir, et que celui du Premier ministre très social, Jean Eyeghé Ndong, s’est empressé d’adopter dès sa prise de fonction en janvier 2006 », soutient-il.
Frédéric Lejeal estime que sa pensée rentre dans la ligne droite du raisonnement du FMI. « C’est aussi le message que le Fonds monétaire international (FMI) a voulu adresser, le 7 mai, avec l’approbation d’un programme triennal d’un montant de 117,3 millions de dollars couvrant la période 2007-2010 au terme de négociations ayant salué les progrès réalisés depuis trois ans.
Ce programme se concentre sur trois objectifs économiques : la réduction du déficit budgétaire, la maîtrise des finances publiques et l’engagement de réformes plus volontaristes afin d’encourager l’essor de secteurs appelés à se substituer aux hydrocarbures.
Et ceux-ci ne manquent pas. Le Gabon s’y tiendra-t-il ? Si ces recommandations sont classiques - pour ne pas dire convenues - lorsqu’elles sont appliquées à n’importe quel pays à revenu intermédiaire, elles prennent tout leur sens au Gabon, où la croissance de ces dernières années n’a pas été à la hauteur de ses multiples potentialités, notamment de son agriculture » fait-il remarquer.
Il ajoute que, malgré une croissance supérieure à 5 % attendue en 2007, le Gabon reste trop modeste dans ses ambitions. Il lui arrive néanmoins de surprendre. « L’exemple en est donné avec la gratuité des soins dans les hôpitaux publics ou la forte augmentation du salaire minimum, décidée en octobre 2006 par le chef de l’État, Omar Bongo Ondimba. Cette décision n’était pas un luxe. Gelé à 44 000 F CFA (67 euros), le Smig n’avait pas été revalorisé depuis vingt-deux ans. De quoi répondre favorablement aux revendications et aux besoins des populations les plus pauvres. Mais cette seule mesure a suffi à raidir, pour ne pas dire agacer le FMI, une institution dont l’hostilité quasi sacerdotale vis-à-vis des hausses salariales dans les pays appliquant ses programmes n’est plus à prouver », conclut-il.
source : gaboneco.com